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Français>>EconomieMise à jour 13.12.2011 08h59
Dix ans après l'adhésion chinoise à l'OMC : les entreprises chinoises coopèrent avec leurs concurrentes étrangères

Le 11 décembre 2011 marquait les dix ans de l'entrée de la Chine à l'OMC. Lors de son adhésion, on ne pouvait sans doute pas deviner qu'elle apporterait d'énormes échanges au commerce mondial dans le futur. La Chine ne peut pas survivre isolée du reste du monde, et le monde a besoin de la Chine.

Au cours de ces dix années, beaucoup de secteurs qui devaient affronter des chocs fonctionnent bien aujourd'hui, tandis que le secteur des produits chimiques d'usage courant a connu de grands bouleversements. Un grand nombre de marques connues ont été obligées de coopérer avec des entreprises étrangères.

Le 11 décembre 2003, L'Oréal, le plus grand groupe de produits cosmétiques du monde, a annoncé à Beijing sa reprise de Mininurse. C'était la première reprise de L'Oréal en Chine en tant que plus grande entreprise de produits cosmétiques du monde.

Le 8 avril 2011, le groupe Coty, magnat français du parfum, a confirmé la signature d'un accord sur l'achat des actions de Tjoy, marque chinoise. Coty obtiendra la majorité des parts de Tjoy.

Plus tôt, Liu Jingan, secrétaire général de l'Association des produits chimiques d'usage courant de Beijing, avait déclaré : « A l'époque suivant l'adhésion à l'OMC, le secteur des produits chimiques chinois d'usage courant constituait un grand marché, ce qui a attiré les entreprises internationales. Le mode le plus rapide et le plus efficace de pénétrer sur le marché chinois pour ces entreprises était la reprise. Actuellement, 80% des produits chimiques d'usage courant sur le marché chinois sont de marques étrangères ».

Surmonter les frictions commerciales

Selon les statistiques du ministère du Commerce, en 2010, la Chine a connu 66 enquêtes sur le dumping et l'antidumping, les subventions et les règles anti-subvention, la sauvegarde et la sauvegarde spéciale, concernant 7,14 milliards de dollars. La Chine est déjà devenue la première cible d'enquêtes anti-subvention du monde. Simultanément, les barrières commerciales technologiques et les barrières vertes n'ont cessé d'augmenter. Ce qui est plus inquiétant, c'est que les pays occidentaux ont mis en vigueur des mesures simples pour les barrières technologiques sur un seul produit. Mais aujourd'hui, ils prennent des mesures globales systématiques sur une catégorie de produits.

L'étiquetage carbone est un cas typique. Récemment, la France a commencé à appliquer à titre d'essai un nouveau projet de loi sur la protection de l'environnement. L'information environnementale des produits sur le marché sera révélée de manière obligatoire. Il faut marquer la concentration de CO2 de tout le processus des matières premières, de la fabrication, de la réserve, du transport, de la mise au rebut et de la récupération, ainsi que celle de son emballage. Cela signifie que désormais, tous les produits chinois exportés en France, chaussures, vêtements et sacs doivent être étiquetés de leur contenu carbone. Les experts pensent que cela affaiblira la compétitivité d'un certain nombre d'entreprises.

La compétition est la source d'énergie du développement

« Dans les dix ans après l'adhésion à l'OMC, Heli Forklift a connu le développement le plus rapide de son histoire. Par rapport à 2001, en 2010, son chiffre d'affaires, son volume de ventes et son volume d'exportations ont respectivement été multipliés 12, 11 et 10 fois. En dix ans, l'entreprise est devenue une marque mondialement connue à partir d'une marque nationale peu connue », indique un responsable de Heli Froklift.

Selon l'Accord d'adhésion à l'OMC, la Chine a non seulement réduit ses tarifs douaniers à l'importation, elle a aussi ouvert par étapes ses secteurs au commerce extérieur et ses politiques de gestion. Elle a promu la réforme du système de commerce extérieur, ce qui a posé des défis à certaines entreprises qui dépendaient depuis longtemps du système traditionnel. « A ce moment-là, l'Etat a libéré le droit exclusif de vente des produits du commerce extérieur, tels que le pétrole et l'engrais chimique, l'un après l'autre. Sinochem Group a perdu en une année deux exclusivités de ses produits spéciaux. Il a ainsi connu des chocs dans ses affaires. En plus de la crise financière asiatique, l'entreprise est tombée dans un gouffre sans précédent », explique le PDG de Sinochem Group.

Face à cette pression, la transformation est le seul choix pour survivre. Sinochem Group a commencé par l'élimination des idées surannées et l'amélioration de la gestion, avec pour orientation la formation de la gestion orientée vers le marché et des capacités dans la gestion. Il a ainsi passé d'une agence de commerce traditionnel à une entreprise de services marketing, puis à une entreprise de services industriels.

Les faits montrent que beaucoup d'entreprises chinoises ont résisté à la pression et ont obtenu des avantages compétitifs. Elles ont connu un meilleur développement accéléré : en dix ans, la valeur globale de la production de véhicules a augmenté rapidement, la production est devenue plus intégrée ; l'information et les services concernés ont connu une croissance rapide, le niveau technologique a été augmenté ; l'industrie de l'équipement a réalisé de nouvelles percées. Le volume de cette industrie a dépassé 2 000 milliards de dollars. L'agriculture, l'acier et le fer, les énergies, les transports et les services ont réalisé une croissance dynamique. La Chine est ainsi devenue un maillon clé de la chaîne d'approvisionnement mondial.

Il faut d'abord briser le goulot

Selon les experts, dix ans après l'adhésion à l'OMC, les capacités d'innovation et la compétitivité des entreprises chinoises ont connu des progrès considérables. Cependant, elles gardent un grand écart par rapport aux entreprises internationales avancées : leurs capacités dans l'exploitation technologique sont faibles, l'innovation des entreprises, surtout celle des PME, manque d'une plateforme technologique globale et efficace. Les capacités dans l'intégration technologique sont faibles, ces entreprises ne peuvent pas pleinement optimiser les technologies extérieures, elles se trouvent depuis longtemps en bas de la chaîne de valeur. Enfin, les capacités dans l'exploitation du marché sont faibles.

Selon la présentation du ministère de l'Industrie et de l'Information, actuellement, la Chine a un degré d'autonomie pour les technologies relativement faible. Elle conserve une dépendance aux technologies extérieures de plus de 50 %, tandis que celle des pays développés est inférieure à 30 %. Plus faibles sont les capacités d'innovation, plus forte est la dépendance à l'importation, et vice versa.

L'accélération de l'innovation technologique dépend de l'établissement d'un environnement social, politique et de marché contribuant à cette innovation, pour que les entreprises jouent le rôle primordial de l'innovation. Comme le responsable d'une entreprise technologique de l'Anhui l'a expliqué, aujourd'hui, les diplômés préfèrent des postes de fonctionnaires, des établissements d'intérêt public, de moins en moins d'entre eux veulent travailler dans les entreprises, notamment dans les PME. En outre, certaines banques commerciales appliquent un double critère dans le financement. Il est toujours difficile pour les PME d'obtenir un crédit. Il faut d'abord résoudre ces problèmes pour encourager l'innovation technologique des entreprises.

Source: China.org.cn

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