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Français>>EconomieMise à jour 12.11.2010 10h33
La poussée de l'inflation met la pression sur les décideurs politiques

En octobre, l'inflation a atteint son plus fort niveau depuis 25 mois en Chine, à 4,4% d'une année sur l'autre, en même temps que le montant des nouveaux prêts bancaires a dépassé les prévisions du marché, accroissant la pression sur les décideurs politiques chinois pour tenter de juguler l'inflation.

L'augmentation des prix de l'alimentation a fait monter l'Index des Prix à la Consommation (IPC), jauge majeure de l'inflation, plus haut que les prévisions du marché à 4% environ, et encore plus haut qu'en septembre, où il était à 3,6%.

De janvier à octobre, l'IPC en Chine a augmenté de 3% d'une année sur l'autre, atteignant le niveau maximal prévu par le gouvernement pour l'année entière, a précisé jeudi le Bureau National des Statistiques.

« La Chine doit faire davantage pour maintenir l'inflation de cette année en dessous de l'objectif maximal », a dit le porte-parole du BNS, Sheng Laiyun.

Le prix des produits alimentaires, qui compte pour un tiers de l'éventail de produits utilisé pour calculer l'IPC de la Chine, a augmenté de 10,1% d'une année sur l'autre en octobre, du fait de l'augmentation des prix sur les marchés agricoles mondiaux et de fréquentes catastrophes naturelles survenues dans le pays, a précisé M. Sheng.

Quant aux prêts bancaires, bien que le montant des nouveaux prêts accordés ait baissé à 587,7 milliards de Yuans (88,5 milliards de Dollars US) en octobre par rapport aux 595,5 milliards de Yuans de septembre, les chiffres de ce mois restent tout de même supérieurs aux estimations du marché, qui étaient inférieures à 500 milliards de Yuans.

D'après M. Sheng, la pression liée à de nouvelles hausses de prix augmente, et les politiques d'assouplissement quantitatif mises en places par certains pays vont alimenter davantage encore les risques d'inflation.

Pour les analystes, ces politiques d'assouplissement quantitatif vont exacerber le problème de l'excès de liquidités, avec pour résultat de nouveaux influx de capitaux spéculatifs vers les economies émergentes comme la Chine, et pourraient compliquer les mesures chinoises de lutte contre l'inflation.

Pire encore, la différence croissante du niveau des taux d'intérêt entre la Chine et les autres économies majeures pourrait attirer davantage de capitaux spéculatifs vers la Chine.

Le gouvernement chinois a pris des mesures pour calmer l'inflation tout en maintenant l'élan de son économie après la crise financière.

Et de son côté, la Banque centrale chinoise a, dans ses derniers efforts pour limiter la quantité de liquidités, relevé les taux d'intérêt de référence le mois dernier et enjoint mercredi les banques à mettre de côté plus de réserves.

La décision de la Banque centrale de relever le taux de réserve obligatoire plutôt que de relever les taux d'intérêt montre que les décideurs politiques sont sensibles au problème de la hausse des taux, car cela pourrait déclencher de nouveaux influx de capitaux spéculatifs, a dit Zhao Xijun, professeur de finances à l'Université Renmin.

Mais pour Zuo Xiaolei, économiste chez China Galaxy Securities, « Il est très probable que la Banque centrale relève à nouveau les taux d'intérêt avant la fin de l'année ».

La priorité principale de la Chine est d'éviter les influx de capitaux spéculatifs, a dit Xia Bin, directeur de l'Institut de Recherche Financière, qui dépend du Centre de Recherches sur le Développement du Conseil des Affaires de l'Etat.

M. Zuo partage le point de vue de M. Xia, ajoutant qu'une hausse des taux d'intérêt couplée à un renforcement des contrôles sur les capitaux pour lutter contre les influx de capitaux spéculatifs est propre à freiner l'inflation.

Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque centrale, a pour sa part déclaré vendredi que les régulateurs chinois travailleraient pour éviter les influx anormaux de capitaux en renforçant les contrôles sur les changes et en maintenant le total des liquidités à un niveau adéquat.

L'Administration d'Etat des Changes s'est également engagée à accroître les contrôles sur les entreprises spécialisées dans le change afin de limiter les influx de capitaux spéculatifs.

Certains économistes ont déclaré que la Chine devrait aussi réformer son système de calcul de l'IPC, qu'ils jugent dépassé et trompeur s'il est utilisé comme un indicateur pour la prise de décisions.

Les calculs de l'IPC chinois prennent 1993 comme année de base.

« Après vingt années de développement, le système de calcul de l'IPC est dépassé », a dit Yi Xianrong, chercheur à l'Institut des Finances et de la Banque de l'Académie chinoise des Sciences Sociales.

« Le système doit être amélioré pour s'adapter aux nouvelles conditions », a-t-il ajouté.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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