Flash :

Walking Dead: prêt pour Halloween ! L'interaction, pas la confrontation Dévoilement de la flotte chinoise de dernière génération Ballon d'Or 2012: Messi, Ronaldo, Drogba parmi les vingt-trois nommés Décès du coureur belge Cuylits Gunter au Burkina Faso Chine : éducation préscolaire gratuite au Tibet Marion Cotillard dans la nouvelle pub Lady Dior Mali : une dizaine de bandits tués par les éléments de la patrouille militaire de Diabaly Le Togo lance sa phase du projet de réhabilitation du corridor Lomé-Ouagadougou L'UE souhaite rester le partnaire le plus important du Burundi sur sa voie de développement Burkina Faso: Le président Compaoré rencontre les différents corps de l'armée Côte d'Ivoire : vers l'élaboration d'une loi anti-corruption Le président nigérian se rend en Sierra Leone pour renforcer les relations bilatérales L'ouragan Sandy frappe les Etats-Unis Khartoum dément tout lien avec l'étranger dans la fabrication d'armes Le Ghana déploiera 20.000 policiers pour les élections de décembre Des scientifiques chinois identifient la plus grande ville néolithique jamais découverte dans le pays Madagascar : Ravalomanana persiste sur sa candidature à la présidentielle Le cyclone post-tropical Sandy frappe le New Jersey Sénégal : premier remaniement du gouvernement

Beijing  Ensoleillé  20℃~7℃  City Forecast
Français>>Chine

L'interaction, pas la confrontation

( le Quotidien du Peuple en ligne )

30.10.2012 à 15h55

Le début du nouveau cycle politique américain en novembre va déterminer la direction que vont prendre les relations entre les deux plus grandes économies du monde.

Deux jours après les élections présidentielles américaines, qui auront lieu le 6 novembre, le 18e Congrès National du Parti Communiste Chinois va en effet se tenir à Beijing, marquant les débuts d'une nouvelle direction collective centrale qui guidera le rajeunissement national et le développement pacifique de la Chine dans les années à venir.

Ce sera le début d'un nouveau cycle politique qui aura une importance mondiale considérable, car l'évolution des relations bilatérales va, dans une large mesure, déterminer le rythme de la reprise économique mondiale, la réponse aux problèmes mondiaux, et si la paix et la stabilité règneront ou non dans la région Asie-Pacifique.

Malheureusement, les relations sino-américaines ont été récemment prises en otage par la campagne irresponsable menée par Barack Obama et Mitt Romney. L'un comme l'autre ont essayé de convaincre les électeurs que la responsabilité des malheurs des États-Unis incombe à la Chine, et qu'en faisant preuve de sévérité envers elle, ils seront bientôt en mesure d'injecter un peu de vigueur dans l'économie américaine en difficulté. Mitt Romney a maintes fois proclamé que le jour de son entrée en fonction il qualifiera la Chine de manipulatrice de devises, et il s'est aussi livré à des accusations sans fondement, disant que la Chine vole des brevets, des concepts de produits et des droits de propriété intellectuelle américains, qu'elle ne respecte pas les règles internationales et se livre à des pratiques commerciales déloyales. Barack Obama, qui ne veut pas être en reste, a toujours déclaré qu'il a imposé une pression commerciale sans précédent sur la Chine, et il s'est à plusieurs reprises vanté que le nombre d'enquêtes commerciales lancées contre la Chine a doublé sous son administration. Ce genre de rhétorique cherche à détourner l'attention du fait que l'émergence de la Chine a été une bonne chose pour les Etats-Unis et que les difficultés des États-Unis sont pour l'essentiel dues à eux-mêmes.

La Chine et les Etats-Unis entrent dans une période de concurrence et de coopération. Mais il y a un temps d'incertitude, en raison de l'ajustement stratégique conduit par le Gouvernement américain, qui tente d'équilibrer sa politique au Moyen-Orient et son évolution géostratégique vers la région Asie-Pacifique. Donc, même si Barack Obama remporte un second mandat, les choses ne sauraient continuer comme avant.

Il y a trois tendances qui peuvent être considérées comme ayant une forte influence sur les relations entre les deux pays. La façon dont elles seront gérées décidera dans une grande mesure de la direction que vont prendre les relations entre la Chine et les Etats-Unis. Tout d'abord les relations entre les Etats-Unis et la Chine s'orientent vers une plus grande interaction, qui est une nouvelle tendance dans les relations entre ces grandes puissances. Nourrir une interaction positive et promouvoir une plus grande coopération est dans l'intérêt des deux pays. Les États-Unis doivent se rendre compte que la mentalité de guerre froide et la mentalité dite du « jeu à somme nulle » ne sont plus de mise, parce que le monde a changé. Ensuite, la poursuite d'une hégémonie par les Etats-Unis va continuer et leur politique de puissance pour atteindre cet objectif risque sans doute d'avoir une influence négative sur les relations, d'autant plus que les « tierces parties », notamment des pays comme le Japon et les Philippines, qui ont des disputes territoriales avec la Chine, vont essayer de profiter de la situation de concurrence entre la Chine et les Etats-Unis pour contrer la montée en puissance de la Chine. L'environnement géopolitique qui entoure les États-Unis est particulièrement favorable à cet égard, car ils ont peu de voisins et ceux-ci sont plus faibles qu'eux, donc les États-Unis ont plus d'énergie pour agir en tant que « gendarme du monde ». En revanche, la Chine a elle de nombreux pays voisins, dont certains sont puissants. Les différends frontaliers et territoriaux maritimes légués par l'histoire contraignent la Chine à utiliser une grande partie de son énergie à entretenir ses relations avec les pays voisins.

Enfin, bien que le produit intérieur brut de la Chine devrait dépasser celui des Etats-Unis lors de la prochaine décennie, la Chine restera loin derrière les Etats-Unis en termes de puissance globale. Par ailleurs, les États-Unis sont aussi nettement en avance sur la Chine dans de nombreux domaines, tels que la capacité de développement durable, l'innovation scientifique et technologique, la solidité financière et le soft power culturel. Mais même ainsi, si les Etats-Unis voyaient la Chine rattraper son retard dans ces domaines, ils ne manqueraient pas de recourir à des mesures extrêmes pour entraver et limiter le développement de la Chine.

Par conséquent, les deux parties doivent plutôt orienter leurs relations bilatérales dans le sens de la coopération plutôt que vers le conflit.

L'auteur est Directeur adjoint de l'Institut de Recherche en Politique Mondiale, affilié à l'Institut Chinois des Relations Internationales Contemporaines.


News we recommend

PC Air/Thaïlande : le vol des hôtesses transsexuelles suspendu Lalla Salma, la sublime princesse consort du Maroc   "Sex and the City": Bangkok en tête des villes du sexe en Asie
Real Madrid : rien de va plus entre José Mourinho et Iker Casillas   Aigle Azur pourra voler entre Paris et Beijing après la participation de HNA Le vol Adelaide-Dubaï d'Emirates Airlines: c'est exquis!
Taiwan : Gay pride à Taipei « Invincible »? la nouvelle génération d'avions de chasse en Chine Le Royaume-Uni est armé contre les extraterrestres




  • Nom d'utilisateur
  • Anonyme

Sélection de la rédaction

Les Articles les plus lus |Sontage

Pages spéciales