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Mo Yan recueille des louanges pour ses perspectives historiques

( le Quotidien du Peuple en ligne )

10.10.2012 à 15h37

L'écrivain chinois Mo Yan signe des exemplaires de son nouveau livre, « Grenouilles », à une foire du livre à Shanghai en 2010. Gao Erqiang / China Daily

Howard Goldblatt, traducteur d'œuvres écrites en langue chinoise, et Shelley Chan, une étudiante du Professeur Goldblatt et professeur agrégé de langue et d'études culturelles chinoises à l'université de Wittenberg, en Ohio, et qui a également mené des recherches approfondies sur l'auteur, ont été interrogés par le journaliste Liu Jun au sujet du grand écrivain chinois Mo Yan.

Question : Quelles sont vos œuvres préférées de Mo Yan ?

Howard Goldblatt : C'est un peu comme demander lequel de vos enfants que vous préférez. J'aime vraiment, et j'aime bien traduire, l'ensemble des œuvres de fiction de Mo (j'ai même traduit ses courts mémoires, « Les changements »), et le plus souvent pour des raisons différentes.

Par exemple, « Le Pays de l'alcool » est peut-être le roman chinois le plus techniquement innovant et sophistiqué que j'ai jamais lu, « La vie et la mort me tuent » est une longue fable brillante ; « Le supplice du santal » est, comme l'auteur affirme, musical dans sa beauté. Je pourrais continuer, mais vous voyez quelle est l'idée. Une traduction de « Grenouilles » est en cours, et si le nom de Mo est annoncé jeudi, j'imagine que je vais avoir la possibilité de traduire certaines œuvres antérieures que je n'ai pas eu le temps de faire jusque-là.

Shelley Chan : Mo est très expérimental, et chaque roman a sa propre spécificité, ce qui fait qu'il est difficile de distinguer un livre d'un autre. Si vous voulez vraiment que j'en choisisse un ou deux, je dirais que « Le Pays de l'alcool » et « La vie et la mort me tuent » sont mes favoris.

Question : Pourriez-vous comparer des œuvres de Mo à ceux d'autres écrivains contemporains chinois ?

Howard Goldblatt : Tous les écrivains contemporains les plus connus ont un style personnel unique, et ce serait malsain qu'il en soit autrement. Mo a tendance à être plus « historique » que beaucoup de ses contemporains. Qu'il s'agisse de la Révolte des Boxers (1900-01) ou de la « Révolution culturelle », (1966-76), il semble plus à l'aise dans une perspective historique.

Il y a, bien sûr, des exceptions, comme « Prisonnier de guerre » ! Peu de ses ouvrages traitent de thèmes urbains modernes, qui semblent être très à la mode ces jours-ci.

Mo est un « maximaliste » (s'il existe un tel mot), un écrivain qui fouille en profondeur la langue chinoise pour ses qualités expressives. Il est ainsi un écrivain dont l'œuvre fait appel à tous les sens. Enfin, il est particulièrement doué pour la la défamiliarisation, en créant des réalités nouvelles et saisissantes avec sa prose.

Shelley Chan : En termes de contenu, Mo, comme d'autres écrivains en quête de racines, écrit fréquemment sur sa ville natale, Gaomi (dans la province du Shandong, dans l'Est de la Chine). Mais il écrit différemment. En termes de style, Mo est unique et difficile à comparer avec un autre. On peut dire que parfois, il est aussi ludique que Wang Shuo, mais c'est un genre de gaieté très différent.

Question : Y a-t-il selon vous des écrivains occidentaux proches en termes de style, de contenu ou d'autres choses ?

Howard Goldblatt : Quand j'ai lu Mo, je suis souvent souvenu de Dickens (je sais que ce n'est pas un contemporain) : des œuvres importantes, avec une écriture audacieuse, fleurie, imagée, puissante et un fort noyau moral. Je vois un parallèle avec des œuvres comme « Central Europe » de William Vollmann, avec son ampleur historique (Le Sorgho rouge) et sa critique incisive du comportement monstrueux de ceux qui sont au pouvoir (La mélopée de l'ail paradisiaque).

Et, bien sûr, il y a des écrivains que Mo semble préférer, le moderniste Faulkner, le magicien réaliste Garcia Marquez, et le Japonais Kenzaburo Oe. Sans oublier un autre « grand ancien » : Rabelais, avec son humour grivois et ses exubérances scatologiques.

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