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Français>>CultureMise à jour 31.03.2011 14h20
Il faut protéger le vieux Beijing

Il n'est pas encore trop tard pour que la ville de Beijing protège et préserve son passé. Le Gouvernement municipal est en train d'envisager la mise en place d'une politique spéciale pour protéger la vieille ville dans son entier et d'en faire une zone spéciale, sollicitant au passage les avis sur son projet jusqu'au 22 avril sur le site internet de la Commission Municipale de Planification Urbaine.

Cette nouvelle politique comprendra des règlements sur la manière de reloger les habitants locaux pour faire place à la préservation.

Si elle fonctionne bien, cette dernière initiative préservera le peu qui reste de l'aspect historique de Beijing.
La ville a en effet adopté une politique de « destruction de l'ancien et de construction du nouveau » après la fondation de la République Populaire en 1949. Cette attitude a conduit à faire succomber la vieille ville sous les coups de boutoir de la modernisation, en particulier depuis les trente dernières années. Et c'est ainsi que les traditionnelles maisons à cour carrée et les hutong, les célèbres ruelles du vieux Beijing, ont fait place à une forêt de hauts bâtiments et de gratte-ciels.

Pour la vieille ville de Beijing, la protection joue en théorie un rôle central. Mais hélas, les directives élaborées dans les années 1980 pour contrôler la hauteur des nouveaux bâtiments est restée virtuellement lettre morte.

Une des plus grandes métropoles du monde, Beijing est en train de perdre ses caractéristiques distinctives. Elle commence à ressembler aux autres grandes villes, laissant loin derrière elle ses ancêtres et ses siècles de culture.

Les projets de rénovation ont été menés par petits bouts. Certains d'entre eux ont été dénoncés tant verbalement que par écrit, pour avoir remplacé les structures basses traditionnelles par des tours de bureaux et des blocs d'appartements ou des maisons de style ancien de médiocre qualité.

Alors que les hutong et les rues historiques sont démantelés, les bâtiments figurant sur la liste du patrimoine et qui existent encore deviennent chaque jour un peu plus isolés et sans signification. Les jeunes générations ne sauront jamais ce qu'était le contexte historique physique et culturel des bâtiments protégés.

Et dans le même temps, les nouvelles constructions ne prêtent guère, voire aucune, attention à l'ambiance traditionnelle et à la précieuse structure des maisons à cour carrée et des hutong.

Le Bureau du Patrimoine Culturel de Beijing a dévoilé un plan de protection de la vieille cité impériale de la ville en 2003. Ce plan a mis sous protection une zone du centre ville de 6,8 km carrés comprenant palais, jardins et temples avec la Cité Interdite en son centre. En théorie, le plan aurait dû protéger les vieilles zones urbaines des pelleteuses.

Ces intentions louables n'ont hélas pas été respectées. Les planificateurs de la ville ont sacrifié au culte du Dieu Argent et le plan n'a été appliqué que médiocrement.

Le nouveau projet de cinq ans de la ville de Beijing pour protéger son patrimoine architectural est un grand pas en avant. Il devrait permettre d'équilibrer la construction et la protection de la ville entière plutôt que celles de la vieille ville. Cela devrait donner plus de latitude aux planificateurs urbains.

Nous espérons que cette fois les actes du Gouvernement municipal seront à la hauteur de ses belles paroles. Après tout, il ne reste plus grand chose d'ancien à démolir...

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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