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Français>>EconomieMise à jour 28.10.2009 15h00
Des investisseurs poursuivent 11 banques en justice

Un groupe de 30 millionnaires projette de poursuivre en justice à Beijing 11 banques étrangères de renom, dont ABN AMRO, DBS, HSBC, et Citibank, reprochant à ces banques de les avoir trompés en leur ayant fait acheter des produits financiers dérivés complexes, qui les ont amenés à perdre plus d'un milliard de Yuan (soit 129 millions de dollars US).

Lai Jianping, associé du Cabinet juridique Transking à Beijing et directeur d'une association baptisée "Association des victimes des titres escomptés" a raconté le 27 octobre que son association compte trente membres, dont certains vivent à Taiwan et à Hong Kong.

"Nous avons subi une perte totale d'un milliard de dollars HK", a-t-il dit.

M. Lai a dit que son association avait porté plainte auprès de quatre tribunaux de Beijing, mais attendait toujours une réponse. L'association exige que les banques compensent leurs pertes.

Les membres de l'association étaient jusqu'ici considérés en Chine comme riches, mais ils disent que leurs actifs personnels ont fondu après avoir fait l'acquisition de "KODA" (Knock Out Discount Accumulator), un produit financier dérivé complexe que les investisseurs peuvent acquérir en signant un contrat d'un an avec des banques, les engageant à acheter un montant déterminé d'actions Hongkongaises à un prix fixé.

M. Lai a indiqué qu'il avait perdu plus de 21 millions de dollars HK, pour un investissement initial de 4 millions de dollars HK.

DBS Chine a publié un communiqué le 27 octobre, disant que l'affaire était devant les tribunaux et que DBS ne faisait pas de commentaires sur les affaires en cours.

Le produit KODA n'était en vente qu'en dehors de la partie continentale de Chine, et aucune opération de vente ou de participation à des ventes de ce produit n'a eu lieu au continent chinois.

Ce communiqué indique également que DBS a respecté les lois en vigueur et qu'elle se réserve le droit d'attaquer en justice toute éventuelle fausse information.

M. Lai indique que si les victimes voulaient intenter une action en justice à Hongkong, elles devraient payer plusieurs millions de dollars HK de frais de procédure du fait qu'elles ne sont pas résidentes de ce territoire ; elles ont donc décidé de poursuivre les banques en justice à Beijing, qui constitue l'option la plus raisonnable financièrement.

"Nous sommes quasiment en faillite, et nous ne pouvons donc pas nous permettre de faire autrement", a dit M. Lai, "Nous avons placé le seul espoir qui nous reste entre les mains des tribunaux continentaux".

M. Lai prétend avoir rencontré en juin 2007 une conseillère en investissements du nom de Zhang Ning à la succursale de Hongkong de la Banque ABN AMRO. Zhang avait prétendument promis "un investissement sur retour de rien moins que 20%" par an et avait demandé à M. Lai de signer un contrat en anglais.

"Elle avait dit à plusieurs reprises qu'acheter des titres escomptés était plus lucratif et plus gratifiant pour des investisseurs, mais sans jamais mentionner les risques intrinsèques", prétend M. Lai.

"C'est une tromperie !", clame-t-il.

Zhang Yin, professeur à l'Université d'économie et d'affaires internationales, a dit que, d'après les lois de Hongkong, les vendeurs se doivent d'avertir clairement leurs clients du risque que comportent ces produits financiers à haut risque, et ne doivent vendre de tels produits qu'à des investisseurs professionnels.

"En fait, la plupart des victimes ne sont absolument pas des investisseurs, du fait que certains d'entre eux n'avaient même jamais acheté d'actions auparavant", ajoute M. Lai.

M. Lai dit que, d'après les contrats signés avec les banques, les victimes devaient acheter un certain nombre de titres escomptés. Quand le prix atteignait un niveau fixé, par exemple une hausse de 3%, le contrat prenait fin. Mais si jamais le prix descendait, les banques étrangères demandaient à leurs clients de déposer des fonds supplémentaires sur leur compte, ou bien purgeaient leur compte de force.

ABN AMRO se refusait à tout commentaire hier.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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