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Français>>ChineMise à jour 02.09.2011 09h15
La coopération sino-philippine dépend du règlement approprié de leurs différends maritimes (COMMENTAIRE)

Accompagné d'une délégation de plus de 250 entrepreneurs, le président philippin Benigno Aquino III va sans nul doute profiter de sa première visite d'Etat en Chine qu'il effectue actuellement pour tenter de stimuler la croissance économique des Philippines en renforçant les relations commerciales avec la Chine.

Au cours des dix dernières années, le commerce entre la Chine et les Philippines s'est considérablement développé, la Chine passant au rang de troisième partenaire commercial des Philipines, avec un commerce bilatéral qui s'élevait à 27,7 milliards de dollars l'année dernière .

Cependant, pour que soient maintenus des liens stables et de qualité entre les deux pays asiatiques, ces liens doivent reposer non seulement sur des relations commerciales fortes, mais aussi sur l'engagement des deux parties à régler de manière appropriée leurs différends maritimes en mer de Chine méridionale.

La Chine a toujours clamé énergiquement et clairement sa souveraineté indiscutable sur ses îles situées en mer de Chine méridionale et les eaux environnantes, et elle a toujours dit que cela faisait partie des intérêts fondamentaux de la Chine. Cette position est basée sur des faits historiques clairs et indéniables.

Dans le même temps, Beijing souhaite adopter le principe qui consiste à laisser de côté les différends et à chercher un développpement commun, afin de créer des relations de bon voisinage amicales, sûres et prospères avec les Philippines.

La Chine et tous les pays de l'ASEAN ont également mis au point la semaine dernière une série de lignes directrices pour mettre en application la Déclaration de 2002 sur la Conduite des parties de la mer de Chine méridionale.

Ces politiques n'auraient pas pu à elles seules permettre de maintenir la paix et la stabilité et régler les différends dans la région si les pays concernés n'avaient pas suivi la Chine dans sa franchise et sa volonté de mener des actions concrètes.

La Chine a demandé à plusieurs reprises aux Philippines de mettre fin aux actions dont la Chine considère qu'elles portent atteinte à sa souveraineté maritime et à ses intérêts en mer de Chine méridionale, et d'arrêter de tenir des propos irresponsables. Mais certains hommes politiques philippins semblent ne pas prendre au sérieux les demandes légitimes de la Chine.

Le mois dernier, un groupe de parlementaires philippins s'est rendu sur l'île chinoise de Zhongye Dao en mer de Chine méridionale et l'a revendiquée comme "territoire philippin".

En juin, la partie philipine a même déclaré que les expéditions scientifiques maritimes de la Chine dans ses propres eaux territoriales allaient à l'encontre de la soi-disante souveraineté des Philippines.

Le président Aquino a dit au cours d'une récente interview qu'il pensait qu'il n'était "dans l'intérêt d'aucune des parties d'entrer en conflit dans ces régions contestées". Mais lors de son discours sur l'état de la nation prononcé devant le Congres philippin fin juillet, il a déclaré que les Philippines étaient "prêtes à protéger" ce qui leur appartenait en mer de Chine méridionale.

Le seul moyen possible de régler les problèmes maritimes entre les deux pays est de mener des dialogues bilatéraux dans un esprit de confiance, et non pas de chercher à entraîner une partie tierce dans les querelles.

Alors que la reprise économique mondiale demeure fragile et que des perspectives de nouvelle récession se font jour, la Chine et les Philippines ont l'opportunité et la responsabilité de relever conjointement le défi actuel.

Le succès de leur coopération dépendra, dans une certaine mesure, de la capacité qu'auront ou non les deux pays asiatiques de traiter leurs différends de manière rationnelle et pragmatique.

Source: xinhua

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