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Français>>CultureMise à jour 18.11.2010 16h23
La protection des reliques culturelles a besoin de davantage de moyens

La police et les autorités chargées de la protection des reliques culturelles envisagent de travailler ensemble plus étroitement pour lutter contre l'augmentation du nombre de pillages de tombes et du trafic de trésors culturels dans le pays.

Le plan, mis au point par le Ministère de la Sécurité Publique et l'Administration d'Etat du Patrimoine Culturel, comprend l'établissement de bureaux conjoints entre les services de police locaux et les bureaux des reliques culturelles, d'après les deux départements.

« Nous songeons aussi à offrir une récompense aux citoyens qui donneront des renseignements et rapporteront ce genre de méfaits », a dit mercredi Shan Jixiang, directeur de l'Administration d'Etat du Patrimoine Culturel, alors qu'il visitait une exposition sur une campagne de répression à l'échelle nationale menée contre le pillage de tombes et le trafic de reliques.

Entre le lancement de la campagne de répression nationale en décembre 2009 et le mois de juin de cette année, les autorités ont mis à jour 51 cas, démantelé 71 gangs de pilleurs de tombes et bandes de trafiquants, et saisi 2 366 reliques culturelles, d'après les chiffres publiés mercredi.

Bien que le pillage de tombes et le trafic de reliques soient interdits en Chine, les profits alléchants que cela peut procurer attirent toujours un nombre croissant d'individus prêts à prendre le risque, y compris des villageois vivant près de sites historiques, d'après un communiqué de presse en provenance de l'exposition.

Le communiqué a également précisé que les infractions liées aux reliques culturelles dans le pays deviennent aussi parfois violentes. Certains trafiquants n'hésitent en effet plus à faire usage d'armes contre la police.

Le communiqué a également précisé que les pilleurs de tombes sont de plus en plus souvent équipés de dispositifs modernes, comme des GPS, des détecteurs de métaux, des véhicules spécialisés et même des explosifs, qui peuvent endommager gravement les sites culturels et les tombes anciennes.

De plus, les groupes criminels deviennent de plus en plus organisés, avec certains membres responsables de tâches spécifiques, comme le vol, le transfert, la vente et le trafic de reliques.

Et le manque de fonds au niveau local n'a fait que compliquer davantage encore la situation.

« Nous manquons vraiment de soutien », a ainsi dit Han Yulin, chef d'équipe d'une équipe d'enquête spéciale de la police à Xi'an, dans la Province du Shaanxi, dans le Nord-Ouest du pays, un endroit particulièrement riche en reliques culturelles.

« Notre équipe ne compte que 17 policiers, et nous avons en charge toutes les infractions liées aux reliques culturelles à Xi'an. C'est quasiment impossible », a-t-il dit.

Ces dernières années, les pilleurs de tombes se sont essentiellement attaqués aux grandes tombes anciennes, appartenant aux empereurs ou aux familles royales.

« Le bureau local des reliques culturelles recourt aux services d'employés à temps partiel pour surveiller les tombes anciennes, mais ils font souvent preuve de peu de professionnalisme et de responsabilité », a-t-il dit.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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