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Français>>EconomieMise à jour 30.11.2011 10h55
La Chine cherche à investir en Europe

Lundi, le Ministre chinois du Commerce Chen Deming a annoncé que son ministère enverrait une délégation d'investissement en Europe en 2012, avec un oeil sur les actifs européens.

Près d'un quart des réserves en devises de la Chine sont des actifs libellés en Euros, et ce serait une bonne occasion pour les entreprises chinoises d'investir ou d'acheter des titres en Europe, a dit M. Chen.

« Certains pays d'Europe font face à une crise de la dette et espèrent convertir leurs actifs en monnaie sonnante et trébuchante, et souhaiteraient que des capitaux étrangers acquièrent leurs entreprises », a t-il ajouté. « Nous surveillerons tout cela de près, et nous avancerons ».

« A l'heure actuelle, les infrastructures en Europe et aux Etats-Unis ont vraiment besoin de plus d'investissements », a écrit dimanche dans le Financial Times Lou Jiwei, Président de la China Investment Corporation (CIC).

« Traditionnellement, les participations chinoises dans les projets d'infrastructure à l'étranger étaient celles d'un simple contractant », a dit M. Lou. « Mais à présent, les investisseurs chinois ont aussi un besoin d'investir dans des projets, de les développer et de les exploiter ».

M. Lou a fait part d'un intérêt particulier pour le Royaume-Uni, disant que ce pays est une des économies les plus ouvertes du monde. Il a ajouté que la CIC est prêt à travailler avec des gérants de fonds ou à participer à des partenariats public-privé dans le secteur des infrastructures au Royaume-Uni en tant qu'investisseur en titres.

Dans le cadre d'un partenariat public-privé, le gouvernement pourrait investir avec des investisseurs locaux ou institutionnels étrangers, et partager les risques et les bénéfices.

« La CIC pense que ce genre d'investissements, guidés par des principes commerciaux, offre une chance de solution ‘gagnant-gagnant' pour tous », a dit M. Lou.

Il y a deux semaines, le PDG de la CIC, Gao Xiqing, a dit que l'aide de la Chine aux autres pays ne se ferait cependant pas au prix de sa propre économie.

Il a insisté sur le fait que la Chine attend bénéfices et influence de ses investissements, et qu'elle n'investirait que dans des actifs où elle pourrait faire entendre sa voix.

« Nous rencontrons souvent des régulateurs étrangers dont l'attitude peut se résumer ainsi : donnez-nous de l'argent et laissez-nous nous occuper de tout. Mais dans ce monde, rien n'est gratuit », a ajouté M. Gao.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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