Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>EconomieMise à jour 18.05.2011 17h06
Le commerce sino-égyptien touché par l'incertitude de la situation en Egypte

La période de transition que connaît l'Egypte a vu de nombreuses entreprises chinoises reporter leurs affaires.

Les investissements et les exportations chinoises vers l'Egypte vont probablement fortement chuter cette année.

Cela après que l'agitation récente dans ce pays d'Afrique ait refroidi la confiance des épargnants et ait ajouté le spectre du protectionnisme commercial, a indiqué un haut fonctionnaire du Ministère chinois du commerce. Cependant, dans une perspective à long terme, les perspectives pour les liens économiques et commerciaux Sino-Égyptiens redeviendront plus positives, quand la situation politique en Egypte se stabilisera et que l'environnement d'investissement s'améliorera pour les entreprises étrangères, a dit Ma Jianchun, un conseiller-ministre à l'ambassade de Chine au Caire. L'ancien président de l'Egypte, Hosni Moubarak, a démissionné après 18 jours de protestations anti-gouvernementales. L'incertitude politique qui a suivi a plongé l'économie de la nation dans le chaos.

« Des perspectives politiques ambiguës et les inquiétudes soulevées par une économie défaillante ont accru les inquiétudes parmi les entreprises chinoises, et ou elles se sont mises de côté d'elles-mêmes, ou ont retardé leurs projets d'investissement. Les investissements de la Chine en Egypte vont connaître un fort déclin cette année », a dit M. Ma.

L'utilisation du protectionnisme commercial par l'Egypte contre les exportations chinoises augmentera probablement, car le gouvernement égyptien subit une pression intérieure croissante pour limiter les importations et protéger les industries locales, a t-il ajouté.

L'économie de l'Egypte s'est contractée d'environ 7% entre janvier et mars, et un rapport du Fonds Monétaire International a prévu un croissance d'un tout petit 1% cette année. C'est un contraste énorme avec 2010, quand l'économie s'était développée de 5,1%.

Dans les jours qui ont suivi les manifestations de protestations anti-Moubarak en janvier, la livre égyptienne a chuté plus de 2% contre le Dollar à son niveau plus bas en six ans.

Le taux de chômage de la nation et le niveau d'inflation ont tous les deux monté au-dessus de 10%, et sont sont restés obstinément hauts. Bien que le gouvernement de transition ait pris des mesures pour faire reprendre les investissements étranger, « l'instabilité politique, une situation macro-économique en détérioration et les appels croissants du public pour une augmentation des revenus représentent un défi pour beaucoup de sociétés chinoises, telles que le coût de la main-d'oeuvre, des activités inefficaces, et des risques de sécurité croissants », a dit M. Ma.

Liu Aimin, Directeur général de China-Africa TEDA Investment Co Ltd au Caire, a dit au China Daily que beaucoup de sociétés chinoises adoptent une attitude « attendons et voyons », et sont peu susceptibles d'investir davantage en Egypte à court terme.

L'entreprise de M. Liu et le gouvernement égyptien ont créé la Zone de Coopération Commerciale Economique de Suez en 2009. C'est l'un des sept parcs industriels que la Chine a construits en Afrique dans le but de faciliter les investissements.

La zone a absorbé 90% des investissements chinois qui sont entrés en Egypte depuis qu'elle a commencé ses opérations.

Les investissements de la Chine en Egypte ont augmenté ces dernières années. De 2007 à 2009, ils sont passés de 5,36 millions à 90 millions de Dollars US. Mais les chiffres ont chuté l'année dernière de 44% à 50,23 millions de Dollars US. La plupart des investissements chinois sont allés dans des secteurs tels que le textile, la construction automobile, le raffinage du pétrole et l'énergie électrique.

M. Ma est confiant au sujet du futur des investissements chinois en Egypte. « Quand le nouveau gouvernement prendra les commandes, l'environnement d'investissement sera plus transparent et normalisé et les investissements de la Chine récupéreront et augmenteront ».

Photo : Un employé observe le coton enroulé sur des bobines dans une usine de Mahalla, en Egypte, en septembre 2010. L'Egypte exporte principalement du pétrole brut et du coton.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
L'UE dépasse le Japon et devient la plus grande source d'importations de la Chine entre janvier et avril
Le président chinois promet de faciliter les investissements européens
Comment traiter les traumatisms post-séisme
Le vol d'oeuvres d'art à la Cité Interdite doit déclencher une alarme
Le siècle de l'Asie est-il devant nous ?
Comment créer un "royaume idéal sur Internet" ?
Les Etats-Unis doivent évaluer à sa juste valeur la contribution du Pakistan à la lutte anti-terrorisme