Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>EconomieMise à jour 31.08.2011 14h59
La croissance de l'industrie nucléaire chinoise va ralentir
Une centrale nucléaire à Taishan, dans la Province du Guangdong. La Chine possèdera 42 gigawatts de capacité nucléaire d'ici 2015, selon Zhang Guobao, ancien Directeur de l'Administration Nationale de l'Energie.

L'expansion de l'industrie de l'énergie nucléaire chinoise va ralentir par rapport au rythme rapide du 11e Plan Quinquennal (2006-2010), mais le pays ne devrait pas connaître de changements drastiques dans ses politiques de développement nucléaire, a déclaré un ancien directeur de l'Administration Nationale de l'Energie.

« La base de l'industrie nucléaire de la Chine est encore faible, et nous devons assurer la stabilité et la consistance du développement », a dit Zhang Guobao, qui fait aussi partie de la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois, dans un discours mis en ligne mardi sur le site internet de l'Association Chinoise de l'Energie Nucléaire.

La Chine possèdera 42 gigawatts (gW) de capacité d'énergie nucléaire à l'horizon 2015, soit 3% de la capacité totale d'énergie installée, d'après M. Zhang.

Après l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima causé par le séisme et le tsunami massifs du mois de mars dernier, le Conseil des Affaires de l'Etat a annoncé le 16 mars qu'il suspendrait les approbations de nouvelles centrales et ordonnerait des inspections de sécurité complètes dans toutes les centrales nucléaires, dont celles en construction.

Ces inspections ont pris fin au début du mois d'août. Aucune information sur le sujet n'a encore été publiée jusqu'à ce jour.

Cette année, la Chine n'a jusqu'à présent approuvé aucun projet nouveau, et le développement de l'industrie sera ralenti par rapport aux cinq dernières années, a dit M. Zhang.

Les travaux sur quatre centrales, qui avaient été approuvés mais qui n'avaient pas débuté, ont également été arrêtés par les inspections de sécurité.

Avant l'accident au Japon, dix autres unités utilisant la dernière technologie Westinghouse Electric Co AP1000 en étaient au stade préliminaire.

Les travaux préliminaires sur ces projets ont également été suspendus, d'après la State Nuclear Power Technology Corp, un développeur majeur de technologies nucléaires.

Des milliards de Yuans ont été dépensés sur les travaux préliminaires, et cette suspension a pour conséquence des pertes de commandes pour des dizaines de fabricants.

En dehors de cela, la Chine compte 27 unités qui en sont à une étape particulière de leur construction, représentant 30 gW de capacité nucléaire, ou 42% du total des unités en construction dans le monde.
M. Zhang a également dit que la Chine devrait mettre à profit l'inévitable ralentissement de la construction pour traiter les faiblesses du secteur, dont la capacité de fabrication et l'innovation technologique.

Le mois dernier, la Chine a connecté son réacteur expérimental de quatrième génération au réseau. Cette centrale est un réacteur à neutrons rapides, qui produit moins de déchets radioactifs que les modèles actuels.

Les travaux technologiques sur le modèle CAP1400, qui possède une plus fort capacité de production que l'AP1000 sur lequel il se base, sont aussi en cours d'avancement.

En dépit du rapide développement des énergies renouvelables, l'énergie nucléaire demeure un choix irremplaçable pour la Chine, pour qu'elle puisse atteindre son objectif de 15% de son électricité produite à partir d'énergies non fossiles d'ici 2020, a dit M. Zhang. « Nous devrions considérer cette crise comme une opportunité pour devenir le pays leader mondial de la production d'énergie nucléaire».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Libye : la Chine proclame son soutien aux Nations-Unies
Les Etats-Unis peuvent-ils réduire un peu leurs dépenses militaires et leur dette, quand ils parlent de la « menace militaire chinoise » ?
L'occident n'a pas renoncé à son intention de déterminer l'orientation du développement du Moyen-Orient
Le dilemme du développement du Japon