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Français>>CultureMise à jour 22.10.2009 15h14
Google accusé de spolier 570 auteurs chinois

Le géant américain Google fait face actuellement aux accusations de plusieurs centaines d'auteurs chinois qui affirment que la bibliothèque en ligne de Google a piraté leurs œuvres sans demander autorisation ni avoir obtenu leur approbation et sans leur verser des royalties. Selon eux, au moins 17.922 livres ont été scannés, numérisés et incorporés au catalogue de livres en ligne de Google Books, ce qui constitue une grave violation de droit d'auteur.

« Google a violé gravement une règle largement acceptée en matière de copyright selon laquelle il faut une autorisation et le versement de droits avant de scanner, et utiliser des œuvres protégées », a souligné le Directeur Général Adjoint de la Société de droits d'auteurs pour les œuvres écrites de Chine Zhang Hongbo. « Aucun des auteurs que nous avons contactés, ne nous a dit avoir été avisé par Google de l'utilisation de leurs travaux », ni payés pour cela, a ajouté Zhang.

Il a poursuivi en indiquant que compte tenu que le concerné est un géant de l'Internet qui est très puissant et qu'il se montre extrêmement autoritaire et despotique dans la présente affaire, il est prévu que le gouvernement chinois interviendra en exerçant une pression sur le gouvernement américain.

« Les départements dirigeants du gouvernement, y compris le Bureau d'Etat du Copyright, ont tous exprimé leur soutien pour notre travail en vue de protéger résolument et efficacement les intérêts des auteurs de notre pays. », a-t-il dit.

D'après les premières statistiques établies par la Société de droits d'auteurs, il y a au moins 17.922 œuvres de 570 auteurs chinois qui ont été scannées illégalement et publiées en ligne et les ouvrages en ligne ne sont ouverts qu'aux lecteurs du territoire étasunien, alors que les auteurs concernés n'en sont aucunement informés et n'ont rien reçu de la part de Google.

« Jusqu'à présent, aucun de ces 570 auteurs n'a donné autorisation à Google d'agir ainsi. », a affirmé Zhang Hongbo.

De son côté, Google n'a donné jusqu'ici aucune réponse officielle, alors que la ‘Clause de règlement à l'amiable', qui a été discutée de façon animée en ligne, n'est seulement qu'une proposition formulée par Google à l'intention seulement des auteurs de son pays. Jusqu'à maintenant, Google n'a pas donné, uniquement pour les auteurs chinois, des explications rationnelles et convaincantes, ni suggéré un moyen de compensation.

C'était à partir de 2004 que Google a commencé à numériser des millions d'ouvrages protégés par le droit d'auteur provenant des fonds d'universités américaines. Fin 2008, il est arrivé à un accord avec les détenteurs de droits d'auteurs américains (l'Association américaine des écrivains et l'Association américaine des publicitaires), mais leurs équivalents européens restent suspicieux face au projet Google Books. La question de la spoliation des copyrights par Google est un sujet particulièrement sensible en Europe, où de nombreuses voix se sont d'ores et déjà insurgées contre le projet. D'après la Loi américaine sur le Copyright, les auteurs chinois devaient être compris dans l'accord de règlement à l'amiable.

Mais Zhang Hongbo a déclaré que ce genre d'accord est inacceptable pour la Chine.

C'était également à partir de 2004 que Google a commencé à réaliser son projet d'établissement de la plus grande bibliothèque en ligne du monde et il a déclaré que son objectif est de réunifier et d'optimiser les informations venues du monde entier, ce afin que tout le monde puisse les visiter, les connaître et en profiter. Durant les cinq années écoulées, il a réuni près d'une dizaine de millions de catégories de livres dont le droit d'auteur existe encore et les a intégrés dans sa bibliothèque numérique, sans toutefois avertir l'auteur qui détient le copyright. Dernièrement, ledit projet a commencé à être appliqué à l'endroit des auteurs chinois.

Toutefois, en Europe et aux Etats-Unis, le projet en question est vivement critiqué et condamné du fait qu'il est suspecté de violer sérieusement la loi locale sur le copyright.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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