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Français>>EconomieMise à jour 10.02.2010 15h55
La Chine a-t-elle une chance de 4% pour devenir un pays développé à la fin de notre siècle ?

L'hebdomadaire « News China » rapporte que le Centre d'études sur la modernisation chinoise de l'Académie des Sciences de Chine a publié le 30 janvier le « Rapport 2010 sur la modernisation de la Chine », dans lequel il est indiqué que d'après des estimations basées sur les expériences historiques, la Chine a seulement quatre chances sur cent de pouvoir atteindre le niveau de pays développé à la fin du 21ème siècle. « Et compte tenu qu'au vingt et unième siècle la population chinoise atteindra 1,3 à 1,5 milliard d'habitants, alors que l'ensemble de la population des pays développés sera seulement d'un milliard environ, les probabilités de la modernisation chinoise seront inférieures à quatre pour cent. »

He Chuanqi, Directeur du Centre d'études sur la modernisation de la Chine, qui a présidé l'élaboration du rapport, a dit que la conclusion de 4% a été obtenue à l'appui de deux faits : le premier c'est la réalité du développement chinois ; et le deuxième, ce sont les données statistiques réalisés dans le monde durant les trois cent ans passés (de 1700 à 2000).

Les probabilités pour la Chine de progresser vers son but dépendent des réalités suivantes qui se produisent actuellement dans le pays : une population dont l'ampleur est énorme et colossale, le déséquilibre de développement entre les diverses régions, développement unique de l'économie, la réforme politique traîne en arrière et avance avec hésitation, grand et profond écart quant au revenu par habitant, pression évidente en matière des ressources et de l'environnement, … etc. La pondération de ces facteurs avec une certaine méthode peut nous aider à connaître les possibilités pour la Chine pour s'introduire aux rangs des pays développés.

En ce qui concerne le développement de la Chine, He Chuanqi lui a conçu des objectifs divisés en tranches : être parmi les soixante premiers du monde vers 2020 environ ; avancer de vingt rangs en 2050, c'est-à-dire être parmi les quarante premiers à ce moment-là ; être parmi les vingt premiers vers la fin de notre siècle – d'après le classement qu'il s'est proposé, s'introduire aux vingt premiers rangs signifie qu'on est parmi les pays développés du monde.

Parlant des possibilités pour la Chine de s'introduire aux rangs des pays développés vers la fin de notre siècle, Il a indiqué qu'elle doit à cet effet emprunter une « voie particulière » appelée « modernisation générale ». « Pour parler plus clairement, c'est qu'il nous faut pour cela changer le mode de progression des autres pays développés en combinant en un la première modernisation et la deuxième modernisation. », a-t-il dit. D'après lui, la première modernisation c'est en fait la transition de la société agricole vers la société industrielle, et la deuxième modernisation, la transition de cette dernière vers la société intellectuelle.

Comparé aux pays développés occidentaux chez qui des deux étapes ont une différence nette et claire, en Chine, celles-ci présenteront un état de croisement et d'interpénétration. « En Chine, la première modernisation est déjà achevée à quatre vingt pour cent, tandis que pour la deuxième modernisation, elle est achevée à quarante pour cent seulement par rapport aux pays développés. », a-t-il dit.

Puis, il a continué en disant qu'une fois que la Chine aurait choisi la voie de développement de « modernisation générale », ses probabilités d'atteindre le niveau des pays développés vers la fin du siècle augmenteront alors dans de fortes proportions et « de 4% auparavant, elles pourront atteindre 20% à 30%. »

La Chine a adopté un mode de développement axé sur la priorité accordée à l'industrialisation et mettant l'accent sur l'importance matérielle et technologique, mais négligeant les changements du système et du concept.

He Chuanqi a indiqué qu'en avançant dans la voie qui la mène vers les pays développés, la Chine rencontrera de nombreux défis dont les trois principaux sont les suivants : le premier c'est le déséquilibre dans le développement. « Chez les pays développés, ce genre de disparités est maintenu en général à une ou deux fois environ, alors qu'en Chine l'écart a déjà atteint cinq à dix fois. »

Le deuxième défi c'est la pression exercée par l'environnement naturel et par les ressources naturelles. « Les pays développés dont la population globale se chiffre à près d'un milliard habitants ont traversé trois siècles pour pouvoir réaliser la modernisation et ils ont causé la consommation à l'excès des ressources naturelles et une grande pression sur l'environnement. Pour le développement ultérieur de la Chine, il y aura 1,3 à 1,5 milliards de personnes qui s'efforceront de réaliser la modernisation dans le courant d'un siècle seulement et les besoins en ressources que cela amènera seront énormes, colossaux et sans précédent dans toute l'histoire de l'humanité.

Le troisième défi auquel la Chine doit faire face sera le goulot d'étranglement imposé par le système. Depuis le Mouvement de l'occidentalisation, la Chine a adopté le mode de développement donnant la priorité à l'industrialisation qui met l'accent sur l'importance matérielle et technologique et qui néglige la transformation du système et du concept. « Cela est une idée à vue courte qui sera peut-être un facteur qui décidera de la victoire ou bien de la défaite. »

Nombreux sont les savants et les spécialistes qui pensaient que le développement de la Chine durant de longues années est principalement dû à ses avantages en matière du système. Par exemple, ses exportations dépendent de sa main-d'œuvre bon marché, ses investissements de l'affectation unifiée du gouvernement central, et c'est la raison pour laquelle la pression sur la réforme du système n'a toujours pas été grande et énorme. Mais dans le contexte de la saturation de l'investissement et de la réévaluation du renminbi (monnaie chinoise), les deux moteurs du développement de l'économie chinoise, qui fonctionnent à plein, sont près d'atteindre leur maximum, tandis que le moteur perpétuel du développement économique, à savoir la consommation, fonctionne difficilement en raison de l'imperfection du système de distribution et du mécanisme de garantie. Et une fois que l'économie chinoise serait confrontée à une crise, il serait possible que les nombreux problèmes dissimulés auparavant par suite de la croissance économique, sous l'effet des dominos, renverseront la société chinoise et à ce moment-là, le processus de modernisation de la Chine sombrera peut-être dans un malheur sans fond.

D'après He Chuanqi, la possibilité pour la Chine de devenir un pays développé vers la fin de notre siècle revêt une signification symbolique semblable au fatalisme. « Calculé d'après le revenu moyen par habitant, la Chine occupait le dix-huitième rang au monde en 1700 et si par hasard la Chine aura le bonheur de s'introduire parmi les pays développés avant la fin de notre siècle, cela signifiera que quatre siècles plus tard, elle revient à sa place dans le monde, c'est-à-dire aux rangs des vingt premiers. Et cela marquera la résurrection et le redressement de la nation chinoise ! »

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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