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Français>>EconomieMise à jour 14.06.2011 08h38
Les problèmes de sécurité ne doivent pas décourager les investisseurs chinois

Charlene Barshefsky, une ancienne représentante des États-Unis dans le domaine commercial, a reconnu samedi que les États-Unis pourraient bien être trop préoccupés par la sécurité nationale dès lors qu'il s'agit d'investissements étrangers, mais que les investisseurs chinois doivent malgré tout faire preuve de détermination dans ce domaine.

« Je pense que le problème pour les États-Unis, comme pour de nombreux pays, dont la Chine, concerne certains secteurs considérés comme très sensibles pour des raisons de sécurité nationale », a expliqué Barshefsky, ajoutant que le pétrole et le gaz et les télécommunications étaient parmi ceux-là.

Selon cette dernière, les États-Unis n'adoptent pas des critères économiques pour évaluer les investissements, mais uniquement des critères de sécurité nationale.

Elle a ainsi expliqué que peu d'autorités économiques étaient impliquées dans le processus, et au contraire, que de nombreuses agences de défense participaient à l'évaluation. Il ne s'agit donc pas d'une décision économique lorsqu'une entreprise chinoise voit son investissement refusé.

« C'est un sujet dont la Chine et les États-Unis devraient discuter », a expliqué Barshefsky.

Chen Deming, le ministre chinois du Commerce, a déclaré au mois de mai que les investissements chinois aux États-Unis n'étaient pas les bienvenus, en grande partie à cause de cette évaluation de sécurité.

Le montant total des investissements non-financiers de la Chine à travers le monde en 2010 s'est élevé à 59 milliards de dollars, dont seulement 2,4 % aux États-Unis, selon le China Business News.

Une série d'entreprises chinoises n'ont pas été retenues lors de l'évaluation menée par la Commission américaine sur les investissements étrangers (CFIUS), un groupe placé sous l'autorité du Trésor, conduisant des examens réguliers des entreprises chinoises essayant de se développer aux États-Unis par des fusions-acquisitions.

China National Offshore Oil Co n'a ainsi pas obtenu l'autorisation d'acquérir une société pétrolière américaine. Une entreprise sidérurgique n'a également pas pu investir dans l'industrie des barres d'acier à haute adhérence aux États-Unis. Le producteur de produits électroniques chinois Huawei Technologies Co Ltd a obtenu l'autorisation d'acquérir une petite entreprise électronique américaine, mais deux ans plus tard, a été sommé de se « retirer ».

Barshefsky a ajouté que de nombreux secteurs aux États-Unis n'étaient pas sensibles et qu'ils attendaient avec impatience les investissements de la Chine.

« Les entreprises chinoises ne devraient pas considérer les difficultés initiales comme de sérieux problèmes ou les réduire à de simples différences de philosophies politiques. »

Elle a ainsi remarqué que lorsque les entreprises japonaises ont commencé à investir aux États-Unis dans les années 70, la controverse fut identique et les Américains adoptèrent la même attitude.

« Le Japon est aujourd'hui l'un des plus grands investisseurs aux États-Unis, a rappelé Barshefsky. Donc parfois il faut juste se dire “ils s'y habitueront” », a-t-elle expliqué, notamment lorsque les apports positifs seront clairs.

Elle a également expliqué que lorsque des sociétés investissent dans des pays étrangers, elles doivent connaître les lois et règlements tant au niveau national que régional.

« Mon conseil à la Chine : nous pouvons ajuster nos procédures d'approbation, nous pouvons négocier lorsqu'une opportunité d'investissement se présente, nous pouvons trouver une solution ensemble », a déclaré Barshefsky.

Elle a également conseillé que la Chine et les États-Unis discutent avant d'annoncer leur intention de négocier, car une fois que les discussions deviennent publiques, la marge de manœuvre est plus limitée.

Source: China.org.cn

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