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Français>>CultureMise à jour 14.08.2009 15h47
La Chine vise le "zéro refus" pour les journalistes étrangers

Le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central chinois) a annoncé jeudi qu'il pousserait les ministères chinois à offrir un meilleur accès aux journalistes étrangers, dans le cadre d'une politique nommée "zéro refus", a rapporté vendredi le China Daily, quotidien chinois en langue anglaise.

"Ce 'zéro refus' signifie que les ministères devront désigner des personnes pour s'occuper des appels et des demandes d'interview provenant des médias étrangers, et qu'ils devront offrir une réponse en moins de 24 heures", a indiqué Guo Weimin, directeur du département de presse du bureau, cité par le quotidien.

La Chine a offert un accès sans précédent aux journalistes étrangers en 2007, en publiant une série de réglementations provisoires pour accueillir les Jeux Olympiques de Beijing 2008.

Grâce à cette mesure, les journalistes étrangers ont évité les procédures ennuyeuses de demande d'approbation d'interview aux gouvernements locaux; ils n'avaient besoin que de l'accord de la personne interviewée.

Le gouvernement a également levé l'interdiction pour les organisations médiatiques étrangères d'employer des Chinois pour les aider dans leurs reportages.

Ces changements, renforcés après les Jeux, ont été bien salués par plus de 700 journalistes étrangers travaillant en Chine.

Actuellement, de telles réformes ont été principalement mises en oeuvre dans des ministères suivis de près par les médias, tels que les ministères de la Santé, de l'Education, de la Sécurité publique, ainsi que le Bureau de l'Information lui-même, a fait savoir Guo Weimin.

"Nous espérons que tous les ministères accueilleront favorablement l'interaction avec les médias étrangers", a souligné le directeur. "Si les journalistes étrangers trouvent leurs appels sans réponse, ou qu'ils sont froidement accueillis, ils pourront nous adresser leurs plaintes", a-t-il ajouté.

Selon lui, le Bureau de l'Information cherche à former des cadres locaux et des responsables de médias, de niveau provincial jusqu'au niveau du district, pour accepter et faciliter le travail des médias étrangers.

Il est demandé aux gouvernements locaux d'offrir les sources demandées et l'information locale fondamentale aux médias étrangers qui auront demandé leur aide, a poursuivi Guo Weimin.

Tous les ministères et provinces devront permettre aux médias d'outre-mer, y compris ceux venant de Hong Kong, Macao et Taiwan, d'assister à leurs conférences de presse.

L'attitude ouverte du gouvernement chinois sur la couverture des émeutes d'Urumqi en juillet a reflété les changements de la politique chinoise envers les médias, a indiqué Guo Weimin au quotidien.

"Le changement de mentalité de la Chine est sérieux, car elle se rend compte que celui-ci aboutira à davantage de reportages objectifs sur le pays", a-t-il affirmé.

Qualifiant la mesure de "bonne pour tout le monde", Phil Smith, chef du bureau de Reuters en Asie du Nord, a indiqué qu'il n'espérait pas que les fonctionnaires chinois laissent tout de côté pour répondre à leurs demandes d'interview. Mais certainement, les efforts du Bureau de l'Information pour persuader les ministères chinois de s'occuper régulièrement des demandes d'interview méritent des applaudissements, a ajouté ce vétéran des médias.

Source: xinhua

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