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Français>>EconomieMise à jour 12.11.2011 10h35
Le président du Comité de surveillance des marchés financiers chinois, à propos du rééquilibrage de l'économie mondiale

Le 10 novembre, à l'occasion du Forum 2011 de la finance internationale, Guo Shuqing, président du Comité de surveillance des marchés financiers chinois, a prononcé un discours sur le rééquilibrage de l'économie mondiale.

Dans son discours, M. Guo a révélé que la valeur des actifs chinois outre-mer s'élève aujourd'hui à environ 4 000 milliards $US, que les investissements dans les titres financiers en représentent 70 %, et que la part des investissements directs à l'étranger est très faible.

Ces dernières années, les organes financiers chinois ont fait beaucoup d'efforts pour augmenter le montant des investissements directs à l'étranger, a poursuivi M. Guo. La Chine s'est classée au cinquième rang mondial pour ce qui est de l'investissement direct, mais sa valeur absolue reste toujours modeste. Selon lui, il serait intéressant pour la Chine, comme pour tous les pays concernés, d'affecter le quart, voire la moitié des réserves en devises chinoises dans l'investissement direct à l'étranger.

Pour M. Guo, la Chine a besoin d'apprendre à réussir des investissements à l'étranger, et les autres pays ont également besoin de réfléchir sur l'ouverture de leur marché aux investisseurs étrangers. Les investissements chinois sont plus importants dans les pays en développement que dans les pays développés. On entend ces derniers se vanter de la libéralisation de l'investissement et du commerce, mais en réalité, ce n'est pas si clair.

À propos du déséquilibre économique en Chine, M. Guo trouve que l'insuffisance de la consommation, notamment de produits importants, n'en est pas le symptôme principal, mais ce qui est le plus grave, ce sont plutôt les écarts entre la ville et la campagne, notamment en matière de revenus de la population, les écarts entre les régions, entre les marchandises et les services, ainsi que les écarts entre les niveaux de service des différentes régions. Comparée à la croissance rapide des fortunes financières et en biens matériels, celle des connaissances, du savoir-faire et de la valeur des ressources humaines est très lente. La croissance de la fortune écologique est même négative.

Selon M. Guo, l'irrationalité de la structure sectorielle est à l'origine du déséquilibre économique international entre la Chine et les autres pays. La taille du secteur chinois de la fabrication est très large en comparaison des autres secteurs, mais les produits fabriqués sont plutôt bas de gamme. Les fabricants ont ainsi contribué à accroître l'excédent commercial de la Chine dans les affaires internationales.

M. Guo trouve encore que la volatilité à double sens du taux de change du RMB est un phénomène de peu d'importance, puisque cela est signe que la devise suit le cours du marché et que cela augure une reprise de l'équilibre économique international.

M. Guo juge rationnelles les demandes faites à la Chine de prendre davantage de responsabilités dans la gestion globale de la planète, mais ces responsabilités doivent être assumées de pair avec des droits. La Chine doit se voir confier davantage de droits dans les organes internationaux afin de contribuer de manière active à un développement écologique et durable de la planète.

Source: China.org.cn

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