La Chine s'oppose aux sanctions américaines contre une compagnie chinoise qui, selon certains reportages, aurait soutenu un programme nucléaire d'Iran, a dit le ministère chinois des Affaires étrangères, jeudi 9 avril.
"Nous nous opposons fermement à ce que des départements américains utilisent leurs lois pour imposer des sanctions à une compagnie chinoise", a dit Jiang Yu, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Mme Jiang Yu a fait ces remarques, en réponse à une question sur la décision du ministère américain des Finances prise jeudi 9 avril. La décision insiste pour geler des actifs de la compagnie économique et commerciale LIMMT et lui interdire d'opérer aux Etats-Unis, parce qu'elle avait, selon la Trésorerie américaine, collaboré avec six compagnies iraniennes pour le transfert d'une technologie nucléaire de la Chine vers l'Iran.
La Chine applique des stricts contrôles sur l'exportation pour empêcher la prolifération nucléaire, a dit Mme Jiang.
La Chine encourage Téhéran à avoir des contacts avec des pays du monde pour parvenir à un règlement permanent du problème nucléaire iranien, a-t-elle dit.
Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont dit à Londres mercredi 8 avril qu'ils inviteraient Téhéran aux négociations afin d'apporter «une solution diplomatique» au problème nucléaire.
Cette invitation est largement considérée comme une mesure concrète dans le cadre de la nouvelle politique du Président américain Barack Obama sur le problème nucléaire iranien. Elle est en contraste frappant avec la politique de la précédente administration d'éviter les négociations directes avec Téhéran.
L'Iran a inauguré jeudi une nouvelle centrale de production d'uranium devant alimenter un réacteur nucléaire à eau lourde en projet. L'occident a peur que ce réacteur ne soit utilisé pour produire des armes nucléaires.
Le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé l'inauguration de la centrale au cours d'une cérémonie tenue dans la ville d'Isfahan. Cette centrale produira des tablettes d'oxyde d'uranium devant alimenter le réacteur à eau lourde dans le centre d'Iran, qui devrait être achevé en 2009 ou 2010.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne