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Français>>ChineMise à jour 09.06.2010 10h01
La liberté d'expression sur internet est garantie en Chine

Le gouvernement chinois fait tout son possible pour assurer un équilibre entre un flux libre d'informations en ligne et la protection de la sécurité nationale et des intérêts publics, d'après le premier Livre Blanc sur l'Internet de la Chine, publié mardi.

Il « garantit la liberté de parole des citoyens sur internet, tout aussi bien que le droit du public à savoir, à participer, à être entendu, et à contrôler (le gouvernement), en accord avec la loi », dit le document.

« Internet a un rôle irremplaçable dans l'accélération du développement de l'économie nationale, et il continuera à avoir un impact sur le travail quotidien, l'éducation et les styles de vie », toujours d'après le Livre.

Il y avait 384 millions d'utilisateurs d'internet en Chine à la fin de 2009, soit environ 29% de la population. Le gouvernement s'est fixé l'objectif de faire monter ce chiffre à 45% dans les cinq années qui viennent, en mettant l'accent sur les zones rurales, où il y a un « fossé numérique ».

Il y a plus d'un million de forums et quelque 220 millions de bloggeurs, et plus des deux-tiers des internautes publient fréquemment des messages en ligne afin « d'exprimer pleinement leur opinion », d'après le document.

Les services en ligne nouvellement émergents, comme les blogs, les microblogs, le partage de vidéos et les service de réseautage social en ligne, se développent rapidement et offrent davantage de confort aux usagers, dit-il.

Le Livre insiste cependant sur le fait que le gouvernement ne peut ignorer la sécurité sur Internet.

« Protéger Internet de manière efficace est une partie importante de l'administration chinoise de l'Internet, et c'est une exigence indispensable à la protection de la sécurité de l'Etat et des intérêts publics », dit-il.

Le document de 31 pages ne donne pas d'exemples de contenus susceptibles d'être interdits, se contentant de dire que la loi chinoise interdit la diffusion de contenus visant à nuire au pouvoir de l'Etat, à saper l'unité nationale, à porter atteinte à l'honneur et aux intérêts nationaux, à inciter à la haine raciale et à la sécession, ainsi que d'autres choses comme la pornographie et le terrorisme.

« Le Livre Blanc permettra d'accroitre la transparence de la réglementation chinoise en matière d'Internet », dit Hu Yanping, directeur du Centre de données de l'internet en Chine, un fournisseur de données sur Internet indépendant.

Le document aborde aussi pour la première fois l'idée d'une « souveraineté numérique », afin d'expliquer les exigences gouvernementales, selon lesquelles les sociétés étrangères opérant dans le pays dans le secteur des technologies de l'information doivent respecter la loi chinoise.

« A l'intérieur du territoire chinois, Internet est sous la juridiction de la souveraineté chinoise », dit le document. « La souveraineté numérique de la Chine doit être respectée et protégée ».

« L'accent mis sur l'idée de souveraineté numérique témoigne de la résolution du gouvernement à développer l'industrie de l'Internet après le retrait de Google du continent chinois », dit Lu Benfu, professeur à l'Ecole Universitaire de l'Académie Chinoise des Sciences.

On se souvient que Google avait déménagé son service de recherches à Hong Kong en mars dernier après avoir accusé des pirates informatiques chinois d'avoir essayé de voler son codage logiciel et d'avoir piraté des comptes Gmail d'activistes des droits de l'homme, et avait déclaré qu'il cesserait de censurer ses résultats en ligne selon la loi chinoise.

Mais d'après le Livre Blanc, aucune organisation ou personne individuelle ne peut produire, reproduire, annoncer ou diffuser des informations pouvant être contraires aux principes fondamentaux fixés dans la Constitution, comme par exemple mettre en danger la sécurité de l'Etat, dévoiler des secrets d'Etat, ou mettre en danger l'unification nationale entre autres.

Cela peut expliquer pourquoi l'accès à certains sites de réseautage social en ligne étrangers fort connus, comme Facebook ou autres services en ligne, sont bloqués.

De plus, le Livre Blanc propose que la communauté internationale crée un organisme international pour la réglementation d'Internet et de ses ressources de base comme les noms de domaine ou les adresses IP, deux élements constitutifs clés d'Internet.

« La Chine apporte son soutien à la création d'une organisation administrative internationale de l'Internet, juste et faisant autorité, dans le cadre des Nations Unies et via des procédures démocratiques, à l'échelle mondiale », a dit enfin le Livre.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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Barcelone 10 juin 2010Que la Chine applique la liberté d' expression, je suis parfaitement...
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