100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>EconomieMise à jour 11.03.2010 17h18
Les céréales génétiquement modifiées ont encore un long chemin à parcourir

Les produits alimentaires génétiquement modifiés ont encore un long chemin à parcourir avant d'arriver sur le marché chinois, bien que le Ministère de l'Agriculture vienne de certifier deux souches de riz génétiquement modifié, a déclaré mercredi un responsable des affaires rurales.

Avant de se retrouver sur les rayonnages, ces produits doivent avoir reçu la certification d'agences gouvernementales du secteur de la santé et de l'inspection de la qualité, a précisé Chen Xiwen, membre de la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois et Directeur adjoint du Groupe Central de Travail Principal Rural lors d'un panel de discussion à Beijing.

Toutes ces agences disposent du pouvoir nécessaire pour empêcher si besoin est le riz génétiquement modifié d'entrer sur le marché, dit-il.

« En tant que pays qui a une énorme population à nourrir, la Chine se doit de maintenir son rôle de leader dans la recherche en matière de technologies agricoles avancées », dit M. Chen, ajoutant que le pays se devait aussi d'être prudent dans la production des OGM.

La sécurité des OGM a été un sujet brûlant lors des sessions de l'APN et de la CCPPC en cours dans la capitale.

En novembre, le Ministère de l'Agriculture a accordé un certificat de bio-sécurité à deux variétés de maïs et de riz génétiquement modifiés résistants aux parasites, une étape majeure dans la promotion de la recherche et de la culture des cultures génétiquement modifiées. S'agissant d'un sujet des plus sensibles, cette annonce a constitué une nouvelle importante, quand on sait de plus que la Chine est un producteur de riz majeur.

La Chine est aussi le premier pays au monde à avoir approuvé un aliment de base génétiquement modifié, ce qui pour les experts ouvre la voie à la commercialisation à grande échelle de cultures génétiquement modifiées.

En plein débat sur la sécurité de la culture de plantes génétiquement modifiée au regard de la sécurité humaine et bio-environnementale, un haut fonctionnaire s'est prononcé en faveur de la bio-technlogie.

« Les applications et la recherche en agriculture génétiquement modifiée sont certainement une tendance future en Chine et font partie des mesures stratégiques à adopter pour s'efforcer d'obtenir une agriculture plus compétitive par le biais de la technologie », a ainsi déclaré lors d'une conférence de presse Wei Chaoan, Vice-ministre de l'Agriculture.

Inquiétudes sur la biosécurité

De vastes spéculations se sont faites jour sur le moment où les cultures génétiquement modifiées, et en particulier le riz, seraient présentes sur les tables, les inquiétudes au sujet de la sécurité des consommateurs ne cessant de croître.

« Les certificats, qui se basent sur une évaluation de sécurité, ne veulent pas dire que le riz génétiquement modifié sera planté de manière commerciale dans l'immédiat. Il faudra encore avant des essais de production et un enregistrement », dit-il.

M. Wei a révélé que les demandes concernant les deux souches de riz avaient été déposées il y a onze et six ans respectivement.

« Ce processus sera conduit en conformité avec la loi et d'une manière prudente et transparente », a-t-il affirmé, ajoutant que jusqu'à présent, la Chine ni autorisé la culture commerciale ni les importations de céréales génétiquement modifiées.

Par ailleurs, la Chine n'a également jamais autorisé l'importation de semences génétiquement modifiées a-t-il souligné, et ce en dépit du fait que l'industrie nationale traditionnelle du soja souffre grandement des énormes importations de soja génétiquement modifié.

Le débat sur les aliments génétiquement modifiés a débuté à cette époque, mais a atteint son paroxysme fin 2009, quand les certificats de bio-sécurité du riz et du maïs génétiquement modifiés ont été accordés.

Des opinions divergentes

Yuan Longping, éminent scientifique agricole, a mis en garde la semaine dernière contre les éventuels risques sanitaires que pourraient présenter certaines cultures génétiquement modifiées, particulièrement les souches résistantes aux parasites. Pour lui, ces cultures devraient subir des essais humains sur l'espace d'au moins deux générations.

Mais pour Huang Dafang, membre du Comité de bio-sécurité affilié au Ministère, en revanche, les cultures génétiquement modifiées n'ont nul besoin de tels essais.

Car, dit-il, « Des tests sur des animaux ont déjà été faits, qui ont montré que ces cultures étaient aussi sûres, tant pour la plantation que pour la consommation, que leurs homologues non génétiquement modifiées ».

« D'ici trois ou cinq ans, le riz génétiquement modifié chinois arrivera sur le marché. Ce projet ne sera pas affecté par des critiques en matière de sécurité insuffisamment étayées, largement basées sur des critères émotionnels et alimentés par une mode médiatique », a-t-il affirmé.

La Chine produit actuellement environ 500 millions de tonnes de céréales par an. Mais avec une population qui devrait atteindre 1,6 milliards d'habitants en 2020, les experts estiment qu'il faudra 630 millions de tonnes.

« Le riz génétiquement modifié qui a reçu l'accord permettrait de réduire l'utilisation de pesticides de 80% tout en augmentant les récoltes de 6%, et cela aiderait beaucoup à satisfaire la demande », dit M. Huang.

Au delà de la valeur scientifique, le développement de l'agriculture génétiquement modifiée est également d'une grande importance politique et économique, d'après Chen Wenfu, directeur de l'Institut de Recherche sur le Riz de l'Université Agricole de Shenyang.

« Tous les pays, dont la Chine, font de la recherche sur des technologies de pointe, qui pourraient bouleverser le paysage agricole mondial », a dit M. Chen, membre de la CCPPC.

A la mi-2008, la Chine a approuvé un budget de 4 milliards de Yuans (586 millions de Yuans) pour la recherche sur les cultures génétiquement modifiées dans les années à venir, afin de produire des espèces de haute qualité, à fort rendement et résistantes aux parasites, a rapporté Xinhua.

Le 2 mars dernier, la Commission Européenne, dont les lois sur les OGM sont parmi les plus sévères, a autorisé une pomme de terre génétiquement modifiée, mais pas pour la consommation humaine toutefois. Il s'agit de la deuxième espèce d'OGM seulement à recevoir le feu vert en Europe.

« La culture commerciale et la diffusion des cultures génétiquement modifiées doivent être faites de manière extrêmement prudente », dit M. Chen.

« Sachant que les impacts en matière de santé des produits alimentaires génétiquement modifiés sont encore inconnus, la Chine a raison de prendre la tête dans la recherche plutôt que dans la consommation de nourriture génétiquement modifiée », dit-il.

Par ailleurs, du fait de l'absence d'un réseau de contrôle sévère de la sécurité alimentaire et de capacités d'examen des produits alimentaires génétiquement modifiés, la Chine n'est pas prête, d'après les experts, à commercialiser des cultures génétiquement modifiées.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
La Chine est capable de réaliser son objectif de réduction des émissions polluantes
La Chine construit une banque d'enregistrement sur les langues
Polémique en France après le passage dévastateur de la tempête Xynthia
Pourquoi l'Occident force-t-il la réévaluation du renminbi ?
Cessez de regarder la Chine avec des oeillères !
France : Il est encore difficile à la femme de jouir des droits égaux à ceux de l'homme
La Commission européenne lance la « Stratégie Europe 2020 »