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Français>>EconomieMise à jour 26.10.2011 17h17
L'Europe en désaccord sur l'aide de la Chine pour dissiper les risques de la crise de la dette

En réfléchissant sur la bonne solution pour résoudre la crise de la dette en Europe, les dirigeants des pays de la zone euro n'ont pas l'air de prendre tellement au sérieux la question de savoir s'il est nécessaire de demander à La Chine et aux autres principaux pays à économie émergente de participer à un fonds d'aide d'urgence et certains d'entre eux ne souhaitent surtout pas que Pékin (Beijing) y prenne part.

Au moment où les dirigeants européens s'affairent à prendre des mesures en vue de renforcer la capacité de l'Europe de résister à la crise de la dette qui frappe toute la région, l'idée de demander aide à la Chine, au Brésil et à d'autres pays commence à émerger lors du sommet tenu lundi à Bruxelles. La zone euro désire augmenter son fonds d'aide qui dispose de 440 milliards d'euros, il faudra pour cela accroître l'ampleur du Fonds européen de stabilité financière (FESF), destiné à venir en aide aux pays en difficulté, ce qui constituera alors un moyen de protection efficace et un pare-feu contre la contagion à l'Italie, à l'Espagne et aux autres pays écrasées sous les dettes.

La chancelière allemande Angela Merkel plaide pour le choix de « deux options », alors que le Président de l'Union européenne Herman Van Rompuy insiste sur la possibilité de combiner les deux options afin qu'elles puissent faire valoir une « efficacité accumulée ».

D'une source bien informée de l'UE, l'une des options consiste à renforcer le rôle de FESF en tant qu'assureur, ce qui lui permettra de se porter garant pour les obligations émises par les pays en difficulté et de susciter ainsi l'intérêt et la confiance des investisseurs pour leur dette publique.

La deuxième option consiste à établir un autre fonds qui dépend du FESF et qui attirera les fonds et les capitaux fournis par des pays qui ne font pas partie de l'Union européenne. ET justement c'est cette deuxième option qui suscite le désaccord entre les dirigeants de la zone euro. Un diplomate européen indique : « Les Chinois ont fait part de leur intérêt, tandis que certains pays de la zone euro éprouve de la méfiance et du soupçon quant à l'idée de demander à la Chine de financer le FESF.

Pour se dérober à cette difficulté et diminuer l'inquiétude de certains quant au rôle que jouera la Chine au sein du fonds en question, les négociateurs de la zone euro sont en train d'étudier la possibilité de placer cet « outil » sous la dépendance du Fonds monétaire international (FMI).

Le site web de « Deutsche Welle » a publié le 23 octobre un article intitulé « La Chine peut aider l'Europe, mais elle est incapable de la sauver »

Il y est dit : Les dirigeants des pays de la zone euro demande l'un après l'autre l'aide à Pékin qui les satisfait toujours pour montrer sa sympathie et son amitié à l'Europe. Toutefois, l'aide chinoise, même si elle est colossale et atteigne plusieurs milliards d'euros, peut-elle diminuer la crise de la dette tellement ancrée profondément en Europe ? La réponse est un non catégorique !

Depuis que la crise de la dette s'est abattue sur l'Europe et sur les Etats-Unis, dans la structure politique mondiale, le pouvoir et l'autorité se penchent de plus en plus vers la Chine et vers les autres pays émergents. Lors de la réunion des ministres des finances du G20 qui a eu lieu tout récemment, la Chine, le Brésil et l'Inde ont déclaré qu'ils sont prêts à accorder de l'aide, par le biais du FMI, aux pays qui souffrent de la crise de la dette. Cependant, pour les Européens, ils ne sont pas encore habitués à cette situation qui les gêne vraiment. Bien que l'Europe dans son ensemble fait des manières et se fait prier, mais d'après les reportages publiés par « Financial Times », lesdits pays émergents commencent déjà à mettre en place les projets susceptibles d'aider et de secourir les pays en difficulté. Car ils pensent que l'Europe est incapable de sortir du pétrin tout seul. Pour le moment, le projet le mieux accueilli et le plus souhaité c'est d'accorder des prêts par le biais du FMI afin d'empêcher que la crise de la dette ne se propage pas dans toute la région comme une incendie difficile à éteindre. Ce genre de prêts, qui est beaucoup plus sûr et plus certain que les dettes publiques émises par certains pays européens, exerce une force attractive sur la Chine et sur les autres pays émergents.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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