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Français>>EconomieMise à jour 02.11.2010 15h07
Le secteur chinois de l'automobile va accélérer sa transformation

Les autorités chinoises sont en train de faire avancer les réformes pour l'industrie automobile du pays afin d'exploiter sa position de plus en plus importante sur le marché mondial.

En septembre, le Conseil des Affaires d'Etat a publié des directives visant à favoriser les fusions et acquisitions pour six industries-clés. Le secteur de l'automobile a été classé en première position, suivi par l'acier, le ciment, les machines-outils, l'aluminium électrolytique et les terres rares.

Le Ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information est également en train d'élaborer des directives détaillées pour les fusions-acquisitions dans le secteur de l'automobile, qui doivent arriver d'ici la fin de cette année, a dit Miao Wei, le Vice-ministre.

Il a dit que les directives encourageraient et aideraient à réaliser des fusions et coopérations entre des acteurs puissants et capables, et à travers diverses régions, voire sur les marchés étrangers. La restructuration devrait avoir pour résultat de rendre l'industrie plus resserrée, plus puissante et plus solide.

L'année dernière, la Chine a dépassé les Etats-Unis pour devenir le plus grand marché automobile du monde grâce à des ventes florissantes.

A l'heure actuelle, plus de 130 entreprises grandes ou petites réparties dans 27 provinces se partagent le secteur automobile fragmenté du pays. Mais sur le segment bas du marché, la compétition est féroce, disent les analystes.

Les fabricants d'automobiles chinois devraient être suffisamment puissants pour agir en tant qu'acteurs de niveau national, et pas comme des producteurs régionaux de véhicules, avant de vouloir s'aventurer de manière ambitieuse à l'extérieur de la Chine, a dit Yin Jiaxu, Président du Conseil d'administration de Chang'an Automotive (Group).

Ces dernières directives permettront d'écarter de façon significative certains obstacles en matière de politiques existant dans différentes régions, afin de bâtir un véritable environnement national pour les fusions-acquisitions, a dit M. Miao.

Déjà, le Conseil des Affaires d'Etat avait, en mars 2009, dit que la Chine espérait renforcer son industrie automobile en réduisant le nombre des entreprises du secteur par le biais de fusions.

Le gouvernement envisage de réduire le nombre des grands fabricants automobiles, qui comptent pour plus de 90% des ventes et de la production domestiques, de 14 à 10 d'ici 2011, avec une capacité de production annuelle de 2 millions d'unités, suivis de quatre ou cinq autres ayant une capacité de production d'un million d'unités.

Les nouvelles directives devraient relever les exigences pour les deux ou trois plus grosses entreprises du secteur ayant une capacité de production annuelle de plus de 3 millions d'unités, tandis que le deuxième rang constitué de quatre ou cinq fabricants devrait produire plus de 1,5 millions d'automobiles par an.

D'après les analystes, les directives, qui encourageront les fusions-acquisitions au sein des constructeurs automobiles chinois sans limitations en ce qui concerne les différentes régions et propriétés, et qui apporteront aussi un soutien aux achats d'actifs ou de marques en dehors du pays, constitueront une étape importante pour l'industrie automobile chinoise.

Guangzhou Auto est l'un des premiers groupes à s'étendre sur le plan national suivant le plan du gouvernement. En mai dernier, l'entreprise a acquis une participation de 29% dans le fabricant de petits SUV (véhicules utilitaires sport) Hunan Changfeng Motor Co, coté à la Bourse de Shanghai, pour près de 1,2 milliards de Yuans (179,4 millions de Dollars US), faisant de lui le plus gros actionnaire.

Il a aussi signé un accord de cooperation stratégique avec le fabricant de minibus de Hangzhou Gonow en avril dernier, pour restructurer les actifs concernés de Gonow et établir une coentreprise à 51-49.

Zhang Fangyou, président de Guangzhou Auto, a dit que le groupe espérait étendre sa capacité et renforcer ses capacités de recherche et de développement par le biais de fusions-acquisitions.

L'accès à des bases de fabrication et à des marchés dans différentes régions par l'intermédiaire d'acteurs locaux est ainsi plus facile et plus fiable que par l'investissement direct dans la construction d'usines, a dit M. Zhang.

Les entreprises privées chinoises ont aussi commencé à se tourner vers les marchés extérieurs et certaines d'entre elles sont même capables de sortir de Chine, a dit Li Mingguang, fonctionnaire au Ministère du Commerce.

L'année dernière, BYD Auto, dans laquelle a investi Warren Buffet, a acquis la totalité des participations dans Hunan Midea Coach, un fabricant de bus en difficulté de Changsha, pour 60 millions de Yuans.

Et en mars de cette année, le Zhejiang Geely Holding Group, le No 10 des fabricants d'automobiles chinois, a également conclu un accord pour racheter la marque suédoise de véhicules de luxe Volvo, en déclin, au géant américain Ford pour 1,8 milliards de Dollars US, réalisant ainsi le plus gros achat chinois à l'étranger dans le domaine automobile.

D'après les analystes, le fait que Geely ait réussi à acheter Volvo est signe que les fabricants automobiles privés seront aussi une puissante force dans les fusions-acquisitions à l'étranger.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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