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Français>>ChineMise à jour 01.08.2012 08h38
Le rapport annuel des Etats-Unis sur la liberté religieuse est contre-productif et dépourvu d'originalité (COMMENTAIRE)

Le gouvernement américain a publié lundi l'édition 2011 de son Rapport sur la liberté religieuse internationale, poursuivant ainsi une pratique notoirement connue pour son ingérence flagrante dans les affaires intérieures des autres pays, dont la Chine, sous le prétexte des libertés religieuses.

Le rapport a une fois de plus désigné huit pays, à savoir le Myanmar, la Chine, la République populaire démocratique de Corée, l'Erythrée, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Soudan et l'Ouzbékistan, catalogués comme "Pays particulièrement préoccupants" pour leurs violations alléguées de la liberté de religion.

Sans fournir aucune preuve factuelle, le rapport a laissé entendre que la situation des libertés religieuses s'était "dégradée" en 2011 en Chine, en Erythrée, en Iran et au Pakistan, ce dernier n'ayant néanmoins pas été classé au rang des pays "particulièrement préoccupants".

Depuis 1999, le Département d'Etat américain présente chaque année au Congrès un Rapport annuel sur la liberté religieuse internationale, qui couvre près de 200 pays et territoires, en vertu de la Loi sur la liberté religieuse internationale adoptée en 1998.

Ce rapport annuel, largement basé sur des informations non confirmées répandues par les médias et sur les allégations sans fondement de groupes illégaux et d'organisations dotées d'agendas qui leurs sont propres, n'est rien d'autre qu'un outil politique utilisé par le gouvernement américain pour exercer des pressions sur les autres pays, dont la plupart sont considérés comme des rivaux par les Etats-Unis.

L'égalité et le respect mutuel sont les pierres angulaires de la construction des relations d'Etat à Etat. Washington ne montre pourtant aucun respect à l'égard d'autrui, en imposant ses propres normes en matière de politiques religieuses, sans tenir compte des différences historiques et culturelles entre les nations, ni des réalités économiques et politiques de chacun.

La publication par les Etats-Unis de ce genre de rapport, rempli de préjugés, d'arrogance et d'ignorance, est totalement dépourvue d'originalité, voire franchement contre-productive.

Cette manoeuvre des Etats-Unis produira en effet un résultat opposé à ses attentes, en créant davantage de suspicion et de méfiance, plutôt que de favoriser la compréhension mutuelle et d'améliorer ses relations avec les autres pays. De fait, ce rapport a été condamné et rejeté à plusieurs reprises par les pays que Washington a accusés, année après année.

La Chine, un pays multi-religieux où la liberté de croyance est pleinement protégée par la Constitution et les lois de l'Etat, a toujours rejeté l'ingérence des Etats-Unis dans ses affaires intérieures, ingérence pratiquée sous le prétexte de protéger les libertés religieuses.

En blâmant la Chine pour cette soi-disant "détérioration marquée" de la liberté religieuse, le rapport américain semble ignorer les faits et négliger les réalités essentielles de la Chine ; celle-ci a en effet toujours fait de grands efforts pour défendre la liberté religieuse et le droits de chacun à exprimer ses croyances religieuses, à condition que la loi soit respectée.

Il est en outre indéniable que la Chine, au cours des dernières décennies, a fait de grands progrès dans la consolidation de la primauté du droit et la protection des libertés religieuses, afin que les croyants de toutes les religions légitimes puissent pratiquer librement leur foi. Dans la Chine d'aujourd'hui, personne ne sera persécuté pour le seul fait de s'adonner à l'une de ces religions légitimes.

Seuls les membres de quelques cultes interdits et d'organisations extrémistes illégales, qui se livrent sous le couvert de la religion à des activités clandestines ou séparatistes, sont punis par la loi chinoise.

Contrairement aux affirmations du rapport américain selon lesquelles "l'accroissement des restrictions sur la liberté religieuse" avait poussé au moins douze Tibétains à s'immoler par le feu en 2011, ces incidents étaient en réalité politiquement motivés, et faisaient partie des plans du Dalaï Lama et de sa bande, qui espèrent internationaliser la question du Tibet.

En tant que pays souverain, la Chine dispose d'un droit inaliénable à préserver sa stabilité sociale et son intégrité territoriale en réprimant l'extrémisme religieux, le séparatisme et le terrorisme, et de manière à s'opposer à tous ceux qui prônent la violence au nom de la liberté religieuse et des droits de l'Homme.

La Chine a toujours été et sera toujours ouverte au dialogue et aux échanges d'opinions avec les gouvernements et les personnalités religieuses des pays occidentaux, y compris des Etats-Unis, et sera toujours disposée à discuter des questions religieuses d'intérêt commun, sur une base d'égalité et de respect mutuel.

De fait, la Chine s'est au cours des dernières années livrée à un dialogue franc et direct avec les Etats-Unis et avec d'autres pays, dans le but de promouvoir la compréhension mutuelle et de chercher des réponses aux préoccupations communes en matière de politiques religieuses.

En l'occurrence, quand tous les canaux de dialogue sont grands ouverts, il n'y a aucune raison pour Washington de publier un rapport annuel sur la liberté religieuse, une pratique qui est de toute évidence contre-productive pour le développement des relations américano-chinoises.

Source: xinhua

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