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Français>>EconomieMise à jour 22.01.2010 16h15
Il est possible que l'économie mondiale retombe dans le marasme

La Banque mondiale vient de publier le 20 janvier un rapport intitulé « L'économie mondiale 2010 en perspective », dans lequel il est donné l'avertissement suivant : la période la plus mauvaise de la crise financière est peut-être dépassée, mais le relèvement de l'économie mondiale semble toujours assez faible, c'est pourquoi il est important pour tous les pays du monde de redoubler de vigilance pour éviter que leur économie retombe dans le marasme et que la bulle spéculative des capitaux réapparaisse. Le rapport prévoit que les impacts dus à la présente crise financière changeront dans les dix années à venir les perspectives d'avenir des finances et de la croissance économique.

Il est fort probable que l'économie chinoise puisse maintenir sa croissance rapide.

Le rapport indique que suite à l'application d'une série de mesures visant à stimuler l'économie, « la période la plus dure et la plus difficile de la crise financière est déjà dépassée et l'économie mondiale est en voie de relèvement » et que la situation désespérante, caractérisée par le gel du marché des crédits et l'inverse complète de la circulation des capitaux, a complètement disparu.

Il y est dit que de mars 2009 jusqu'à maintenant, les marchés boursiers de tous les pays ont presque récupérer la moitié du terrain perdu et que le redressement économique est apparu en premier chez les entités économiques émergentes et qu'à l'heure actuelle il s'est étendu vers presque toutes les entités économiques développées.

D'après ce dernier rapport de la Banque mondiale, le PIB (Produit intérieur brut) mondial a baissé de 2,2% en 2009 alors que selon les prévisions, il doit connaître une croissance de 2,7% cette année et une croissance de 3,2% l'année prochaine. Toujours d'après les prévisions, les pays en voie de développement connaîtront un relèvement plus vigoureux pour réaliser une croissance de 5,2% cette année et de 5,8% l'année prochaine, ce qui est également plus élevé par rapport à 2009 (1,2%.

Parmi tout cela, l'économie chinoise s'est accrue de 8,4% en 2009 et il est prévu que d'ici deux ans, elle maintiendra une croissance rapide à la hauteur de 9%. Cet exploit est unique dans le monde et plus élevée que celle de l'Inde qui est de 7,5% cette année et sera de 8,0% l'année prochaine.

Quant aux pays développés, leur PIB a diminué de 3,3% en 2009, tandis que leur avance vers le redressement est relativement plus lente. Il est prévu que leur croissance atteindra respectivement 1,8% en 2010 et 2,3% en 2011. Pour l'économie américaine, elle a baissé de 2,5% en 2009 et il est prévu qu'elle augmentera respectivement de 2,5% cette année et de 2,7% l'année prochaine. Quant au Japon, son économie a connu une baisse de 5,4% cette année et il est prévu qu'elle pourra augmenter de 1,3% cette année et de 1,8% l'année prochaine.

Selon la Banque mondiale, le volume commercial mondial a baissé dans de fortes proportions en 2009 (14,4%), mais son état sera meilleur cette année et l'année prochaine au cours desquelles il pourra s'accroître respectivement de 4,3% et de 6,2%. Vu du prix du pétrole, il sera maintenu cette année à 76 dollars US par baril et les prix des autres produits en grande quantité ne pourront croître dans de fortes proportions d'ici l'année prochaine et il est prévu que la hausse sera de 3% environ.

Une reprise du déclin n'est pas exclue.

La Banque mondiale indique que les prévisions ci-dessus sont tout à fait sûres, mais qu'en même temps le redressement de économie mondiale est toujours relativement faible et fléchissant et que l'avenir de celle-ci est toujours confronté à plusieurs facteurs indéterminés.

Il est prévu dans son rapport que sous les effets de la décision de certains pays de mettre fin graduellement au programme de stimulation économique, la croissance de l'économie mondiale pourrait ralentir une nouvelle fois durant la deuxième moitié de cette année. D'autre part, le marché des emplois est toujours dans une situation stagnante et le taux de chômage continuera à être élevé dans les années à venir. Quant au marché financier, bien qu'il soit stabilisé quelque peu, mais elle est toujours faible. Parallèlement, l'incident de remboursement de dettes de Dubaï et le réajustement à la baisse de l'appréciation fiduciaire souveraine en Grèce et en Mexique rappellent aux gens le risque financier potentiel.

Il est estimé dans le rapport que la durabilité du relèvement ultérieur de l'économie mondiale dépend en grande partie de la demande de la consommation personnelle et privée. Dans le cas où les mesures prises à cet effet sont rationnelles et adéquates, la consommation privée pourrait remplacer efficacement la consommation gouvernementale pour devenir la force motrice de la croissance économique, ce qui permettra à l'économie mondiale de connaître en 2011 une croissance à la hauteur de 3,4%. Sinon, cette croissance sera seulement de 2,5%.

On peut dire que l'économie mondiale se trouve actuellement à la croisée d'un chemin. C'est pourquoi, est-il indiqué dans le rapport, bien que les prévisions indiquent que l'économie mondiale pourrait connaître une croissance respective de 2,7% et de 3,2% en 2010 et en 2011, mais « l'apparition possible de la situation des ‘deux fonds', c'est-à-dire un grand ralentissement de la croissance ou bien un redressement vigoureux en 2011, n'est pas exclue. »

Il faut redoubler de vigilance envers la bulle des biens capitaux.

Le rapport indique que pour les pays en voie de développement, parmi les divers facteurs indéterminés qui subsistent actuellement, le problème clé c'est de savoir le moment propice pour appliquer la « stratégie de retrait ».

C'est un problème extrêmement difficile à saisir et à maîtriser. Il est souligné dans le rapport que si l'on applique trop tôt la « stratégie de retrait », c'est-à-dire que l'on décide et applique le retrait avant que la consommation privée et l'investissement personnel puissent devenir efficacement la force motrice contribuant au relèvement économique, il sera possible que ce dernier se termine prématurément de ce fait. Dans ce cas-là, les pays en voie de développement dans leur ensemble ne pourront connaître en 2010 une croissance économique de 5,1% seulement et de 5,4% l'année prochaine, tandis que pour certains pays, il sera possible qu'ils connaîtront « une croissance négative ultérieure durant un ou plusieurs trimestres ».

Mais si l'on applique trop tard la « stratégie de retrait », il y aura également un risque. La cause profonde de l'éclatement de la présente crise financière internationale c'est le volume excessif et débordé de l'offre de monnaie qui a provoqué la bulle des biens capitaux, alors que l'amorce qui a provoqué la crise c'est le dégonflement de la bulle du marché immobilier américain, lequel a déclenché au début la crise des « sub-primes » aux Etats-Unis qui s'est étendue par la suite à l'ensemble des entités économiques.

Il est souligné dans le rapport qu'en cas où l'on ne peut pas appliquer à temps la « stratégie de retrait », le volume excessif d'offre de monnaie provoquera en temps voulu l'inflation dans l'économie mondiale et en même temps une nouvelle bulle des biens capitaux, ce qui obligera certains pays à adopter la politique de contraction monétaire, ce qui aura pour résultat de ramener le « déclin économique ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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