La population chinoise a gagné plus d'argent en 2007, grâce à la croissance économiques du pays. Mais les augmentations de prix signifient également que moins de résidents urbains ont été satisfaits de leur vie pour cette même année, a indiqué le directeur d'un des plus grand think tank le 3 décembre 2008.
Le revenu disponible des résidents urbains a crû de 13% l'année dernière, et l'augmentation "pourrait" surpasser celle du PIB. Les paysans n'ont pas eu de chance aussi, le revenu net par personne a augmenté d'environ 8%, la plus importante hausse depuis 1997.
Ces résultats font partie du rapport annuel de "l'Académie chinoise des sciences sociales" (CASS) sur le développement social, qui a été publié à Beijing (Pékin) le 3 janvier 2008.
Le rapport intitulé la "Société de Chine Analyse et Prévision" a été réalisé à partir de sondages à domicile dans les villes de Beijing, Shanghaï, Guangzhou (Canton), et autres villes et villages. Jusqu'à 66,5% des urbains et 57,5% des ruraux ont répondu que l'inflation était le "problème social le plus important de l'année 2007".
La "sécurité sociale" tenait la première place dans une enquête en 2006, avec les "licenciements et le chômage" constituant les préoccupations principales entre 2001 et 2005.
L'augmentation des prix des produits alimentaires et du logement est ce qui a eu le plus d'impact sur la vie des gens, précise le rapport. En fait, les résidents urbains essaient d'économiser plus pour acheter des propriétés avant que les prix de l'immobilier n'atteignent des sommets.
Par conséquent, le ratio de consommation du PIB a chuté de 36%, son plus bas niveau sur les dernières décennies, a indiqué le rédacteur en chef du rapport et directeur de l'Institut de Sociologie de l'académie Li Peilin.
Les personnes sans emplois et licenciées ont souffert le plus de l'inflation en 2007. Et bien que le taux de chômage stagnait autours des 4% l'année dernière, 1 millions des 5 millions de diplômés universitaires n'ont pas pu trouver de job cette année là, a précisé Li.
Heureusement, "la période de chômage la plus difficile est terminée", a-t-il affirmé, faisant référence à la période 1996-2001. Mais la situation dans le nord-est de la Chine reste toujours "difficile".
Le rapport comprend des études sur le mode de dépenses des urbains et des ruraux. Un résident urbain moyen, par exemple, achetait 75,9 kg de céréales en 2006, soit 2,5 kg de plus qu'en 2002.
Chose intéressante, les citadins dépensaient 691 yuans (65,5 euros) en moyenne en 2006 dans les repas à l'extérieur, soit 67,3% de plus qu'en 2002.
Dans les zones rurales, les gens dépensaient 1 217 yuans (131 euros) en 2006 dans les repas à l'extérieur, soit 43,5% de plus qu'en 2002, même si leur consommation de céréales, légumes, huile et sucre a diminué. Ce qui signifie qu'ils mangent plus de viande, œufs et poissons, et qu'ils boivent plus de lait qu'avant.
Pour le logement, le résident urbain moyen disposait d'un espace de vie de 22 mètres carrés en 2006, soit 3 mètres carrés de plus qu'en 2002. Les résidents ruraux, d'un autre côté, disposaient de 30,7 mètres carrés, soit 15,5% de plus qu'en 2002.
L'indice d'Engel, une mesure du partage des revenues d'une personne dans la nourriture, était de 35,8% pour les résidents urbains, 1,9% de moins qu'en 2002. Pour les résidents ruraux, il était de 43%, 3,2% de moins qu'en 2002.
Mais les résidents ruraux, en général, étaient plus satisfaits de leur vie l'année dernière que les autres années, expliquait le rapport.
Les fermiers étaient en 2007 moins inquiets au sujet de la vieillesse et plus confiants dans leur compétitivité sur le marché de l'emploi qu'en 2006.
Mais la résistance des citadins aux fluctuations des prix a montré un certain déclin.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne