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Français>>EconomieMise à jour 20.07.2011 08h29
Le coût du « bon marché » fabriqué en Chine

Bas salaires, longues heures de travail et dortoirs sordides.

Ajoutez cela à des terres et des poumons pollués et vous arriverez au prix véritable de la plupart des produits « fabriqués en Chine ».

Dans son livre publié en 2008 « Le prix de la Chine : le véritable coût des avantages concurrentiels chinois », la journaliste Alexandra Harney nous encourage vivement à réfléchir sur ce qu'un tee-shirt à 3 dollars ou un lecteur DVD à 30 dollars coûte vraiment à la Chine et au monde.

Ses conclusions sont plus que jamais d'actualité alors que la Chine essaie de diversifier son économie en la détournant de la production industrielle bas de gamme, en fabriquant des produits à plus grande valeur ajoutée et en devenant davantage que l'usine du monde.

Les prix des produits chinois représentent une économie de 500 dollars par an pour une famille américaine moyenne.

Néanmoins, ajoute-t-elle, notre appétit pour des lecteurs DVD à 30 dollars et des tee-shirts à 3 dollars aide les mines illégales à rester ouvertes et font travailler des jeunes de 16 ans après minuit. Nous payons tous le prix chinois. »

Si elle ne cesse de proclamer cette vérité gênante sur le prix des produits chinois, Harney est loin d'être une critique aveugle de la Chine. Son enquête sérieuse sur les conditions de travail en Chine l'a menée à la conclusion que les entreprises multinationales qui utilisent la Chine comme centre de production et d'assemblage bon marché sont en grande partie responsables du coût caché des bonnes affaires faites en Chine.

Standards éthiques

Harney n'épargne pas non plus Walmart. Elle explique que seulement 5,4 % des fournisseurs de Walmart au niveau mondial ont réussi les tests de conformité. N'importe quel gérant d'entreprise, de Chine ou d'ailleurs qui serait contraint de respecter ces règles, devrait pour cela augmenter les prix et perdrait donc probablement les contrats passés avec Walmart.

Selon Harney, même les plus grandes multinationales ne peuvent surveiller tous leurs fournisseurs à chaque instant et même si elles le pouvaient, leur quête du prix le plus bas et de la livraison la plus rapide empêche l'application de leurs propres codes de conduite. Combien Walmart dépense-t-il en Chine chaque année ? Selon Harney, 18 milliards de dollars en produits.

« Une décennie de vigilance des multinationales n'a pas permis de grandes améliorations des conditions de travail dans les entreprises chinoises », explique-t-elle. Elle aurait pu ajouter que de nombreuses sociétés étrangères ont décidé de se passer d'une représentation syndicale en Chine.

Le prix chinois est donc le résultat d'une course mondiale capitaliste pour un profit maximum quel que soit le coût. Le prix chinois est un problème de la Chine, c'est certain, mais pas que de la Chine. Là se trouve l'un des messages essentiels du livre.

Mais si elle excelle dans le diagnostic des problèmes au cœur du prix chinois, l'auteur ne semble pas avoir de solution particulière à proposer.

Elle suggère que la Chine monte dans la chaîne de valeur économique afin de ne pas être concurrentielle sur le marché mondial uniquement en raison de ses bas prix.

Et bien dans ce cas, la Chine se rapprochera de ce que sont aujourd'hui l'Europe, le Japon et l'Amérique, en offrant au monde des voitures chères et des produits sophistiqués et en sous-traitant ses emplois ingrats et sous-payés à ses voisins pauvres.

Aussi longtemps que persistera cette culture capitaliste de consommation à outrance, les bas prix, que ce soit le prix chinois, vietnamien ou bangladais auront de beaux jours devant eux.

Une nation bienveillante ne devrait jamais se débarrasser de ses propres problèmes en les donnant aux autres.


Négociant avec des entreprises chinoises de plus petite taille, de nombreuses multinationales imposent des conditions représentant des violations de leurs propres règles.

Elle cite par exemple Timberland, qui souhaitait que les ouvriers chinois travaillent plus que le maximum de 60 heures par semaine que l'entreprise avait elle-même fixé dans son code de conduite. Une entreprise chinoise a refusé de se soumettre à cette exigence irraisonnable.

Source: China.org.cn

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