100 chansons patriotiques/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>EconomieMise à jour 02.02.2010 15h29
L'économie chinoise avance encore à toute vapeur

La Chine a annoncé un solide indicateur composite de l'activité manufacturière (en anglais purchasing managers index ; PMI) pour janvier, malgré des pressions inflationnistes. En effet, cet index officiel dévoilé le 1er février a montré un élan dans la production, indice d'une future amélioration de la croissance économique, bien qu'un haut responsable de la Banque Centrale ait mis en garde contre une hausse de l'inflation.

L'index PMI, compilé par le Bureau National des Statistiques et la Fédération chinoise des Achats et de la Logistique a légèrement baissé à 55,8 en janvier, contre 56,6 en décembre. « Ce relevé reste toujours bien au-dessus de la ligne médiane de 50, ce qui laisse augurer d'une expansion qui va se poursuivre en janvier pour le secteur manufacturier », a commenté Sun Mingchun, économiste chez Nomura Securities.

En effet, un relevé situé au-dessus de 50 indique une croissance par rapport au mois précédent, alors qu'un relevé inférieur à 50 indique une contraction. Les chiffres actuels sont les deuxièmes plus hauts depuis mai 2008, lorsque l'activité du pays avait commencé à ralentir, et ils représentent le 11e mois consécutif de croissance de la production manufacturière.

Les nouvelles commandes et les composantes des extrants (output) ont baissé alors que les nouvelles commandes à l'exportation et les composantes à l'import ont augmenté. Les nouvelles commandes et les extrants étaient de 59,9 et 60,5 en janvier, contre 61 et 61,4 en décembre. Par contraste, les nouvelles commandes à l'export sont passées à 53,2 contre 52,6 en décembre, mettant fin à deux mois consécutifs de baisse.

Des stocks en hausse

L'aspect le plus réjouissant de cet indicateur est le bond des stocks de matériaux bruts, à 52,2 en janvier contre 51,4 en décembre. Ce relevé est le plus haut depuis l'introduction du PMI en janvier 2005, ce qui indique que les entreprises font à nouveau des stocks de matériaux bruts, peut-être du fait de plus fortes commandes et de plus fortes inquiétudes quant à l'augmentation des prix des matériaux, disent les analystes.

« C'est un indicateur précoce d'une possible surchauffe de l'économie, tandis que la hausse du prix des matériaux bruts et des activités de restockage pourraient se renforcer mutuellement », a écrit M. Sun dans une note de recherches. « Les récentes mesures tendant à restreindre le crédit pourraient contribuer à réduire la constitution de stocks dans un but spéculatif, et empêcher une trop forte surchauffe de l'économie ».

L'économie chinoise a surmonté le ralentissement économique mondial, enregistrant l'année dernière un taux de croissance impressionnant de 8,7% d'une année sur l'autre. Sa croissance a même atteint 10,7% lors du quatrième trimestre de 2009, et elle pourrait même dépasser 11% lors du premier trimestre de cette année, indiquant un fort élan faisant craindre à certains une surchauffe ou d'autres problèmes comme une forte inflation.

L'index des prix à la consommation, une des jauges majeures de l'inflation, est monté à 1,9% en décembre, contre 0,6% en novembre, alimentant les inquiétudes quant à une future poussée de l'inflation, qui pourrait causer de graves problèmes si elle n'était pas traitée de manière adéquate.
Zhu Min, gouverneur adjoint de la Banque centrale, avait déclaré lors du Forum Economique Mondial de Davos la semaine dernière que la lutte contre l'inflation serait la première des priorités du Gouvernement cette année.

La hausse de l'inflation et des bulles financières sont les plus grandes menaces pour la croissance économique à la fois forte et soutenue de la Chine, a dit le 1er février Fan Gang, économiste et membre du Comité de politique monétaire de la Banque centrale.

Pour lui, le marché financier a bien reçu les signaux clairs des récentes initiatives en matière monétaire. Le point de référence du Shanghai Composite Index a ainsi perdu le 1er février 47,9 points, ou 1,6% alors que les craintes que le gouvernement ne resserre sa politique afin de freiner le crédit et de tuer l'inflation dans l'oeuf persistent.

Suspectées d'être une source potentielle de forte inflation, les liquidités de la Chine ont très fortement augmenté depuis l'année dernière, quand le gouvernement a injecté de l'argent dans le système financier pour stimuler l'économie.

Et les nouveaux prêts ont atteint le chiffre de 9 600 milliards de yuans en 2009, soit près du double de 2008.

Les économistes pensent que l'économie chinoise pourrait ralentir la vitesse de croissance qu'elle a connu l'année dernière, dans le sillage de mesures politiques restrictives. La plupart d'entre eux pensent aussi qu'il y aura une hausse des taux d'intérêt lors du deuxième trimestre de cette année.
Les sociétés Guotai et Jun'an Securities de Shanghai s'attendent même à ce que la hausse des taux d'intérêt intervienne dès ce mois, après que les indicateurs économiques de janvier aient été révélés.

Zhang Liqun, analyste à la Fédération chinoise des Achats et de la Logistique, pense que l'économie chinoise est en phase de risque. « L'économie chinoise est toujours dans une période délicate de stabilisation », dit-il.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Open d'Australie : victoire de Roger Federer en simple
Beijing réduit les bureaux de liaison des gouvernements locaux
Quand la construction d'une résidence a des relents d'histoire ancienne...
Les exportations chinoises profitent au monde entier
Tennis : une défaite au goût de victoire
Qui sont les gagnants dans le jugement de l' « affaire Clearstream »
Beijing, une ville globale