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Français>>ChineMise à jour 24.05.2012 09h24
Le voyage d'un haut responsable militaire chinois au Japon n'aura probablement pas lieu

Le Ministère chinois de la Défense nationale a confirmé mardi qu'il était guère probable que Guo Boxiong, Vice-président de la Commission militaire centrale se rende au Japon en raison d'un « engagement de travail ».

Le Bureau d'information du Ministère de la Défense Nationale a répondu au China Daily par la voie écrite, disant que la Chine attachait une grande importance à son amitié et à sa coopération avec le Japon, et que le Gouvernement chinois avait déjà discuté de la visite de M. Guo au Japon.

Le voyage de ce haut responsable militaire avait été initialement prévu pour jeudi et devait comprendre une rencontre avec le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda, ainsi qu'une visite au siège des Forces d'Auto-défense du Japon.

Citant des sources diplomatiques, l'agence de presse japonaise Kyodo News a déclaré samedi que la visite de M. Guo a été reportée en signe de protestation à cause du problème des îles Diaoyu et d'une réunion du Congrès Mondial de la Jeunesse Ouighour, que la Chine considère comme un groupe séparatiste, qui doit se tenir au Japon.

Auparavant, le Gouverneur de Tokyo Shintaro Ishihara, avait déjà relancé les tensions entre Beijing et Tokyo en évoquant l'idée d'acheter les îles Diaoyu à de soi-disant propriétaires privés lors d'un discours prononcé devant l'Heritage Foundation à Washington.

Satsuki Eda, député au parlement japonais et conseiller en chef du Parti Démocratique du Japon, a souligné dans un entretien exclusif avec le China Daily que l'idée du Gouverneur de Tokyo « ne représentait pas la position du Gouvernement japonais ». « Je pense qu'il a juste voulu faire cette annonce pour faire sensation, mais cela ne sert à rien pour résoudre les problèmes », a déclaré M. Eda.

M. Eda a ajouté que certains Japonais détestent l'idée de voir une amitié se développer entre les deux pays voisins.

« Mais seuls quelques Japonais pensent ainsi. La majorité de l'opinion est en faveur de meilleures relations avec la Chine », a-t-il dit.

Il a dit au China Daily que les perspectives globales des relations bilatérales ne seront pas affectées.

Le conseiller en chef du parti actuellement au pouvoir au Japon a également examiné les progrès qui ont été réalisés depuis 1972 et s'est dit confiant dans le développement futur des relations sino-japonaises.

Selon Yang Bojiang, professeur d'études japonaises à l'Université des Relations Internationales à Beijing, Tokyo a été entraîné dans des conflits avec la Chine depuis le début de cette année en raison du sabotage délibéré des relations bilatérales par le Japon.

« Cette année a été largement considérée comme une bonne occasion d'approfondir la confiance politique entre Beijing et Tokyo, mais l'ambiance conviviale a été détruite », a déclaré M. Yang. Il pense que l'annulation de la visite de M. Guo est la réponse de Beijing à une série d'actions inappropriées de la part du Japon.

« Mais les deux parties doivent éviter que les différends ne dégénèrent en conflits. Le Gouvernement du PDJ au pouvoir actuellement, surtout, devrait agir rapidement pour bloquer la proposition de M. Ishihara devant l'Assemblée Municipale de Tokyo », a déclaré M. Yang, exhortant la Chine et le Japon à maintenir leurs différends « sous contrôle ».

Les grands partis à l'Assemblée de Tokyo sont eux divisés quant au plan de M. Ishihara.

Le PDJ, qui détient la majorité des sièges, a convoqué tous ses membres mardi pour trouver un accord sur ce plan d'achat, mais un fossé profond s'est creusé dans le parti depuis que le gouverneur conservateur a soulevé cette idée, a rapporté le réseau d'information japonais J-cast.

Selon une enquête conduite par le Yomiuri Shimbun, tous les membres du parlement de Tokyo « s'arrachent les cheveux » en ce moment pour choisir leur camp, et plus de 90 % des 124 membres de l'assemblée s'abstiennent face à la proposition de M. Ishihara. Seuls sept ont affiché leur approbation, dont quatre sont du PDJ.

« Mon opinion personnelle est une autre affaire. Et je ne vais pas me lancer dans une conclusion avant que le plan ne soit proposé au parlement », a déclaré Akira Miyazaki, secrétaire général du Parti libéral-démocrate à l'assemblée de Tokyo.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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