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Français>>EconomieMise à jour 17.08.2011 08h53
Le prix ne dit pas tout, mais il fournit des indices sur la contrefaçon

La plupart des consommateurs savent que le prix d'une bouteille de 18,9 litres d'eau - une « cruche » - varie habituellement de 13 à 20 yuans. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils ont peut-être payé le même produit à des prix différents.

Wang Yuzhen, directeur général de la Jingrun Spring Co, une entreprise d'État, travaille dans l'industrie depuis environ 20 ans. Elle dit que pour certaines marques, il est permis, et même courant, d'acheter à d'autres compagnies l'eau qu'elles mettent ensuite en bouteille. « L'étiquette est probablement la seule différence entre deux bouteilles d'eau, mais les consommateurs paient beaucoup plus pour l'une d'entre elles », révèle Mme Wang.

Pas au détail, merci

La compagnie de Mme Wang produit sa propre eau et la vend seulement à un nombre relativement restreint de gros clients. « Nous ne vendons pas au détail, parce que je ne veux pas entrer dans ce marché chaotique, ce qui pourrait ruiner la réputation de notre marque. »

Ses préoccupations proviennent du lien qui existe dans la chaîne industrielle – ce que les initiés appellent les « incontrôlables » - entre les revendeurs et des distributeurs.

Selon Mme Wang, l'eau vendue dans des bouteilles du format convenant au distributeur d'eau doit être livrée au client. Pour gonfler leur part de marché dans une ville, les compagnies doivent y installer partout des stations pour contrôler les coûts de transport. Pour les grandes marques, c'est cher et ennuyeux de gérer elles-mêmes les stations, de sorte qu'elles se tournent vers des revendeurs et des distributeurs.

« Si les gens des stations d'eau remplissent les bouteilles avec une autre eau et ne retournent pas les bouteilles à l'usine, nous ne le saurons jamais », indique Mme Wang. « Et pour maintenir leur qualité, tant l'eau purifiée que l'eau minérale doivent être gardées à certains niveaux de température et d'humidité, sans recevoir de rayons directs du soleil. »

« Si les gens trouvent que quelque chose ne va pas avec l'eau, eux-mêmes ainsi que les autorités se tourneront vers les marques ou les producteurs, confie Mme Wang. Habituellement, personne ne s'occupe de savoir si le problème vient des revendeurs, parce qu'il est difficile de les dépister. »

Des ventes directes

Bai Yanjun est directeur exécutif de la Kangtai Gaoke Co, l'une des quelques compagnies qui produisent et vendent leurs propres marques d'eau directement aux clients.

Avec ce choix, les prix sont élevés parce que « le coût est élevé, et il y a beaucoup plus de problèmes ». Pour les ventes au détail, le transport ajoute de 20 à 30 pour cent aux coûts, dit-il. En compensation, le canal de distribution est plus sûr.

Selon ses dires, certaines marques n'ont aucune usine, mais un grand nombre de clients, ce qui leur sauve des coûts et des ennuis. Et certains gros distributeurs gagnent plus d'argent que sa compagnie, indique M. Bai.

Son calcul a été confirmé par Liu Chuanguo, directeur de Yishengquan, un des gros agents concessionnaires à Beijing

Selon M. Liu, les bénéfices annuels des grandes marques représentent des dizaines de millions de yuans. Ce sont quelques millions de yuans pour les gros revendeurs, mais pour les producteurs secondaires, le bénéfice est habituellement de beaucoup inférieur.

Trop beau pour être vrai?

Mme Wang de Jingrun Spring a indiqué qu'elle avait vu récemment une station vendre de grosses cruches d'eau à 2 yuans l'unité. Cette station avait un volume quotidien de ventes de 300 unités. « L'argent qu'elle gagne n'est même pas suffisant pour couvrir le coût de la main-d'oeuvre, sans compter le coût de la désinfection et du lavage des cruches », dit-elle.

Un vendeur de la Beijing Zhongfu Co, une filiale de l'entreprise Zhuhai Zhongfu, le plus gros producteur de barils PC sur le marché, a révélé que quelque 40 pour cent seulement des barils produits chaque année répondent à des normes adéquates.

« Pour empêcher les contrefaçons, beaucoup de grandes marques ont commencé en 2003 à utiliser des bouteilles ayant des formes spéciales », confie cet homme qui a demandé de conserver l'anonymat. Selon lui, une bonne bouteille coûte plus de 30 yuans.

Sang Yuncheng, 28 ans, une distributrice d'eau ayant sept années d'expérience, déclare qu'elle ne peut pas dire si une bouteille est adéquate seulement en la regardant.

Le prix est un indice, selon le revendeur Liu. « Par exemple, les revendeurs paient une cruche de Nongfu Spring 12 yuans à l'usine. Le prix de vente devrait être fixé entre 18 et 20 yuans, mais le prix que les clients s'attendent de payer est d'environ 13 yuans. Et s'ils peuvent acheter l'eau à ce prix, elle est assurément sous les normes. »

Source: China.org.cn

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