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Français>>EconomieMise à jour 23.12.2011 10h36
La Chine ne devrait pas connaître d'atterrisage brutal en 2012

Bien que la crise de la Zone Euro ne cesse de s'aggraver, il est fort improbable que l'économie chinoise connaisse un atterrissage brutal l'année prochaine, a déclaré mercredi un expert américain.

La plupart des analystes estiment que le taux de croissance économique de la Chine cette année devrait être situé entre 9,1 et 9,3%, et qu'il baisserait à 8,5% l'année prochaine. Mais selon Yukon Huang, associé senior chez Carnegie, pense qu'un chiffre situé entre 8 et 8,5% serait en fait un bon taux de croissance, « plus durable », et un taux autour duquel la Chine devrait tourner lors de prochaines années.

« La Chine est en fait au dessus de son potentiel du passé, à cause du programme de relance », a t-il ajouté.

Quant à la possibilité d'un effondrement ou d'un atterrissage brutal, M. Huang pense qu'il est très improbable, pour deux raisons.

D'abord, la Chine a un bilan comptable très solide. Le budget tourne avec un montant d'excédents significatifs et des revenus tels que le Gouvernement dispose de flexibilité dans la gestion d'une chute potentielle.

Et ensuite, les niveaux de réserves sont très élevés et les banques chinoises ont des taux très bas de prêts non performants sur le marché immobilier, sans compter que le Gouvernement pourrait intervenir avec les banques d'Etat, ce qui fait que contrairement à d'autres endroits, un effondrement financier est plus qu'improbable en Chine.

Cependant il y a des éléments d'un atterrissage brutal possible dans les années qui viennent. L'un d'entre eux dépend d'une bulle immobilière. Les investissements dans l'immobilier ont atteint 12% du PIB, ce qui peut être signe d'une bulle.

« La bulle immobilière en Chine sera une bulle immobilière à caractéristiques chinoises », dit M. Huang. « Ce n'est pas un secteur qui a été fortement exploité, mais il y a de la construction, de la décoration, de l'assurance et toutes sortes d'activités économiques associées à la promotion immobilière ».

Un ralentissement du secteur de l'immobilier conduirait à une baisse du taux de croissance de la Chine, et cela entraînerait le taux de croissance pour l'année prochaine en dessous de 8%, a t-il dit.

« Mais si la bulle immobilière vient à envahir davantage l'économie et que le manque de logements abordables se fait sentir, le taux de croissance pourrait baisser à 5 ou 6%, et ça, c'est un atterrissage brutal », a précisé M. Huang.

En même temps, il a ajouté que le fort niveau des investissements dans l'immobilier est comparable au fait que le taux d'investissement chinois a augmenté à 45% ces dix dernières années.

Et il y a une demande croissante de logements en Chine. Quand bien même il y a de 60 à 64 millions de logements vides en Chine, il y a un potentiel de 200 millions de familles susceptibles de se déplacer vers les zones urbaines d'ici les cinq à dix prochaines années. Qui plus est, 60% des logements en stock en Chine sont de mauvaise qualité et trop petits, a t-il dit.

Un autre scénario qui pourrait provoquer un atterrissage brutal est la détérioration éventuelle de la situation de la crise de la dette en Europe. Cela pourrait faire baisser le taux de croissance de la Chine d'1%, a précisé M. Huang.

La crise de la Zone Euro risque d'être une des incertitudes majeures de l'économie mondiale l'année prochaine, d'après Uri Dadush, associé senior et directeur dans le Programme d'Economie Internationale de Carnegie.

La Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne ont vu leur PIB baisser lors du troisième trimestre. Leur dette gouvernementale combinée est de 4 600 milliards de Dollars US, soit le triple du marché entier des subprimes américaines à son plus haut, dit M. Dadush.

D'après lui, l'Europe a besoin d'une solution crédible qui comprend une combinaison d'un fonds européen de stabilité financière de plus grande taille, une extension du FMI et le soutien de la Banque Centrale Européenne pour les banques et pays en difficulté en cas de nécessité.

Si jamais l'Europe s'effondrait, a averti M. Dadush, les plus grands perdants seraient la périphérie de l'Europe, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, qui sont les plus gros créanciers de l'Europe, qui est aussi leur plus gros marché d'exportation. Et pour des raisons similaires, la Chine serait aussi touchée.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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