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Français>>EconomieMise à jour 14.01.2011 16h54
Boeing et l'industrie chinoise de l'aviation, deux destins entremêlés

David Langridge estime que son travail l'emmène « autour du monde », sans pour autant avoir à monter dans un avion.

Chauffeur chez Boeing Commercial Airplanes, David Langridge emmène les invités du plus grand fabricant d'avions du monde entre leurs hôtels et les sites de Boeing situés dans les villes de banlieue comme Everett ou Renton.

Ici, les invités – pilotes, mécaniciens, ingénieurs et dirigeants de compagnies aériennes- travaillent avec le personnel de Boeing pour faire inspecter leurs nouveaux avions, améliorer leurs compétences en matière de maintenance des avions ou développer leur expertise dans la gestion des aéroports.

Et nombre de ses invités venant des quatre coins du monde sont Chinois.

« Avec eux, c'est comme si je voyageais autour du monde », a dit M. Langridge.

La Chine est une destination fréquente pour les responsables commerciaux de haut niveau de Boeing.

Ainsi, James F. Albaugh, Vice-président exécutif de Boeing Company, a-t-il visité trois fois la Chine depuis qu'il est devenu président et PDG de Boeing Commercial Airplanes en septembre 2009.

« J'aime à penser que nous (Boeing et la Chine) sommes partenaires », a dit M. Albaugh. « Nous avons travaillé avec la Chine pour développer son industrie de l'aviation, ses infrastructures d'aviation, et nous continuons à dépendre d'eux comme, je l'espère, ils dépendent de nous ».

Il existe une confiance dans la croissance du marché en Chine pour les avions de Boeing, malgré la concurrence de l'avionneur européen Airbus et les efforts de la Chine pour étendre ses voies ferrées à grande vitesse et construire ses propres avions régionaux ou de grande taille.

Il a été dit à M. Albaugh lors de sa première visite en Chine que le pays avait besoin d'acheter 200 appareils par an. Mais il n'est pas d'accord. « De mon point de vue, les besoins devraient être bien plus élevés, proches de 300 », a-t-il dit.

En étant passé par divers cycles économiques et défis commerciaux pendant près de six décennies, Randy Tinseth, Vice-président du marketing chez Boeing Commercial Airplanes, a dit que les voyages en avion avaient toujours un potentiel de croissance d'environ 5% par an, non seulement du fait des forts liens entre les voyages aériens et l'économie, mais aussi du fait de la curiosité naturelle des gens et de leur besoin de voyager.

Depuis qu'il est venu la première fois en Chine au début des années 1990, Randy Tinseth a fait plus de 30 voyages, se rendant compte des énormes changements intervenus dans le paysage de Shanghai, mais ayant aussi fait l'expérience d'une conduite « plus compliquée » sur les voies de Beijing.

Aujourd'hui, Boeing compte 31 clients en Chine, utilisant environ 870 avions Boeing. De plus, M. Tinseth a reconnu que près de 190 millions de Chinois volaient sur des avions Boeing.

Il y a deux mois, il a annoncé à Beijing que son entreprise prévoyait que la Chine aurait besoin de 4 330 nouveaux avions commerciaux, d'une valeur de 480 milliards de Dollars US, lors des vingt prochaines années.

Pour dire les choses plus brièvement, d'ici vingt ans, plus de 40% de tous les voyages commenceront et finiront à l'intérieur du marché Asie-Pacifique, a dit M. Tinseth, et la Chine représente environ 40% de cette demande. « C'est l'idée que nous nous faisons du rôle important que l'Asie, ainsi que la Chine, joueront », a-t-il dit.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de sous-estimer la puissance du tourisme, tant intérieur qu'à l'extérieur de la Chine. Et je sais que dans le 12e Plan quinquennal (2011-2015), l'importance du tourisme va s'accroitre », a-t-il dit.

M. Tinseth a dit que son équipe et lui étaient parfaitement conscients de l'ambitieux plan de la Chine de développer d'un système de voies à grande vitesse. Boeing considère ce projet à la fois comme une concurrence, mais aussi comme un complément.

Son équipe de recherche a examiné le plan de développement du rail à grande vitesse. Ils en ont conclu que les liaisons ferrées à grande vitesse attireront un flux plus important de passagers entre deux villes situées à 800 km.

Entre 800 et 1 200 km, il est probable que les passagers potentiels pèseront le pour et le contre pour choisir entre l'avion et le train.

Mais ils pensent qu'au-delà de 1 200 km, la plupart des passagers opteront pour l'avion, car la richesse personnelle augmente et que le temps devient plus important, a dit M. Tinseth.

« Il y a des défis pour tous les types de transport », a-t-il dit, remarquant aussi que certains terminus de voies ferrées à grande vitesse sont situées en dehors du centre des villes. « Les compagnies aériennes et les compagnies ferroviaires doivent travailler ensemble ».

Mais la présence de Boeing en Chine va beaucoup plus loin que seulement vendre des avions.

« Il n'y a pas un seul des avions que nous construisons qui ne comporte pas de pièces fabriquées en Chine », a dit M. Albaugh.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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