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Français>>EconomieMise à jour 09.07.2010 09h51
Des contrats de travail collectifs pour mieux protéger les droits des employés

En tant que partie d'un mécanisme de négociation efficace entre les employés et les employeurs, les contrats collectifs pourraient contribuer à apaiser les conflits du travail qui ont touché différentes parties du pays, a dit jeudi la Fédération des Syndicats de la Chine Entière (FSCE).

« La signature des contrats collectifs est capitale pour la protection des droits des employés car elle ... leur fournit un cadre légal pour négocier avec leurs employeurs », a déclaré Li Shouzhen, porte-parole de la FSCE.

Ce canal donne aux employés plus de pouvoir de discussion et leur permettra d'essayer d'obtenir de meilleurs salaires tout en voyant leurs droits mieux protégés, sans à avoir, pour cela, à se mettre en grève ou à recourir à d'autres mesures extrêmes, a dit M. Li.

Mais il faudra d'abord, afin de rendre obligatoire l'établissement de ce mécanisme par les entreprises dont la plupart de celles qui sont de taille petite ou moyenne ne disposent pas, passer par la loi.

A l'heure actuelle, aucune loi en Chine n'exige en effet des entreprises des signer des contrats collectifs avec leurs employés, ce qui explique pourquoi elles ne sont guère motivées pour le faire.

« Mais si nous rendons cela obligatoire et établissons des sanctions à l'encontre des contrevenants, je pense que les employés seront dans une position bien plus forte », a dit M. Li.

Ces dernières semaines, des employés de fabricants de pièces d'automobiles et d'autres industries en Chine, pour la plupart détenues par des étrangers, se sont mis en grève pour demander de meilleurs salaires, se plaignant que ceux-ci n'étaient plus en phase avec la hausse des prix ou des bénéfices.

Ainsi, les ouvriers d'une usine de moteurs Honda dans la province du Guangdong ont-ils réussi à obtenir une hausse des salaires de 24% après deux semaines de grève le mois dernier. A la suite de cela, Toyota, le plus grand fabricant d'automobiles du monde, a également accepté de discuter de hausses de salaires avec les ouvriers qui s'étaient mis en grève sur une ligne d'assemblage à Tianjin le mois dernier.

On se souvient aussi que le plus grand fabricant de matériel électronique sur contrat du monde, Foxconn Technology Group, avait doublé le salaire de base de ses employés après une série de suicides chez ses employés dans ses usines de Shenzhen, dans le Guangdong.

Lors de cette vague de suicides et de grèves, le syndicat national a été critiqué dans les médias pour n'avoir pas agi suffisamment pour protéger les droits des employés et pour améliorer leurs salaires ou leurs conditions de travail.

M. Li a précisé que la FSCE était en train de renforcer la formation des responsables syndicaux de base afin de les aider à faire appliquer les règles et règlements pour mieux protéger les droits des employés.

Mais, en Chine, les syndicats fonctionnent d'une manière hautement problématique, ce qui explique qu'ils ont en grande partie échoué à soulager les problèmes des employés, dit Li Xiaoping, chercheur à l'Institut d'Administration Publique et de Ressources Humaines de Shanghai.

A la différence de leurs homologues occidentaux, dont la gestion est indépendante, les syndicats chinois reçoivent la plus grande partie de leurs fonds des entreprises où ils se trouvent, dit Li Xiaoping.

« Cela entrave l'indépendance des syndicats, dont les dirigeants se retrouvent dans une position inconfortable. Car, alors qu'ils sont supposés défendre les droits des employés, ils n'osent pas dans le même temps offenser la direction de l'entreprise qui paie leurs salaires », dit-il.

Aussi Li Xiaoping suggère-t-il que les autorités désignent un organisme tiers, indépendant, pour agir en tant que syndicat et représenter de manière efficace les droits des employés.

« Dans le même temps, il devrait y avoir une variété de canaux offerts aux employés pour chercher de l'aide, comme les services gouvernementaux du travail ou les institutions légales, qui pourraient offrir une aide juridique gratuite », dit-il.

La Chine compte 1,7 millions de syndicats de base. Pour Li Xiaoping, ils devraient jouer leur rôle pour s'occuper des demandes des employés et protéger leurs droits, tandis que le système se doit de procéder à une refonte urgente afin d'en assurer l'efficacité.

« Favoriser l'établissement de contrats collectifs est un des moyens possibles », a-t-il ajouté.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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