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Français>>EconomieMise à jour 30.08.2011 14h24
Ne croyez pas que la Chine va sauver le monde !

Beaucoup de gens placent leurs espoirs dans les économies émergentes et en développement, mais leur croissance demeurera probablement épisodique et trop faible pour alimenter l'économie mondiale, a dit Dani Rodrick dans un article d'opinion publié par le Financial Times le 23 août.

L'optimisme règne, dit M. Rodrik, qui est Professeur d'économie politique internationale à la Kennedy School of Government d'Harvard. Citigroup prédit que le PIB réel connaîtra une hausse de plus de 9% par an au Nigeria et en Inde, et de plus de 7% au Bangladesh, en Indonésie et en Egypte lors des vingt prochaines années. Et dans une nouvelle étude du Peterson Institute for International Economics, la production cumulée des économies émergentes et en développement connaîtra un taux de croissance annuel de 5,6% pour la même période.

Si ces chiffres s'avèrent vrais, dit M. Rodrik, les pays en développement apporteront une contribution essentielle à la demande cumulée dans les pays riches en difficulté, et assureront une croissance durable à l'économie mondiale. Nous devrions aussi être témoins de la réduction la plus impressionnante de l'histoire du fossé séparant les riches et les pauvres.

Mais ces prédictions risquent de faire face à de graves contraintes structurelles, pense M. Rodrik, qui freineront la croissance durable des pays en développement. Les problèmes de la Chine sont déjà bien reconnus, sa croissance alimentée lors de la dernière décennie par un excédent commercial toujours en hausse ayant atteint des niveaux non durables. La Chine doit « réorienter son économie et passer de la fabrication orientée vers l'exportation aux sources de demande intérieures, tout en gérant les pertes d'emploi et les troubles sociaux que cette restructuration va probablement générer ».

D'après M. Rodrik, une croissance durable a besoin non seulement de « politiques macroéconomiques et d'ouverture conventionnelles », mais aussi de « politiques actives destinées à encourager la diversification économique et le changement structurel depuis des activités à faible productivité (comme l'agriculture traditionnelle et la simplicité) vers des activités à plus forte productivité, pour l' essentiel commercialisables.

Peu de pays ont su gérer efficacement ce genre de politiques industrielles, a conclu M. Rodrik, car la transformation structurelle est typiquement « le résultat d'interventions désordonnées et non conventionnelles, qui vont des investissements publics au crédit subventionné, et des exigences de contenu local aux devises sous-évaluées », au lieu d'être « le produit de forces de marché non assistées ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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