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Français>>EconomieMise à jour 25.11.2011 10h47
L'entrée de la Chine à l'OMC il y a dix ans fut une decision juste

L'entrée de la Chine dans l'OMC lui a permis de devenir l'aiguillon pour un système commercial multilatéral plus juste, qui profite à tout le monde.

Le 11 décembre, ce sera le 10e anniversaire de l'entrée de la Chine dans L'OMC. Etre membre de cette organisation internationale qui gère les règles du commerce entre les nations s'est avéré bénéfique pour la Chine, mais aussi pour les autres membres de l'OMC lors de cette dernière décennie.

Être membre de l'OMC a offert à la Chine un marché mondial plus transparent, plus sûr, plus prévisible dans la chaîne industrielle mondiale, et en même temps, la Chine est devenue une part importante de l'économie mondiale, fournissant des opportunités de marché énormes aux autres membres de l'OMC.

Cela a été particulièrement évident après le début de la crise économique mondiale, quand on a vu l'économie chinoise mener la reprise mondiale. Ceci est étroitement lié aux réformes du marché en Chine et à l'ajustement de sa structure industrielle, qui a renforcé les capacités concurrentielles des entreprises publiques, des banques et de l'agriculture, et montre que l'entrée de la Chine dans l'OMC était une décision sage qui a bénéficié au pays et au monde.

Au cours de ces dix dernières années, la Chine a mis en application de façon pleine et entière les engagements de libéralisation exigés par l'OMC. Les restrictions tarifaires et non-tarifaires ont sensiblement diminué. Les taxes à l'importation moyennes de la Chine ont été réduites de 15% avant l'accession à 9,5% en 2010. En second lieu, le commerce extérieur de la Chine continue depusi lors à se développer rapidement. Le volume total des importations et exportations de la Chine avant son entrée dans l'OMC en 2001 était de seulement 509,6 milliards de dollars US. En 2010, il avait atteint 2 970 milliards de Dollars US.

La Chine est maintenant le plus grand exportateur de marchandises du monde et le deuxième plus grand importateur. Les importations et les exportations de services de la Chine se sont développées de 71,9 milliards de Dollars US en 2001 à 362.4 milliards en 2010.

Dans le même temps, les investissements étrangers en Chine ont continué à se développer. Les investissements étrangers directs ont en effet atteint 68,8 milliards de Dollars US en 2010, soit 5,2% du total mondial de l'année, et ils ont connu un taux de croissance annuel moyen de 49,9% pendant neuf années consécutives.

En outre, la Chine accorde des politiques préférentielles, telles que des exemptions de taxes et des quotas libres, pour faciliter l'accès au marché aux pays les plus pauvres du monde, avec pour résultat que la Chine est devenue le plus grand marché d'exportation pour les pays les moins développés en 2008. L'engagement de réduire les droits pour les pays les moins développés a été strictement honoré, alors que la quote-part d'exemption de droits sera bientôt mise en application. Lors du récent Sommet du G20 à Cannes, en France, le Président Hu Jintao a promis d'accorder progressivement le traitement zéro-droits à 97% des produits importés des pays les moins développés qui ont des relations diplomatiques avec la Chine. Le niveau de franchise de la Chine est maintenant de 62,5%, le même niveau que les pays développés.

Avant l'entrée de la Chine dans l'OMC, le Gouvernement était s'est inquiété de l'effet que cela pourrait avoir sur certaines industries, comme l'industrie automobile et l'agriculture, considérées comme vulnérables. Mais ces industries ont connu un grand développement lors du processus de marketisation, lorsque la Chine a lancé une réforme de modernisation à grande échelle de son système d'entreprises pour augmenter la productivité et a investi plusieurs centaines de milliards de dollars pour ajuster sa structure industrielle et pour améliorer les technologies pendant ces dix dernières années. En conséquence la technologie et la qualité des produits ont augmenté rapidement. En 2009, la Chine a rattrapé les Etats-Unis pour devenir le plus grand marché de l'automobile et en 2010 le total des importations et exportations de produits automobiles était de 108,53 milliards de Dollars US.

Mais ce sont les politiques concernant l'agriculture qui ont subi les ajustements les plus significatifs en Chine. Les droits agricoles moyens ont diminué de 18,8% à 15,2% lors de ces dix années et le rendement en grain de la Chine est passé de 452,64 de millions de tonnes en 2001 à 546,4 millions de tonnes en 2010. La Chine est maintenant le quatrième plus grand pays de commerce agricole du monde.

La Chine a également effectué une révision à grande échelle de ses lois et règlements pour les rendre compatibles avec les principes de base de l'OMC. La Chine a largement mis à jour ses lois sur les investissements étrangers, unifié l'impôt sur le revenu intérieur et étranger, publié et mis en application une loi antimonopole, favorisé la réforme des changes et augmenté l'utilisation transfrontière du Renminbi, afin d'arriver progressivement à la libre convertibilité du Yuan.

Par ailleurs, l'adhésion à l'OMC a favorisé l'administration par la loi en Chine et la transformation des fonctions du gouvernement, encouragé la transparence procédurale et législative et mis en application une réforme du système légal.

Au cours de ces dix dernières années, la Chine est également devenue un important moteur du développement futur du système commercial multilatéral. Bien que tout d'abord sa participation ait été limitée, la Chine est maintenant un participant actif dans tous les secteurs des entretiens du Doha Round sur le commerce mondial et sa représentation et sa voix ont sensiblement augmenté. Elle est entrée dans le cercle intime des négociations à l'OMC, réalisant la transition importante de pays récepteur de règles à celui de pays élaborateur de règles, présentant plus de cent propositions.

Le statut de la Chine comme pays en voie de développement n'a pas été défini clairement dans le protocole relatif à l'accession de la Chine à l'OMC. Mais la Chine est toujours un pays en voie de développement et le sera pendant longtemps encore. Les perspectives stratégiques de la Chine sur ses intérêts fondamentaux sont compatibles avec celle des autres membres en développement dans le système de commerce multilatéral, et la Chine a été active dans le maintien et le développement des relations commerciales économiques avec les membres en développement. La Chine cherche l'égalité entre membres en développement et membres développés comme base au dialogue, pour résoudre les frictions et les conflits entre eux. Cependant, la Chine ne veut pas être le chef de file des pays en voie de développement, dont les intérêts ne sont pas entièrement cohérents.

Les principes essentiels et les points de vue de la Chine dans l'OMC sont d'accorder une pleine attention aux intérêts des membres en développement, de développer un système de commerce multilatéral plus juste et de maintenir un ordre politique et économique international raisonnable.

La Chine continuera à participer activement au gouvernement commercial mondial dans le cadre du système actuel de l'OMC. Malgré la voix limitée des pays en voie de développement au sein de l'OMC et des défauts dans ses mécanismes et établissements internes, la Chine adhère à l'idée que le statu quo à l'OMC devrait être maintenu plutôt qu'une réforme systémique dans le cadre de sa participation au gouvernement commercial mondial. Les vrais défis peuvent venir des règles de l'OMC elle-même, que le Gouvernement chinois a toujours considérées comme imparfaites et injustes. Tant que les règles seront reformées et perfectionnées par des négociations, la coopération et même des compromis, le système multilatéral international de l'OMC sera efficace et l'ordre international établi sera amélioré. La participation active de la Chine au gouvernement commercial mondial signifie qu'elle continuera de s'opposer fermement à toutes les formes de protectionnisme commercial, fournissant une impulsion à l'établissement d'un monde équilibré, à un système de commerce multilatéral mutuellement benéfique et au développement de l'intégration économique régionale.

Ainsi, dans la décennie qui vient, la Chine continuera à participer à la mondialisation et à l'intégration économique régionale, à renforcer sa politique d'ouverture et à libéraliser plus encore et faciliter les investissements dans l'objectif d'aider à la construction d'un monde pacifique, harmonieux et prospère.

L'auteur est sécrétaire général adjoint de la Société Chinoise pour les Etudes sur l'OMC.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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