Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>EconomieMise à jour 13.04.2011 17h16
Analyse : les BRICS apportent un équilibre mondial

Les efforts actifs des pays émergents contribuent à une meilleure gouvernance et une distribution plus équitable des richesses mondiales.

Le troisième sommet réunissant les BRICS doit avoir lieu dans la ville balnéaire de Sanya cette semaine.

L'Afrique du Sud rejoindra pour la première fois le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine. Les dirigeants de ces pays vont échanger des idées sur les questions économiques et financières.

L'ascension constante des pays en développement, par exemple ceux du groupe des BRICS, marque un changement significatif du paysage économique et politique mondial et devrait avoir un large impact sur le développement du monde.

Dans le système économique et politique dominé par les puissances occidentales, la richesse mondiale et le pouvoir n'ont pas fait l'objet, pendant longtemps, d'une répartition équitable entre pays développés et pays en développement. Toutefois, des changements subtils sont intervenus au cours des vingt dernières années et notamment depuis la crise financière de 2008.

L'économie américaine semble se rétablir, mais le taux de chômage de la première économie mondiale avoisine toujours les 8,5 % et son déficit financier demeure élevé. Les pays européens éprouvent des difficultés à maîtriser leur dette souveraine et le Japon, qui n'est pas complètement parvenu à s'extraire de la stagnation économique qu'il connaît depuis plusieurs décennies, doit à présent se relever du tremblement de terre et du tsunami qui viennent de le frapper.

Au contraire, les pays en développement ont surmonté l'effet de la crise financière mondiale et sont parvenus à maintenir une croissance économique solide. Selon une estimation du Fonds monétaire international (FMI), la croissance économique des pays émergents a atteint 7,1 % en 2010 et devrait enregistrer 6,4 % de hausse en 2011.

Le fait que l'économie mondiale ait pu échapper à une récession de l'ampleur de celle des années 20 ou 30 doit être en partie attribué à la coordination des politiques macroéconomiques des membres de la communauté internationale et à leurs efforts concertés pour résister à la tentation protectionniste. La croissance importante qu'enregistrent certains marchés émergents a également joué un grand rôle dans la sortie de crise de l'économie mondiale, qui aurait sinon très certainement connu une longue période de récession.

Grâce au dynamisme de certaines économies émergentes, la richesse mondiale est répartie de façon plus équilibrée. Il y a 20 ans, le G7 réunissant les pays industrialisés représentait plus de 70 % du PIB mondial, alors que ce chiffre n'est aujourd'hui que de 50 %. Alors que les pays développés connaissent un certain déclin économique, les pays en développement représentent une part de plus en plus importante de l'économie mondiale.

L'influence la plus importante qu'ont les pays émergents, notamment les BRICS, sur le monde est leur participation à l'effort global de bonne gouvernance.

Dans la période qui a suivi la fin de la Guerre froide, la communauté internationale a fait face à une série de menaces et défis, allant des catastrophes naturelles aux épidémies en passant par le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Éviter les crises économiques et financières est également l'une de ses premières préoccupations. Afin de mieux résoudre ces problèmes, il est indispensable que se mette en place une coopération entre les membres de la communauté internationale. Lors du sommet de Pittsburgh qui s'est tenu en septembre 2009, les pays du G20 ont trouvé un consensus visant à remplacer le G7 par le G20 comme enceinte de négociation et de résolution principale des questions économiques et financières mondiales, une décision qui reflète le fait qu'outre l'action des pays développés, la coopération entre ces derniers et les économies émergentes est essentielle au règlement des gros dossiers internationaux.

Les membres des BRICS, en tant que représentants des pays en développement, ont joué un rôle irremplaçable dans la résolution des problèmes économiques et financiers mondiaux. L'augmentation du nombre de représentants et de voix au sein du FMI et de la Banque mondiale au profit de certains pays émergents souligne cette évolution. C'est également le premier pas effectué par la communauté internationale vers la réforme du système financier mondial, depuis longtemps controversé.

Dans le cadre de leur participation active à l'effort mondial de mise en place une bonne gouvernance, les pays émergents se sont joints à la lutte contre le changement climatique, et ce, depuis le début des années 90 et ont contribué à l'adoption de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (UNFCCC), du protocole de Tokyo et autres accords. Néanmoins, quelques documents ne suffisent pas à résoudre le problème du changement climatique, un problème complexe qui ne pourra être résolu que par la mise en place d'un nouveau mécanisme international.

Les BRICS ont joué un rôle important lors des conférences de Copenhague et de Cancún et continueront sur cette voie.

L'ascension des pays émergents devrait participer à la mise en place d'un ordre politique et économique international plus juste et plus raisonnable.

Tout en facilitant le développement économique international, la mondialisation a également eu des effets divers et variés sur les pays, aggravant la polarisation de la richesse mondiale entre les nations riches et pauvres. L'émergence de ce groupe de pays en développement est le résultat de leurs efforts inlassables de développement autonome au cours des dernières décennies.

Leurs expériences dans ce domaine, qu'elles aient été des réussites ou des échecs, seront sans aucun doute des leçons précieuses pour les autres pays en développement. Dans un même temps, leurs efforts de participation à la gouvernance internationale, qui visent à prendre davantage en considération les intérêts des nations en développement, contribueront à favoriser un développement économique mondial plus équilibré et orienteront les relations internationales dans une direction plus raisonnable.

Le sommet de Sanya devrait affermir les consensus existant entre les BRICS, renforcer la coordination mutuelle et approfondir la coopération mutuelle afin que le groupe joue un plus grand rôle sur la scène internationale.

Le président chinois participe au sommet du BRICS 2011


Source: China.org.cn

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le PM chinois s'entretient au téléphone avec le PM japonais sur les relations bilatérales et la situation depuis le séisme
Le vice-président chinois appelle à la stabilité en Asie de l'Ouest et en Afrique du Nord
Le sommet du BRICS, un rendez-vous faisant époque (partie I)
La crise nucléaire au Japon et l'avenir de l'énergie nucléaire
La guerre en Libye est devenue une « patate chaude » pour l'Occident
Les chiffres des dépenses de sécurité publique de la Chine déformés par les médias étrangers
La Chine et l'Inde, moteurs de la croissance asiatique