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Français>>EconomieMise à jour 15.11.2010 10h21
Mise en place de changements destinés à freiner les influx de capitaux spéculatifs

Les institutions étrangères ayant une présence en Chine ne seront désormais autorisées à acheter des propriétés commerciales que pour leur propre utilisation, et cela devra en plus se faire dans la ville où elles sont enregistrées.

D'après le Securities Times de Shenzhen, cette décision que le gouvernement va prendre a pour but d'empêcher autant que faire se peut l'influx de ce qu'on appelle les capitaux spéculatifs.

Le Ministère du Logement et du Développement Urbain-Rural et l'Administration d'Etat des Changes ont publié une note décrivant les grandes lignes de ces règles, qui n'autoriseront de même les étrangers vivant en Chine à n'acheter des logements que pour leur propre usage, a dit vendredi le journal, citant des sources anonymes.

Mais le journal n'a pas précisé quand ces mesures entreraient en vigueur.

Aucun des ministères concernés n'a commenté ces nouvelles vendredi.

D'après les analystes, ces mesures devraient être mises en place pour freiner les influx de capitaux spéculatifs sur le marché immobilier.

Par capitaux spéculatifs, on entend des fonds qui entrent dans un pays pour tirer avantage de situations comme des taux d'intérêts favorables et les hauts bénéfices qui en découlent. Ce genre d'argent spéculatif est considéré comme rendant les économies plus volatiles.

La possibilité de voir un Yuan plus fort et de plus hauts taux d'intérêt ont alimenté les flux de capitaux étrangers vers la Chine, disent les analystes.

Les économies émergentes ont besoin de mesures de contrôle pour gérer les flux de ce type d'argent pour assurer leur stabilité économique à l'heure où les Etats-Unis mettent en place une politique monétaire ultra-souple, a dit Joseph Stiglitz, un lauréat du Prix Nobel d'économie, dont les propos ont été rapportés mardi dernier par Reuters.

La société immobilière américaine Jones Lang LaSalle a publié vendredi dernier une enquête qui a montré que le chiffre impressionnant de 76% des investisseurs devraient être des acheteurs secs dans la Région Asie-Pacifique durant les douze prochains mois.

D'après Grant Ji, directeur du Département Investissements de l'agence immobilière Savills (Beijing), la façon dont les « institutions étrangères » seront définies dans les nouvelles règles sera cruciale.

« Si les institutions étrangères dont l'activité principale est l'investissement dans les actifs sont aussi comprises dans cette nouvelle mesure, l'influence de celle-ci sera énorme », a dit M. Ji.

Wei Dong, directeur de la Recherche chez DTZ (Chine du Nord) a quant à lui dit que cette nouvelle politique va restreindre davantage encore les possibilités pour les investisseurs institutionnels étrangers.

« Du fait que le gouvernement central a lancé une série de mesures destinées à limiter les achats et les investissements dans les logements à usage d'habitation, un montant croissant de capitaux immobiliers s'est tourné vers les secteurs des bureaux et du détail. La mise en place de cette nouvelle politique limitera aussi leurs investissements dans le secteur de l'immobilier commercial », a dit M. Wei.

En septembre, la Citic Capital Holdings Ltd de Hong Kong a investi 1,5 milliards de Yuans (224 millions de Dollars US) dans un projet immobilier commercial à Changsha, dans la province du Hunan. Et Everbright Ashmore (Beijing) Real Estate Investment Consultancy Co Ltd, la branche investissement immobilier de China Everbright Ltd, dont le siège est à Hong Kong, a investi dans un projet commercial à Chongqing.

Mais pour Gan Meilan, associé de la société américaine d'investissement Prax Capital, leurs activités ne devraient pas être affectées par la nouvelle politique, car l'entreprise n'investit pas dans le secteur commercial. Comme d'autres sociétés d'investissement privées, Prax Capital a pris part à l'étape de développement de projets immobiliers, un secteur qui n'a pas été touché par les mesures gouvernementales.

Les sociétés américaines d'investissement privées Blackstone et Aetos ont de leur côté investi 50 millions de Dollars US dans des projets immobiliers à Dalian, dans la province du Liaoning, par le biais d'un investissement en participation dans des promoteurs immobiliers locaux.

« Ce genre de tendance semble plutôt net –davantage de fonds immobiliers et de sociétés d'investissements étrangers préfèrent développer des projets ensemble avec des sociétés immobilières locales, plutôt que d'acheter des bâtiments de bureaux déjà existants », a dit M. Ji. « Pour les investisseurs institutionnels étrangers, une autre façon majeure de court-circuiter les politiques de restriction est d'établir des fonds libellés en Yuans ».

Par exemple, Blackstone, a déjà collecté plus de la moitié de l'argent de son premier fonds depuis qu'elle a commencé à collecter des capitaux l'année dernière. Antony Leung, le président du groupe pour la zone Greater China, a dit être confiant dans les capacités de l'entreprise à collecter 5 milliards de Yuans pour son premier fonds dans le pays.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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