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Français>>CultureMise à jour 02.11.2010 13h37
Une dose de confucianisme dans le mécontentement parisien

Kong Xianglin, descendant de la 75e génération de Confucius (551 - 479 av. J.-C.), pose dans le hall de cérémonie du siège de l'UNESCO à Paris avant un spectacle sur son ancêtre en septembre.

Un descendant du philosophe prêche la bonne parole

L'un des avantages de cette ville célèbre dans le monde entier est qu'on ne se trouve jamais à plus de cinq minutes d'une station de métro.

Pourtant, cela n'a pas été très utile à Kong Xianglin, descendant de la 75e de Confucius, lorsqu'il s'est rendu à Paris dernièrement pour donner une conférence.

La circulation des métros, trains et bus était largement paralysée par les grèves des travailleurs contre le projet de réforme du président Nicolas Sarkozy, visant à relever l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans.

Influencé par son ancêtre, il a considéré cette expérience dans le contexte des cultures comparatives.

Les grèves sont une opportunité pour manifester son mécontentement, « mais leur contrepartie est la halte partielle des activités économiques et sociales, et parfois l'apparition de révoltes », estime-t-il.

Selon lui, Confucius, qui accordait une grande importance à l'harmonie, n'enseignerait pas au peuple à se conduire de cette manière.

Les empereurs chinois à travers les âges ont adopté les valeurs confucéennes d'altruisme, unité, moralité et respect de l'autorité, afin de maintenir la hiérarchie et l'ordre.

Cette philosophie conservatrice a été contestée à partir des années 1950, jusqu'à la fin des années 1970. De nombreux temples confucéens furent détruits durant la Révolution culturelle (1966-1976). Mais le confucianisme est de nouveau en vogue depuis les années quatre-vingt, avec l'arrivée d'une nouvelle génération de dirigeants appréciant à nouveau les principes tous sauf révolutionnaires du vieux sage.

En 1994, un complexe de monuments commémorant Confucius a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

« Ces valeurs sont universelles », affirme M. Kong. Par exemple, dans une économie de marché, selon lui, les concepts d'ordre et de vertu devraient être encouragés, au lieu de l'avidité prônée par les banquiers de Wall Street. L'un de ses concepts préférés a été adopté par le gouvernement chinois : l'harmonie. Il cite à ce sujet la célèbre maxime « l'harmonie dans la différence ».

Le regain d'intérêt pour le confucianisme est un signe que le gouvernement et la société s'inquiètent d'une perte de valeurs morales, dans le cadre de la poursuite des réformes vers l'économie de marché.

Actuellement, certains se concentrent sur le matérialisme et « n'ont aucune valeur stable », souligne M. Kong.

Heureusement, de nombreux Chinois se penchent aujourd'hui sur l'apprentissage des classiques anciens tels les Analectes, mais M. Kong pense que cela est insuffisant, expliquant que les manuels scolaires au Japon et en Corée du Sud contiennent davantage de références au grand sage que ceux de son pays.

« Si la Chine veut devenir compétitive au niveau international, nous devons chercher des solutions auprès de nos ancêtres », estime-t-il.

Source: China.org.cn

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