Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>CultureMise à jour 01.08.2012 08h39
L'artisanat au bord de la rivière Yishui retrouve un souffle de vitalité

Le comté de Yi se trouve à environ 120 km de Beijing dans le province du Hebei. C'est une ville connue pour son patrimoine culturel inscrit par l'UNESCO comme l'un des 14 anciens comtés millénaires. Aujourd'hui, nous allons vous emmener dans cette ville antique pour découvrir ses particularités culturelles tel que l'encrier de Yi et la sculpture sur bronze.

Selon la culture chinoise, le pinceau, l'encre, le papier et l'encrier sont appelés « les quatre trésors du lettré ». Parmi eux, la pierre à encre de Yi est délicate et offre une qualité rare. Elle a une histoire qui remonte à des milliers d'années, d'ailleurs c'est pour cela que les calligraphes, les collectionneurs et même les touristes lui vouent ce grand intérêt. Zhang Jikun, le chef du bureau du tourisme du comté de Yi nous éclaire un peu plus :

« Ayant une longue histoire, le comté de Yi dispose d'un grand patrimoine culuturel et touristique. Sa spécialité la plus connue est sans doute « la pierre à encre de Yi ». Cette pierre a apparu sous la dynastie des Han de l'Est il y a environ 2 000 ans. La technique de sa fabrication purement traditionnelle, fait partie du patrimoine culturel immatériel. Aujourd'hui, on dénombre plus de 200 usines qui fabriquent l'encrier dans le comté, remportant plus de cent millions de yuans chaque année.Ces employés directs et indirects comptent des dizaines de milliers de personnes. »

L'encrier de Yi demande strictement la bonne qualité de la matière. Pour le fabriquer, on doit utiliser des pièrres spéciales de la région Huanglong, car ce genre de pierre a une surface polissé avec une dureté très forte.

La fabrication de l'encrier de Yi est un travail dont l'artisanal date de milliers d'années. Wei dan, ouvrier à l'usine de l'encrier de Yi nous raconte l'histoire de cette artisanat singulier :

«L'encrier de Yi était présent depuis la dynastie des Han de l'Est. La preuve est que cet encrier a été trouvé dans une tombe de cette époque-là. Sous la dynastie des Tang et des Song, l'encrier de Yi s'était popularisé dans tout le pays, et puis il est considéré comme un hommage au règne des Qing. »

Dans le comté de Yi, de plus en plus de jeunes s'intéressent à l'encrier de Yi et se consacrent entièrement à cet artisanat ancien. Il existe des écoles spécialisées dans la formation de la technique de fabrication de l'encrier. Certains jeunes apprentis font cette formation directement avec leurs maîtres dans les usines locales. Les jeunes designers présents dans les ateliers d'encrier de Yi, apportent leur savoir et travaillent avec les nouvelles conceptions.

L'art de fabrication de l'encrier de Yi a fait de nombreux émules. Bien différente de l'encrier de Yi, la sculpture sur bronze est un art qui est apparu bien plus tard dans le comté de Yi. Depuis la dynastie des Ming, les habitants des crus vivent de petits métiers de sculpture, certaines de leurs oeuvres ont même été choisies pour orner la cour royale. Aujourd'hui, la sculpture sur bronze est considérée comme une importante industrie locale. Liu Guijun possède une société à responsabilité limitée : Yandu. Il consacre son temps et toute son énergie à la préservation de cet artisanat typiquement chinois. Et quand il parler de son village, écoutez ce qu'il dit :

« Dans notre village, personne ne travaille ailleurs, car nous connaissons les techniques traditionnelles de la sculpture sur bronze. Même les enfants d'à peine dix ans maitrisent l'art du forgeage. Les gens de l'extérieur ne pourront jamais atteindre le même niveau de nôs enfants même après avoir fait des études de plusieurs années. »

D'après Liu Guijun, la population du village Yuanquan compte moins de 2 000 personnes. Mais il y a plus de 3 000 personnes qui se consacrent à la sculpture sur bronze. Les mille personnes supplémentaires viennent des régions voisines. Nous pouvons constater c'est que cet art traditionnel a pu non seulement résoudre le problème du travail au village, mais aussi dans d'autres villages, et c'est avec beaucoup de fierté que le directeur Liu Guijun nous parle de son usine :

« Les bons artisans, ainsi que la plupart des villageois gagnent environ 10 000 yuan par mois. Quant aux artisans de haut niveau ont un revenu de 20 000 ou 30 000 yuan par mois. Ici, le salaire moyen est de 7 000 yuan. »

Ces deux artisanats sont les facteurs touristiques qui attirent le plus en plus de touristes. Zhang Jikun le responsable du bureau du tourisme local nous explique le lien entre la culture locale et la vitalité du marché touristique :

« Dans le comté de Yi, en dehors de l'encrier chinois et la sculpture sur bronze, les produits culturels comme l'émaillerie et la sculpture en racine sont aussi très populaires auprès des visiteurs. Afin de développer davantage le tourisme, les autorités du comté Yi ont établi un programme culturel et touristique complet, qui s'intéresse à l'accueil touristique, au divertissement et au shopping. Actuellement, ce programme est déjà entamé et pourrait améliorer le goût du tourisme local. »

Les artisanats anciens du comté de Yi, comme l'encrier de Yi et la sculpture sur bronze, sont de bons exemples pour la transmission du patrimoine culturel à travers l'industrie touristique. Aujourd'hui en Chine, beaucoup de patrimoine culturel sont menacés de disparaitre. La réussite du comté de Yi dans la préservation du patrimoine peut être un bon exemple pour inspirer les gens des autres régions à trouver un moyen de protéger leurs propres patrimoines.

[1] [2]

Source: CRI

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Les principales nouvelles du 31 juillet
Les excuses de la France pour les crimes antisémites, une leçon pour l'histoire ?
L'Afrique est a même de choisir ses propres amis
Ce que cache la visite du Ministre japonais des Affaires Etrangères au Vietnam