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Français>>ChineMise à jour 08.06.2011 15h21
Tensions en Mer de Chine méridionale : un test grandeur réelle pour la Chine

Le Vietnam et les Philippines ont renforcé leurs forces maritimes en pompant le pétrole de la mer, en positionnant des troupes de manière stratégique et en utilisant les revenus du pétrole pour financer leurs forces militaires. Leur stratégie commune en Mer de Chine Méridionale est un grand défi pour le principe d'« extinction des disputes et de recherche d'un développement commun » affiché par la Chine.

Afin de maintenir la paix et la stabilité régionales en Mer de Chine Méridionale, la Chine et les Etats membres de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (dite ASEAN) ont signé la « Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine Méridionale en 2002. Cette déclaration met l'accent sur le règlement pacifique du conflit concernant la Mer de Chine Méridionale et énonce que les parties doivent s'abstenir de toute activité pouvant compliquer et aggraver ce conflit.

La Chine a respecté cette déclaration de la manière la plus stricte, marque d'un pays responsable. Mais d'autres pays signataires, bien qu'ayant indiqué qu'ils se plieraient aux principes de base de la déclaration, ont montré par leurs actes que ce n'était pas le cas.

La Déclaration dispose expressément qu'une solution pacifique doit être trouvée au conflit, mais les actions du Vietnam, des Philippines et d'autres pays ne font que le compliquer. Quasiment, en fait, la Déclaration n'a pas pu empêcher des pays comme le Vietnam et les Philippines d'entreprendre des actions qui ne sauraient conduire au règlement pacifique de ce conflit. De fait, certains pays l'utilisent comme un « parapluie » pour masquer leur pillage de la Mer de Chine Méridionale et briser le « consensus » sur le conflit.

Au début, le conflit de la Mer de Chine Méridionale n'avait été amené devant aucune organisation internationale ou régionale. Mais après la formation de l'ASEAN, le Vietnam, les Philippines et d'autres pays l'ont utilisé comme une plateforme politique régionale pour coordonner leurs positions afin de « parler d'une voix » et de gagner ainsi un avantage stratégique sur la Chine.

Les Philippines ont dit par plusieurs fois que le conflit n'était qu'un simple problème bilatéral entre la Chine et les Philippines, mais un problème multilatéral concernant les pays concernés de l'Asie du Sud-Est. Elles se même prononcées en faveur d'un règlement du problème par l'entremise de l'ASEAN, la Cour de Justice Internationale et le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Ne se contentant pas de pomper pétrole et gaz naturel de leur propre chef, le Vietnam, les Philippines et d'autres pays n'épargnent aucun effort pour inviter des sociétés multinationales à explorer et exploiter les ressources en Mer de Chine Méridionale. Ils essaient ainsi d'exercer davantage de pression politique sur la Chine en attirant dans le conflit les pays où se trouvent les multinationales.

La diversification de la structure des pouvoirs dans la région a compliqué plus encore le conflit de la Mer de Chine Méridionale. Puisque les Etats membres de l'ASEAN sont ses voisins géographiques, la Chine a fait du développement de ses relations avec eux une de ses priorités diplomatiques. Et de fait, les efforts de la Chine pour lancer une Zone de Libre-échange entre la Chine et l'ASEAN ont été couronnés de succès.

Mais c'est alors que les Etats-Unis sont entrés dans la danse pour contenir l'émergence de la Chine et maintenir leur hégémonie dans la Région Asie-Pacifique. Et comme de son côté le Japon attache une grande importance à développer des liens avec l'ASEAN pour maintenir son rôle important dans la région, il a déplacé son centre d'intérêt en matière d'investissement et de diplomatie vers la région.

L'ASEAN, pour sa part, souhaite trouver un point d'équilibre entre la Chine, les Etats-Unis et le Japon. Aussi, dans le conflit de la Mer de Chine Méridionale, la Chine, l'ASEAN et l'alliance Etats-Unis-Japon forment une structure de pouvoir pluraliste, où les relations entre deux parties quelles qu'elles soient se révèle compliquée.

Puisque le conflit implique un certain nombre de participants, dont les positions politiques, les objectifs, les tactiques et la sincérité pour chercher une solution sont assez différents, il est assez facile de trouver un accord stratégique mais très difficile de parvenir à un accord de réglement qui soit accepté par tous.

Pour la Chine, le conflit de la Mer de Chine Méridionale est un sujet d'une importance stratégique, et cela pour deux raisons.

D'abord, la Chine est un grand pays, mais ce n'est pas une grande puissance maritime. Bien que la zone économique exclusive de la Chine et son plateau continental soient étendus et que les côtes de son territoire et de ses îles soient très longues, en termes par tête, elles sont petites. Avec seulement quelques-unes des îles disputées qu'elle contrôle effectivement, la Chine manque de canaux reliant la mer à l'océan.

Enfin, faute de posséder une marine puissante et d'accorder une importance suffisante à ses intérêts maritimes, la Chine est dans une position défavorable. Pour devenir une puissance influente, la Chine doit se tranformer de « puissance continentale » à « puissance maritime ». Et le conflit de la Mer de Chine Méridionale est un test en grandeur réelle pour atteindre cet objectif.

Par essence, le conflit de la Mer de Chine Méridionale a des implications en matière de souveraineté et de ressources. La Chine insiste pour un règlement pacifique du conflit, mais les actions agressives de certains membres de l'ASEAN n'ont fait qu'aggraver les contradictions. Un conflit armé ne pourrait que porter atteinte au bon environnement diplomatique et aux opportuités stratégiques actuelles.

La Chine a toujours employé des méthodes amicales et tolérantes pour résoudre les conflits en matière de souveraineté territoriale. Sur le plan diplomatique, la Chine fait profil bas ; s'agissant des conflits territoriaux, elle « éteint les conflits et recherche un développement commun » ; quant à sa stratégie maritime, elle insiste sur une « défense au large ».

La Chine s'est toujours montrée sincère dans le développement de relations de bon voisinage, favorisant la coopération et recherchant le développement commun avec ses voisins. Elle s'est montrée très patiente et elle a fait preuve d'une retenue considérable dans sa gestion du problème de la Mer de Chine Méridionale. Mais certains pays n'ont cessé de défier ses intérêts.

Par conséquent, il est temps que la Chine adopte une approche complète au sujet du conflit de la Mer de Chine Méridionale et élabore un accord stratégique qui lui permettrait non seulement de protéger sa souveraineté territoriale, mais aussi de maintenir sa stratégie globale de développement pacifique. Elle devrait aussi se protéger contre le piège tendu par certains pays –utilisant le conflit de la Mer de Chine Méridionale- pour freiner son développement.

L'auteur est professeur à l'Ecole de Politique et d'Administration Publique à l'Université Océanique du Guangdong.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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