



Ayant pour objectif de faire de Shanghai un centre financier mondial, le gouvernement central est à nouveau intéressé par la cotation des entreprises étrangères sur les bourses du pays.
Le vice-ministre du commerce Chen Jian a déclaré jeudi que son ministère continuera à travailler avec d'autres départements du Cabinet pour prendre des mesures concernant les introductions en bourse des sociétés étrangères afin "de guider activement les grandes entreprises étrangères pour devenir cotées en Chine".
Le gouvernement a annoncé encore en novembre 2001 que cela pourrait permettre à des entreprises étrangères d'être cotées sur la bourse de Shanghai, ont annoncé les analystes en précisant qu'il était possible d'accélérer ce processus récemment.
"L'objectif a été de nouveau souligné dans les derniers projets visant à transformer Shanghai en un centre financier international d'ici 2020", a dit Jing Ulrich, présidente des valeurs chinoises chez JP Morgan.
Les commentaires de Chen sur les offres initiales publiques en Chine des compagnies étrangères sont également liées à des efforts du gouvernement qui tente d'arrêter le déclin des investissements étrangers directs (IED).
Les investissements directs ont baissé de 17,8%, à $ 6,38 milliards de dollars en mai par rapport à l'année précédente.
Chen a également déclaré jeudi que les investissements étrangers directs en Chine sont confrontés à "des difficultés sans précédent" après avoir baissé pendant huit mois consécutifs, la plus longue baisse en une décennie.
Certains analystes ont dit que HSBC Holdings PLC, la plus grande banque d'Europe, pourrait devenir la première sur la liste. HSBC a été la première société étrangère à répondre au projet de la bourse de Shanghai pour lancer un "conseil international".
En mai de cette année, le PDG de HSBC Michael Geoghegan a déclaré que la banque espérait d'être cotée sur la bourse de Shanghai lorsque le règlement chinois le permettra.
"Les sociétés étrangères pourraient bénéficier de la hausse des valorisations boursières chinoises et avoir accès au financement en renminbi. Le marché des actions « A » fournit également une bonne plate-forme pour les entreprises étrangères pour qu'elles puissent acquérir une plus grande notoriété et la reconnaissance en Chine", a déclaré John Tang, spécialiste en stratégie de la compagnie UBS basée à Hongkong.
Mais les experts ont annoncé, que la coordination entre les ministères sera une tâche difficile pour que la route vers les introductions en bourse chinoises devienne sans obstacles.
"L'obstacle technique principal, c'est le contrôle des comptes de capital, et il dépend de l'approbation du régulateur des valeurs mobilières et de l'administration des devises. De plus, les demandes d'information financière du marché des parts « A » doit encore s'adapter aux normes internationales", a déclaré Zhao Xijun, professeur de finance à l'Université Renmin de Chine.
Zhao a dit qu'une société compare les services et les coûts lorsqu'elle choisit le marché sur lequel elle veut être cotée.
Ceux qui ont des grandes entreprises en Chine ont besoin du renminbi, et c'est un moyen idéal de faire renforcer la monnaie chinoise en les mettant sur la liste des entreprises cotées.
Les observateurs des marchés financiers croient que le moment est venu pour lancer les parts « A » des entreprises étrangères en bourse, parce que l'indicateur boursier Shanghai Composite Index a atteint 60% cette année et les investisseurs nationaux sont prêts à investir davantage dans les entreprises de haute qualité.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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