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Français>>EconomieMise à jour 17.06.2011 13h31
La Chine et l'Inde, futures puissances du marché bancaire mondial (Cabinet PwC)

La Chine et l'Inde deviendront les "futures puissances du marché bancaire mondial", selon une étude du cabinet de conseil et de service Pricewaterhouse Coopers (PwC) publiée jeudi près de Paris.

"La Chine devrait dépasser les Etats-Unis pour devenir la première puissance bancaire mondiale dès 2023", soit 20 ans plus tôt que ce qui était prévu avant la crise financière mondiale, indique l'étude.

"Trois des premières banques mondiales en termes de capitalisation boursière sont chinoises et d'autres institutions bancaires importantes ont une exposition de plus en plus forte aux marchés émergents, sur lesquels elles souhaitent investir et profiter de la bancarisation rapide des populations et de la demande croissante de ces dernières en matière de produits financiers", précise l'étude.

Quant à l'Inde, elle devrait dépasser le Royaume-Uni d'ici 2030, puis le Japon d'ici 2035 pour devenir la troisième puissance bancaire mondiale, si elle poursuit sa politique actuelle en matière de croissance, a prédit le cabinet PwC, ajoutant qu'à plus long terme, l'Inde pourrait même dépasser la Chine dont la croissance devrait ralentir sous l'effet du vieillissement de sa population.

Les actifs bancaires domestiques combinés des sept plus grandes économies émergentes (E7, emerging 7), dépasseront ceux des pays du G7 en 2036, dix ans plus tôt que la date initialement prévue, a prédit le cabinet.

Ces pays "ont pour l'instant un PIB bien en-dessous de celui des pays du G7, mais ils rattraperont ce retard au cours des deux prochaines décennies et devanceront largement le G7 au cours des 40 années à venir", a indiqué Hervé Demoy, associé PwC.

En 2007, la crise financière mondiale, le cabinet PwC avait mené une étude similaire. Selon cette étude, les actifs bancaires domestiques des "nouvelles économies" seraient supérieurs à ceux du G7 en 2046.

Selon PwC, la crise financière mondiale a frappé "plus sévèrement les pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) que ceux de l'E7 (Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Mexique, Russie, Turquie)", et a accéléré ainsi le processus de rattrapage par les pays émergents des grandes puissances économiques actuelles.

"Les banques des marchés émergents ont été relativement protégées des effets et des impacts de la crise financière notamment en matière de dépréciation des actifs", a souligné M. Demoy.

L'étude table sur de possibles opérations de fusion-acquisition entre banques des marchés émergents et développés, soulignant néanmoins que "les pays de l'E7 n'ont pas besoin de ceux du G7 en termes de capital, de prise de décisions ou de consommateurs".

Source: xinhua

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