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Français>>EconomieMise à jour 16.11.2011 15h43
Les industries vertes vont créer des millions d'emplois

« Verdir » les industries chinoises fortement polluantes et grosses consommatrices d'énergie causera des pertes à court terme, mais à long terme, cela apportera d'énormes benefices économiques et sociaux, selon un important groupe de réflexion sur l'environnement.

Le Conseil Chinois de Coopération Internationale sur l'Environnement et le Développement a ainsi laissé entendre que le pays devrait dépenser, entre aujourd'hui et 2015, une somme estimée à 5 770 milliards de Yuans (909 milliards de Dollars US) pour améliorer l'efficacité énergétique et protéger l'environnement.

Mettre à l'écart les industries fortement polluantes et gourmandes en énergie pourrait coûter à la Chine 952 100 emplois et plus de 100 milliards de Yuans en production économique d'ici 2015, d'après les calculs du Conseil, basés sur sa méthodologie, mais en contrepartie, le pays pourrait économiser 1 430 milliards de Yuans en dépenses d'énergie, d'après un rapport du Conseil.

De plus, la croissance du secteur vert pourrait stimuler la croissance du PIB de 8 080 milliards de Yuans tout en créant 10,58 millions d'emplois.

Le Conseil, composé de 200 experts mondiaux qui offrent régulièrement aux autorités des suggestions de mesures liées à l'environnement, tient actuellement sa conférence annuelle à Beijing.

« Le secteur industriel reste encore le principal consommateur d'énergie et une cause majeure de pollution, aussi ‘verdir' le secteur est-il capital pour la transformation verte de la Chine », a dit Li Ganjie, Vice-ministre de la Protection de l'Environnement et également Secrétaire général du Conseil.

Mais même avec des investissements de cette taille, la Chine fera encore face à des défis toujours plus grands en matière de pollution de l'environnement et d'épuisement des ressources, du fait du niveau actuel d'urbanisation et d'industrialisation, a averti M. Li.

D'ici 2020, la Chine pourrait encore être perturbée par de graves soucis environnementaux comme l'aggravation de la pollution de l'air, une crise de l'eau plus profonde, une dégradation continue des systèmes écologiques, et une quantité toujours plus grande de déchets dangereux, a dit le rapport.

Qui plus est, la Chine connaîtra une pression internationale croissante pour contrôler ses émissions de gaz à effet de serre.

« La situation de la protection de l'environnement en Chine est toujours considérée comme ‘grave', et la période critique pour les changements est toujours devant nous », a dit Margaret Biggs, la Vice-présidente executive du Conseil.

Le rapport a aussi demandé avec insistance que les gouvernements à tous niveaux se débarrassent de leur obsession de la croissance du PIB, réduisent leurs interférences sur le marché, et renforcent les réformes en matière de taxes et de prix pour encourager un développement vert.

« La poursuite aveugle de la croissance économique est à présent devenue un obstacle énorme pour la croissance verte de la Chine ... le Gouvernement devrait lutter contre le protectionnisme local qui freine les investissements verts », dit le rapport.

Plus précisément, les autorités locales devraient abandonner leur rôle actuel de preneur de décisions complètes pour des projets d'investissement, pour la raison que les entreprises polluantes soutenues par les Gouvernements ignorent parfois les règles relatives à l'environnement.

« Les gouvernements locaux ne devraient pas protéger les sociétés polluantes et les capacités de production dépassées pour la seule raison qu'elles apportent des revenus en matière de taxes », dit le rapport.

Au lieu de cela, le Gouvernement devrait plutôt renforcer son contrôle des activités minières, des émissions polluantes, de la sécurité alimentaire et de la gestion de la sécurité.

Introduire des taxes de protection de l'environnement, dont une taxe carbone, et réformer le mécanisme de fixation des prix des ressources-clés devrait aussi recevoir la priorité.

« S'agissant de la fixation des prix des ressources-clés, en particulier l'électricité, le pétrole et le charbon, il est nécessaire que le gouvernement cesse d'interférer directement dans l'économie, et laisser le marché décider et refléter leur rareté », a dit Daniel Dudek, économiste en chef au Fonds de Défense de l'Environnement et membre du Conseil.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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