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Français>>ChineMise à jour 19.05.2010 08h25
Où vont les relations sino-britanniques ?

Lorsque David Cameron, le leader du Parti conservateur, a passé le seuil du 10 Downing Street le 11 mai dernier, le premier gouvernement britannique de coalition depuis 1974 venait d'être mis en place.

La Chine et le Royaume-Uni ont connu plusieurs accrochages pendant le mandat de Gordon Brown. Outre des désacords sur les droits de l'Homme et sur le Darfour, les deux pays ont connu de violents différends sur la réduction des émissions carboniques et les barrières tarifaires.

Comment vont se dessiner les relations sino-britanniques, redéfinies par le nouveau gouvernement? Cherchera-t-il à s'affranchir du précédent cabinet ou travaillera-t-il dans la continuité de la politique de Brown ?

Du point de vue des partis politiques, les conservateurs et les libéraux-démocrates sont favorables à l'ouverture des marchés et au libre échange. Qui plus est, les conservateurs considèrent que le Royaume-Uni doit être plus indépendant à l'égard de l'Union européenne. On peut donc s'attendre à moins de querelles et de frictions entre les deux pays sur des dossiers économiques et commerciaux.

Par ailleurs, la politique du Parti travailliste est dans une large mesure influencée par les syndicats, qui se sont plaints de ce que le « dumping » des produits chinois aurait condamné l'industrie anglaise et ont poussé le gouvernement à appliquer des barrières tarifaires à l'encontre de la Chine.

Au contraire, le nouveau gouvernement de coalition qui est soutenu par la haute bourgeoisie, les entrepreneurs et les intellectuels, penche plus vraisemblablement pour des échanges économiques et commerciaux harmonieux et étroits avec la Chine.

Plus encore, contrairement aux travaillistes, les conservateurs sont moins enthousiastes sur la promotion de la conservation de l'énergie et la réduction des émissions carboniques. Ils feront passer les intérêts propres du Royaume-Uni avant ceux d'un « front uni » au sein de l'UE.

Par ailleurs, les conservateurs sont traditionnellement plus pragmatiques sur le dossier des droits de l'Homme, il faut donc espérer que le nouveau gouvernement n'entrera pas en conflit avec la Chine sur ce problème. Pour autant, du fait de leur attachement aux relations traditionnelles anglo-américaines, la politique étrangère des conservateurs pourrait s'incrire dans la lignées de celle des Etats-Unis. Il est vraisemblable que le nouveau gouvernement suivra la position des Etats-Unis, qui fait pression sur la Chine sur le dossier du nucléaire iranien et du taux de change du RMB.

Source: Chinadaily

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