Ils rentrent chez eux main dans la main
100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>EconomieMise à jour 03.02.2010 10h25
Les gouvernements provinciaux révisent leurs prévsions de PIB à la baisse

Alors que la Nation s'efforce de rendre son développement économique plus respectueux de l'environnement, les provinces chinoises revoient leurs objectifs de croissance économique à la baisse.

Ainsi, lors de sa session législative annuelle, la province méridionale du Guangdong a-t-elle fixé un objectif de croissance de 9%, soit moins que son chiffre pour 2009, estimé à 9,5%.

Et la province orientale du Jiangsu avait un plus tôt fixé un objectif de 10% de croissance, contre les 12,4% de croissance estimée de l'année dernière.

La province voisine du Zhejiang, qui dépend fortement des exportations, vise un objectif de 9% de croissance. Le gouverneur Lu Zhushan a déclaré aux législateurs que le taux de croissance à deux chiffres que la province a connu depuis 30 ans touchait à sa fin.

L'économie du Zhejiang a connu le deuxième rythme le plus faible des 31 provinces, régions autonomes et Municipalités du continent chinois lors du premier trimestre de 2009. Mais la croissance s'était accélérée pour atteindre 8,9% pour l'année entière, après une augmentation à deux chiffres lors du second semestre.

Ces objectifs de croissance en baisse ont été fixés lors des sessions annuelles des législatures locales, après que la Chine ait enregistré une forte croissance en 2009, grâce à l'appui d'un plan de relance massif et d'une forte augmentation des prêts bancaires.

L'année dernière, vingt-six provinces, régions autonomes et Municipalités ont enregistré une croissance à deux chiffres, alors que la moyenne annuelle était de 8,7%.

« Il n'y a jamais eu d'appel fort pour abandonner une partie de la croissance du PIB pour transformer le modèle de croissance », a déclaré Sun Wenyou, chef du Parti de la ville de Huzhou.

La Conférence Economique Centrale et les législatures locales ont donné la priorité à un changement d'orientation, pour une croissance économique de qualité.

Le 28 janvier, le Directeur du Bureau National des Statistiques Ma Jiantang a annoncé que le Gouvernement central vérifierait les chiffres des PIB locaux en utilisant une méthode de calcul unifiée afin d'empêcher les Provinces de maquiller leurs chiffres économiques.

Pour Zhao Yongliang, directeur de l'Institut de recherche sur le développement et la réforme de la Province du Zhejiang, ces mesures du gouvernement central montrent qu'il a vraiment l'intention de transformer la forme actuelle de croisssance économique.

« Les gouvernements devraient suivre des conseils pour contrer les problèmes structurels tels que le déséquilibre entre la demande domestique et étrangère et les déséquilibres entre les secteurs de l'industrie et des services ».

Le ralentissement économique actuel, provoqué par la crise financière mondiale a mis en lumière de nombreux problèmes structurels, et aucun gouvernement local ne peut fermer les yeux sur cela, dit M. Zhao.

Alors que les réunions des législatures locales se tiennent dans tout le pays, il prédit, de la part des gouvernements locaux, plus d'actions concrètes et énergiques.

Dans certaines régions, le désir d'une croissance plus durable est patent, quand bien même l'économie nationale a faibli de manière assez rapide l'année dernière. Des mesures énergiques ont ainsi été prises dans la Province du Shanxi, par exemple.

L'industrie principale du Shanxi, le charbon, a été restructurée pour fermer les plus petites installations. Résultat, l'économie du Shanxi a connu une récession de 4,4% lors du premier semestre de 2009. Et pour toute l'année 2009, le PIB de la Province n'a augmenté que de 6%, soit 2,7 points de moins que la moyenne nationale.

Hu Angang, directeur du Centre d'Etudes chinoises à l'Université Tsinghua pense que la transformation est capitale.

« Une vague d'incertitude risque d'atteindre la Chine si elle ne change pas son modèle de croissance économique en quelque chose de plus rationnel et plus respecteux de l'environnement », dit-il.

Et, s'agissant du modèle de transformation de la croissance, la clé est l'investissement privé, l'effet du plan de relance de 4 000 milliards de yuans (586 milliards de dollars US) allant en s'émoussant, ont souligné quelques universitaires.

Jia Kang, directeur de l'Institut de Recherche en Sciences Fiscales du Ministère des Finances, pense que les investisseurs privés ne sont certes toujours pas très actifs, mais tout de même moins nerveux qu'ils ne l'étaient au plus fort de la récession économique.

« Mais bien sûr, il est trop tôt pour affirmer que l'investissement privé est reparti », dit-il.

Une consommation mondiale qui continuerait à être faible pourrait encore faire payer un lourd tribut aux moteurs de la croissance que sont par exemple les deltas du Yangtsé ou de la Rivière des Perles, tournés vers l'exportation.

Pour un analyste de la ville de Yiwu, dans la province du Zhejiang, qui abrite le plus grand marché de petits produits du monde, « la reprise chinoise n'est pas encore bien établie. Au niveau mondial, la reprise économique n'a pas provoqué un redémarrage complet de la consommation ».

Pour les analystes, d'ailleurs, la demande en exportations chinoises pourrait ne pas connaître d'amélioration significative avant trois ans, le style de consommation à l'américaine, basé sur le crédit, ayant peut-être disparu à jamais.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Sélection du Renminribao du 2 février
Open d'Australie : victoire de Roger Federer en simple
En dépit de sa puissance économique montante, la Chine reste lucide
Quand la construction d'une résidence a des relents d'histoire ancienne...
Les exportations chinoises profitent au monde entier
Tennis : une défaite au goût de victoire
Qui sont les gagnants dans le jugement de l' « affaire Clearstream »