Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>ChineMise à jour 20.02.2012 15h48
Problème de la Syrie : la position chinoise peut soutenir l'épreuve du temps

La Chine a opposé son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie, puis elle a agit de même à l'Assemblée générale de l'ONU. A cet effet, certains la critiquent en déclarant que dans le cas où ledit projet de résolution aurait été adopté le 4 février, les conflits syriens ne connaîtraient pas une telle escalade, ne gagneraient pas en intensité et n'atteindraient pas l'ampleur de ce moment. Leur idée et leur point de vue reposent sur la supposition préalable suivante : dès que le projet de résolution du Conseil de sécurité fut adopté, le Président syrien en exercice Bachar al-Assad s'y conforme et accepte de quitter le pouvoir, ce qui permettra alors d'entamer sans retard un dialogue politique. En réalité, cela est en fait un souhait unilatéral purement subjectif, car ce dernier refuse catégoriquement de renoncer au pouvoir.

D'après le « calendrier » fixé par la Ligue arabe, Bachar al-Assad doit remettre le pouvoir dans le délai de deux semaines. Dans ce cas-là on pourrait imaginer que dès après l'adoption de la résolution par le Conseil de sécurité, le gouvernement Bachar al-Assad, acculé dans ses dernières tranchées, serait forcé alors de « brûler les vaisseaux » en prenant une décision irrévocable et en passant hardiment à l'action, tandis que les partis de l'opposition, encouragés, serreraient de près et poursuivraient sans relâche et il serait certain alors que la situation s'aggravera et s'empirera dans ce pays pour devenir beaucoup plus désastreuse et catastrophique par rapport à la situation actuelle.

Pour pousser en avant le processus de dialogue politique en vue de régler le problème syrien, la Chine a une fois de plus déployé un effort diplomatique en dépêchant spécialement en Syrie, en tant qu'envoyé extraordinaire du gouvernement chinois, le Vice Ministre des Affaires étrangères Zhai Jun qui a pour mission d'agir en médiateur et de transmettre aux parties concernées les cinq termes clés suivants : préoccupation, non-violence, dialogue, coopération et Charte.

Primo, le gouvernement chinois exprime tout d'abord et en premier lieu sa vive et profonde préoccupation au sujet de la situation actuelle en Syrie, et surtout sa sérieuse inquiétude quant à l'aggravation et à la dégradation continuelles de la situation dans le pays, lesquelles occasionnent sans cesse de nouvelles victimes parmi la population civile locale, ce qui perturbe énormément la paix dans toute la région, c'est pourquoi il est dans l'intérêt général que cette situation s'arrête et s'améliore immédiatement.

Secundo, la Chine presse et insiste auprès de toutes les parties concernées syriennes pour qu'elles cessent immédiatement et totalement tout actes d'hostilité et de violence, car ce ne serait qu'après qu'elles auraient renoncé aux moyens de violence qu'il serait possible alors de diminuer véritablement le nombre de victimes parmi la population civile.

Tertio, la Chine préconise l'ouverture et le lancement sans retard de « dialogues politiques inconditionnels, tolérants et généreux ».

Quarto, la Chine espère que toutes les parties syriennes concernées puissent coopérer avec les autres pays arabes et avec la Ligue arabe afin de pouvoir régler les problèmes dans le cadre de la Ligue arabe et en « employant des moyens politiques et pacifiques ». L'usage de son droit de veto au Conseil de sécurité et à l'Assemblée générale de l'ONU ne signifie aucunement que la Chine nie et désavoue les efforts diplomatiques déployés par la Ligue arabe. Au contraire, elle appuie et soutient les idées et les opinions exprimées par le monde arabe au sujet de l'arrêt immédiat des hostilités et de la violence, de la protection effective de la population civile, de l'aide humanitaire ainsi que de la non-ingérence militaire venue de l'extérieur. Ce que la Chine s'oppose fermement dans le projet avancé par la Ligue arabe, c'est seulement le contenu qui pourrait être utilisé par l'Occident qui cherche tout prétexte possible pour déclencher une guerre contre la Syrie.

Quinto, la Chine insiste qu'il serait nécessaire de respecter et d'observer rigoureusement et strictement les principes de la Charte de l'Onu et des règles internationales et de s'opposer énergiquement à l'intervention armée pour s'ingérer dans les affaires intérieures de n'importe quel pays afin d'y réaliser le « changement du pouvoir gouvernemental », c'est pourquoi elle pense que la sanction ne contribue aucunement au règlement judicieux et approprié des problèmes.

La position chinoise repose totalement et complètement sur les intérêts fondamentaux des pays et des peuples arabes et cette position est à l'épreuve du temps. Dans le cas où les pays occidentaux continuent à accorder tout leur soutien à l'une des parties belligérantes, c'est-à-dire aux parties de l'opposition syrienne, cela pourrait contribuer au déclenchement d'une guerre civile de grande envergure et une intervention armée venue de l'extérieur serait inévitable. Une fois que cette situation malheureuse et désastreuse se produit, qui en assumerait la responsabilité, l'opinion publique internationale en trancherait et l'histoire nous donnerait par la suite une réponse définitive.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Sélection du Renminribao du 17 février
L'essor des relations sino-africaines surprend l'Occident
Des centaines de millions yuans pour former des animateurs d'émissions ?
L'euro fête ses dix ans : quel choix faut-il faire ?