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Français>>EconomieMise à jour 22.02.2010 10h29
Réserves en dollars : les analystes appellant la Chine à la prudence

Alors que la Chine essaye de réajuster la sructure de ses réserves en devises étrangères, dont une très forte proportion est libellée en dollars, les analystes pensent que si elle peut en effet réduire ses réserves en dollars, la Chine ne doit pourtant pas « en faire trop ».

A la fin de l'année dernière, les réserves en devises de la Chine se montaient à près de 2 400 milliards de dollars – soit un tiers du total mondial– ce qui a laissé craindre à certains que la détention de sommes aussi massives puisse se retourner un jour contre la Chine.

Car près de 70% de ses réserves sont libellées en dollars, d'après diverses estimations faites par des universitaires, ce qui fait que cette proportion, de part son importance, veut dire que si jamais la valeur du dollar s'effondrait, la Chine subirait d'énormes pertes.

Mais en même temps, il est délicat pour la Chine de réduire trop fortement ses avoirs en dollars, car cela pourrait avoir un effet domino sur les autres investisseurs et par ricochet amener une dépréciation des valeurs détenues par la Chine.

Ainsi que le dit Dong Yuping, économiste à l'Académie chinoise des Sciences sociales, « la Chine est un dilemme ».

D'après les derniers chiffres fournis par US Treasury International Capital, qui fournit des données sur les entrées et sorties de capitaux aux Etats-Unis, la Chine a procédé à des ventes assez nettes de bons du Trésor américains en décembre, en vendant pour 34,2 milliards de dollars ; elle en détient désormais pour 755,4 milliards de dollars.

La part chinoise en bons du Trésor américains à recouvrement à court et long terme comptait pour 20,9% du total détenu par les pays étrangers en décembre, contre 23% à la mi-2009, laissant la première place au Japon, qui est de ce fait redevenu le premier investisseur.

« Ces chiffres laissent à penser que la Chine pourrait diversifier de manière plus active ses réserves en devises étrangères aux dépens des bons du Trésor américains », a ainsi déclaré Jing Ulrich, directeur général et Président de China Equities and Commodities, J.P. Morgan. « Nous nous attendons à ce que la Chine se tourne, marginalement, vers d'autres devises ».

Alors qu'il n'est pas clair si cette vente fait ou non partie d'une stratégie cohérente, Sun Lijian, économiste à l'Université Fudan pense que la Chine devrait conserver une proportion « considérable » d'avoirs en dollars parmi ses réserves.

« La Chine ne devrait pas réduire de mainière excessive ses avoirs en dollars, du fait de leur forte liquidité sur le marché », dit-il. « Les avoirs en dollars sont en effet assez faciles à vendre, si jamais la Chine avait besoin rapidement d'argent pour sauvegarder sa stabilité financière », a-t-il ajouté.

Plus d'une dizaine d'années après la crise financière asiatique de 1997-1998, de nombreux indices laissent à penser que la Chine utilise ses réserves croissantes pour acquérir des ressources, des technologies et attirer des professionnels de haut niveau venant de l'étranger. Pour autant, dit M. Sun, bien que cela soit important, la Chine doit tout de même disposer de suffisamment de réserves pour protéger sa stabilité financière.

On se souvient en effet que l'Asie avait subi un choc important durant cette crise, lorsque des spéculateurs internationaux avaient attaqué les monnaies de certains pays qui ne disposaient pas de réserves suffisantes, les plongeant dans une spirale de de dévaluation monétaire, de récession économique et de chaos social.

Depuis lors, les pays d'Asie ont fait très attention à accroître leurs réserves en devises étrangères, et désormais ils sont sept parmi les dix plus gros détenteurs de devises du monde.

Mais alors que les réserves chinoises augmentent, l'inquiétude grandit aussi, au sujet de savoir si cela ne pourrait pas également provoquer des afflux de capitaux spéculatifs, en particulier au moment où la reprise économique de la Chine est plus rapide que dans d'autres parties du monde.

Car si jamais les capitaux venaient ensuite à quitter le pays, l'économie et le marché intérieur en pâtiraient, prévient Sun Lijian.

Afin de faire face à ce problème, la Chine devrait, d'après Dong Yuping, accélérer l'équilibrage entre sa demande intérieure et ses exportations afin de faire de la consommation un des moteurs majeurs de sa croissance économique.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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