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Français>>ChineMise à jour 23.02.2010 10h36
Israël cherche le soutien de la Chine sur le problème iranien

L'ambassade d'Israël à Beijing a confirmé le 22 février qu'Israël enverrait une délégation de haut niveau en Chine, une initiative que les médias israéliens interprètent comme une tentative de convaincre la Chine de soutenir des sanctions contre l'Iran.

Cependant, les experts chinois disent que cette visite ne changera pas la position de la Chine sur l'affaire. Des médias israéliens avaient rapporté le 22 février qu'une délégation israélienne de haut niveau viendrait à Beijing à la fin du mois pour discuter avec des hauts fonctionnaires chinois.

« En effet, une délégation israélienne de haut niveau se rendra en visite en Chine afin d'échanger des points de vue sur un certain nombre de problèmes d'intérêt mutuel, et parmi eux celui de l'Iran », a déclaré Guy Kivetz, porte-parole de l'ambassade d'Israël.

Israel National News (INN) a rapporté que c'est le gouverneur de la Banque d'Israël, Stanley Fischer, qui conduira la délégation : « Fischer est une personne repectée en Chine. Il a traité avec la Chine dans le passé quand il était à la Banque Mondiale et au Fonds Monétaire International ». A ses côtés figurera le ministre israélien des menaces stratégiques Moshe Ya'alon, qui sera « chargé des aspects de renseignements militaires de la visite », d'après INN.

Cette annonce est venue le 22 février à la suite de l'appel de Benjamin Nethaniahou pour un embargo immédiat sur le secteur de l'énergie iranien, disant que faute d'accord du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur cette proposition, celui-ci pourrait être contourné.

Le Premier Ministre israélien a déclaré que si le monde « est décidé à arrêter l'Iran, alors ce qu'il faut, ce ne sont pas des sanctions édulcorées, des sanctions modérées ... mais des sanctions efficaces, incisives, qui entravent les importations et exportations de pétrole en Iran ».

« Voilà ce qu'il faut faire maintenant. Cela ne suffira peut-être pas, mais rien d'autre ne peut convenir, et au moins nous pourrons dire que nous avons essayé. Et si ces mesures ne reçoivent pas l'aval du Conseil de Sécurité, alors elles devront être appliquées sans son accord, mais immédiatement ».

Parmi les cinq membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui ont le droit de veto, la Chine et la Russie se sont opposées à des sanctions contre l'Iran. Mais la Russie, ces derniers temps, a commencé à se montrer critique envers Téhéran.

Et en dépit de fortes pressions occidentales pour qu'elle en fasse de même, la Chine est restée sur sa ligne, celle du dialogue avec Téhéran. Un peu plus tôt ce mois, le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères, Ma Zhaoxu, avait en effet appelé à « plus d'efforts diplomatiques » pour résoudre la crise.

Ye Hailin, professeur en relations internationales à l'Académie Chinoise des Sciences Sociales, pense que la délégation israélienne aura bien du mal à faire changer la position de la Chine.

Car, dit-il, « De fait, jamais dans son histoire la Chine n'a imposé la moindre sanction à aucun pays ».

Et, s'agissant de l'Iran, dit-il, des sanctions, qui sont une méthode pour punir une partie en lui infligeant des pertes commerciales, n'ont aucun sens, car « Développer l'énergie nucléaire est une décision de l'Etat iranien, et cela n'est pas quantifiable en argent ».

« C'est aussi un problème de dignité nationale, d'intérêts nationaux, et d'honneur national, sujets sur lesquels l'Iran ne transigera pas », dit le professeur Ye. L'Iran n'a jamais déclaré posséder des armes nucléaires, et la communauté internationale n'a aucune preuve concrète qu'il en a, a-t-il ajouté. « Et bien que la façon dont Téhéran ignore les inquiétudes de la communauté internationale irrite beaucoup de gens, cela n'est pas pour autant une excuse pour imposer des sanctions », dit-il.

Et, a-t-il ajouté, des sanctions ne vont pas dans le sens des intérêts de la Chine. « Car en ce cas, je doute fort que les Etats-Unis en seraient reconnaissants à la Chine. Mais l'Iran détesterait alors la Chine et les pays en développement penseraient que la Chine n'a pas de principes ».

Le professeur Ye pense également qu'en dépit du récent changement de ton de Moscou sur l'affaire, il est encore trop tôt pour dire si la Russie approuvera ou non des sanctions.

Yin Gang, expert en études moyen-orientales à l'Académie chinoise des Sciences sociales, pense quant à lui que les Etats-Unis ne souffriraient guère de sanctions imposées à l'Iran, du fait de liens commerciaux faibles, « Mais pour la Chine, ce serait comme se tirer une balle dans le pied ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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