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Français>>EconomieMise à jour 31.05.2011 13h19
La Chine le Japon et la Corée du Sud progressent lentement vers un accord de libre-échange

La Chine, le Japon et la Corée du Sud coopèrent étroitement, mais des obstacles demeurent sur la voie de la conclusion d'un accord de libre échange.

Lors de la quatrième réunion trilatérale des dirigeants de ces trois pays, qui vient juste de s'achever, les trois pays se sont mis d'accord pour accélérer le processus vers la conclusion d'un accord de libre-échange (ALE).

Favoriser la conclusion d'un accord de libre-échange en ce moment est significatif, essentiellement parce que des changements majeurs sont intervenus dans l'économie du monde après la crise économique mondiale, et le Japon et la Corée du Sud espèrent fortement « profiter » de la montée en puissance de l'économie de la Chine.

En 2010, la taille globale de l'économie chinoise a dépassé celle du Japon pour devenir la deuxième plus grande économie du monde. Le développement économique rapide soutenu de la Chine a non seulement créé une forte demande en exportations venant du Japon et de Corée du Sud, mais il a également revitalisé quelques entreprises chinoises grâce l'expansion continue de la production nationale. De même, les entreprises qui ont investi en Chine ont fait de confortables bénéfices et la Chine est devenue la source principale de profits pour plusieurs de ces entreprises.

Le vaste marché de la Chine a longtemps été considéré comme un moyen de régénération économique et d'avancement par le Japon et la Corée du Sud.

Qui plus est, les problèmes économiques qui ont résulté du tremblement de terre, du tsunami et de l'accident nucléaire ont forcé le Japon à réexaminer l'importance de cet accord de libre-échange. Le produit intérieur brut (PIB) du Japon a chuté de 0,9% lors du premier trimestre de 2011 et le Japon a un besoin urgent de l'appui de son voisin dans ses efforts de rétablissement et de reconstruction. La conclusion de cet ALE avec la Chine et la Corée du Sud permettrait au Japon d'établir des relations commerciales économiques et plus étroites avec elles et d'établir une base solide pour ce soutien.

Ces dernières années, la structure commerciale des trois pays a connu des changements et il y a eu un développement rapide des échanges intra-industriels et du commerce de biens intermédiaires, témoignant de la volonté de ces trois pays d'approfondir leurs liens économiques.

En 2010, le commerce global entre les trois pays a dépassé le niveau qui était le sien avant la crise financière, et la Chine est devenue le plus grand partenaire commercial du Japon et de la Corée du Sud. En outre, le Japon et la Corée du Sud sont également devenus une source importante d'investissements directs étrangers, la quantité cumulée de ces investissements ayant atteint plus de 120 milliards de Dollars US. De plus, après 12 séries de négociations conduites depuis 2005, la Chine, le Japon et la Corée du Sud ont accéléré les discussions pour un accord d'investissement tripartite, qui offrira un système de protection pour la coopération ultérieure en matière d'investissements.

Après la crise financière, l'Asie de l'Est, une des régions économiques les plus dynamiques du monde, est devenue un des moteurs principaux de la reprise économique mondiale. En tant que géants de l'Asie de l'Est, le poids économique des trois pays représente non seulement 70% de toute l'économie de l'Asie, mais également 20% de l'économie mondiale. Si l'ALE peut être conclu, les relations entre la Chine, le Japon et la Corée du Sud seront optimisées et les capacités concurrentielles des trois pays en seront renforcées.

Mais bien que l'idée d'un ALE trilatéral existe depuis des années, son processus de mise en application a été lent.

Il y a trois raisons à ceci :

D'abord, il y a une grande différence entre les trois pays, s'agissant de leur niveau de développement économique. En termes de PIB, la Chine est en tête, suivie du Japon et de la Corée du Sud ; mais en termes de PIB par tête, c'est le Japon qui domine, suivi par la Corée du Sud en deuxième, et la Chine troisième. Si le fossé entre les trois pays, en termes de développement économique, est trop grand, la conclusion d'un accord de libre-échange sera difficile à réaliser.

Ensuite, comparées à la Chine, le Japon et la Corée du Sud ont moins de terres cultivables. La survie de leur agriculture dépend des subventions et de politiques de soutien de leur Gouvernement. Elles peuvent donc légitimement s'inquiéter de la concurrence de Chine si un ALE était conclu. Cependant, si la Chine ne peut tirer aucun bénéfice de son avantage agricole, il sera difficile de garantir une attitude positive de la Chine envers l'entrée en vigueur d'un ALE.

Enfin, il y a encore des facteurs non-économiques retardant le lancement de cet ALE, tel que des conflits territoriaux et le processus de dénucléarisation de la Péninsule Coréenne. Sans compter que quelques hommes politiques japonais persistent à essayer de nier les réalités historiques du colonialisme japonais, ce qui blesse les sentiments des Chinois et des Sud-coréens et rend difficile la conclusion d'un ALE.

Cependant, il est important d'accélérer le rythme vers le lancement de cet ALE trilatéral. Bien que les trois pays aient des différences dans leur développement économique et leurs systèmes politiques, et qu'il y ait aussi des conflits entre les intérêts économiques et politiques de ces trois pays, tant qu'ils feront preuve d'une compréhension complète et adopteront une attitude coopérative positive, on peut prédire un avenir lumineux à cet ALE.

L'auteur, Fan Ying, est professeur à l'Université Chinoise des Affaires Etrangères

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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