L'Administration générale de la Presse et de la Publication (AGPP) de Chine a dit lundi 18 février que des films fantastiques tels que les séries de Harry Potter ne sont pas compris dans sa récente liste des produits audio et vidéo d'horreur qu'elle interdit de vendre.
Les mythes traditionnels chinois, les contes et les récits de science-fiction sont « fondamentalement différents » de la définition des films vidéo d'horreur, qui « impliquent généralement des personnages qui ressemblent à des extra-terrestres et des histoires de fiction tous deux destinés à effrayer les petits spectateurs », indique le Beijing Times dans son édition du mardi 19 février, citant un officiel de l'AGPP.
Des ouvrages classiques chinois tels que « Le Pèlerinage en Occident » et « Contes fantastiquement Cabinet Sans-Souci demeurent des oeuvres remarquables dans l'histoire de la littérature et des arts de Chine, tandis que les films tels que les séries de Harry Potter peuvent aider à inspirer l'imagination et la créativité chez les adolescents, selon le journal.
L'AGPP a publié, la semaine dernière, une circulaire interdisant la vente des produits audio et vidéo d'horreur. C'est la plus récente initiative visant à « protéger le développement psychologique des enfants et adolescents ».
L'AGPP a dit que la violence et la cruauté de ces produits ne sont pas adaptées aux enfants et sont extrêmement dangereux pour leur développement psychologique.
La circulaire interdit à toutes les publications comportant des éléments de mystère et d'horreur d'être mises en vente sur le marché et tous les vidéos en cours de production doivent effacer les scènes d'horreur.
La Chine a commencé à interdire les « livres et bandes dessinées d'horreur » en avril 2006, visant spécialement l'oeuvre japonaise « Death Note ». L'oeuvre parle d'un cahier qui peut tuer des gens, si leurs noms y sont écrits.
La Chine a lancé cette année une campagne contre les contenus « vulgaires » dans les produits vidéo et audio. Les producteurs doivent arrêter de vendre les produits au contenu vulgaire.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne