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Français>>ChineMise à jour 06.03.2012 10h32
Plutôt une réforme imparfaite qu'une crise !

Avec le 20e anniversaire de la fameuse tournée de l'ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping dans le Sud et le prochain 18e Congrès du Parti cet automne, le mot réforme est une fois de plus devenu un sujet brûlant. Depuis 1978, en Chine, les réformes ont été confrontées à toute une gamme de plus en plus large de défis, tout comme un bateau qui entre sur une rivière à mi-parcours.

Les vraies « réformes », qui brisent les barrières idéologiques et touchent à des intérêts concrets, seront sans aucun doute l'objet de fortes critiques de la part de ceux qui bénéficient du statu quo. La plupart des réformes importantes qui ont eu lieu en Chine, tels que celle du système de contrat de responsabilité des ménages, la réforme des salaires, la publicité des actifs immobiliers des fonctionnaires, et les réformes des institutions publiques ont fait l'objet de controverses, voire de critiques, au cours de leur adoption et de leur application.

Cependant, la différence entre les réformes d'aujourd'hui et celles des années passées est que les réformes modernes sont plus profondes, plus larges et plus approfondies, et cela bien qu'elles rencontrent une plus grande résistance. Ceci est dû au fait que la plupart des réformes les plus faciles ont déjà été mises en œuvre ; celles qui restent sont les réformes difficiles mais qui maintenant ne peuvent pas être évitées.

Pour une réforme, être parfait est difficile. Après 30 ans, le processus de réformes de la Chine est entré dans une période plus complexe et plus difficile. Peu importe que les modifications proposées soient bien calculées et sages, elles rencontreront toujours une opposition. Ceux dont les intérêts sont en jeu vont utiliser leurs positions favorables pour se prononcer contre les réformes, sans compter que les nouvelles politiques seront également confrontées à un examen des médias et aux observations du public.

S'agissant des réformes, le plus difficile, ce ne sont pas les voix de l'opposition, mais que la réforme s'arrête immédiatement dès que des opinions différentes se font entendre. Face à la résistance des intérêts, à des risques incontrôlables, voire au mirage de l'instabilité, certaines réformes perdent leur élan ou ne peuvent pas être mises en œuvre complètement.

Toutefois, comme il a déjà été dit, « Qui dit réformes dit risques, mais le Parti (le Parti communiste de Chine) dans son ensemble sera en danger s'il n'y a pas de réformes ». Il suffit de maintenir le statu quo pour éviter les critiques ; mais cela mènera alors le Parti et le pays dans une impasse. En outre, mettre de côté les réformes nécessaires face à certains obstacles systématiques ou techniques pourrait conduire le Parti dans une crise plus grande encore.

Ceux qui envisagent des réformes avec un état d'esprit utopique doivent se rendre compte que leurs attentes sont souvent déraisonnables. Les réformateurs chinois, qui doivent écouter attentivement l'opinion publique, tout en restant inébranlables face aux rumeurs, ne doivent pas seulement être sages et prudents, mais aussi courageux et responsables.

Il y a 20 ans, Deng Xiaoping a dit « Il ne faut pas avoir peur d'affronter certains risques, nous avons déjà développé une capacité de prendre des risques ». Avec les progrès de la politique de réforme et d'ouverture en Chine, la capacité et la volonté de notre Parti à prendre des risques doit être renforcée.

Dès le début de la politique de réforme et d'ouverture, le Parti a mis l'accent sur l'avenir du pays et du peuple. Avec du courage et un esprit de réforme, notre Parti est devenue plus fort et notre pays est devenu la deuxième économie du monde.

Plutôt la critique que la crise ; ce qui fait que, par conséquent, nous préférons avoir des réformes imparfaites plutôt que des crises provoquées par l'absence de réformes. Choisir le bon moment pour les réformes, tout en gardant à l'esprit la stabilité prolongée et le développement du Parti et du pays continuera à figurer parmi nos plus importantes priorités.

Comme le Président Hu Jintao l'a déclaré, face à une nouvelle ère de réforme, nous devons « faire avancer la réforme dans les domaines importants et les relations-clés » et « continuer à réformer les systèmes économique, politique, culturel et social d'une façon innovante ». En faisant ainsi, nous pourrons minimiser les risques, poursuivre un plus grand développement, et offrir un avenir meilleur à notre Parti et à notre pays.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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