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Mise à jour 12.11.2008 16h11
La voie intermédiaire du Dalai Lama: "l'indépendance tibétaine"déguisée

Le représentant du gouvernement central, qui a eu récemment des entretiens avec les envoyés privés du Dalai Lama à Beijing, a réfuté la soi-disant "voie intermédiaire" du Dalai Lama, au cours d'une conférence de presse tenue à Beijing, lundi 10 novembre.

Zhu Weiqun, vice-ministre du Département de Travail du Front Uni du Comité central du Parti communiste chinois, qui avait mené des entretiens avec les représentants privés du Dalai Lama, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, quand ils étaient à Beijing, du 31 octobre au 5 novembre, a exposé, lors de la conférence de presse de lundi, sa compréhension de la soi-disant "voie intermédiaire" du Dalai Lama.

Quand on lui a demandé ce que signifie la "voie intermédiaire" et pourquoi les autorités centrales ne peuvent pas l'accepter, au cours de la conférence de presse donnée par le Bureau d'Information du Conseil des Affaires d'Etat, Zhu Weiqun a dit que le Dalai Lama avait appris au monde que depuis la fin des années 1980, il s'était arrêté de chercher l'"indépendence tibétaine"et tourné vers une "voie intermédiaire".

En 1987, le Dalai Lama a fait un discours devant la Commission des Droits de l'Homme du Congrès américain, dans lequel il a lancé son "projet en 5 points pour la paix tibétaine"; en 1988, il a essayé de discourir au Parlement européen à Strasbourg, mais il n'a pu y parvenir. Il a obtenu seulement de haranguer dans la salle du Parlement, où il a lancé son"nouveau projet en 7 points". Dans ses deux discours, le Dalai Lama a fait sa déclaration sur la "voie intermédiaire", et les deux discours avec un "mémorandum"présenté au gouvernement central par ses réprésentants privés durant les récentes négoociations ont servi des explications les plus autoritaires de cette approche.

Selon M.Zhu, ces remarques et documents ont montré que la "voie intermédiaire"du Dalai Lama visent carrément à l'indépendance tibétaine.

M.Zhu a poursuivi, disant que le Dalai Lama n'accepte pas que le Tibet fait partie intégrante de la Chine depuis la Dynastie des Yuan (1271-1368). Le Dalai Lama maintient que le Tibet était un pays indépendent avant la libération par l'Armée populaire de Libération. Il continue à nier la souveraineté de la Chine sur le Tibet et recherche des raisons pour l'"independence tibétaine".

"Le Dala Lama complote d'établir la soi-disant "grande zone tibétaine" qui comprend non seulement le Tibet, mais aussi des parties du Qinghai, du Gansu, du Sichuan, du Yunnan et d'autres régions, couvrant presqu'un quart du territoire chinois. Il n'y a aucune justification historique pour la "grande zone tibétaine", et des régions situées en dehors du Tibet n'ont jamais été sous l'autorité tibétaine", a affirmé M.Zhu.

Le Dalai Lama tente également de nier et de renverser l'actuel système socialiste au Tibet sous le nom d'"un haut degré d'autonomie". "Pour lui, l'autonomie signigie que toutes les affaires civiles devront être gérées par les Tibétains et l'autorité de décisions devra être détenue par des Tibétains. Ce qu'il désire réellement est de rétablir un système de servage féodal théocratique, a déclaré m.Zhu au cours de la conférence de presse.

Le Dalai lama demande également le retrait de l'Armée populaire de Libération de la soi-disant "grande zone tibétaine". M.Zhu a dit: "Il n'y a aucun pays dans le monde qui puisse retirer ses troupes de son propre territoire. La Chine ne permettra jamais une"zone de paix internationale"dans son propre territoire. Sans forces armées, comment la Chine peut-elle défendre ses régions frontalières?"

Le Dalai Lama préconise également la délocalisation de ceux qui ne sont pas Tibétains de la "grande zone tibétaine". Dans son annonce, les Han vivant au Tibet doivent retourner en "Chine", et il a appelé à un arrêt d'immigration au Tibet. "Il est évident que le Dalai Lama désire de prendre le contrôle du Tibet. La discrimination raciale, la ségrégation raciale et l'élimination raciale sont inévitables, si cela arrive", a dit M.Zhu.

La Chine est un pays où les différents groupes ethniques vivent ensemble. Si les groupes ethniques en Chine demandent tous une région autonome dans laquelle seulement les personnes de leurs propres groupes peuvent vivre,le pays tout entier ne deviendrait-il pas un chaos", a-t-il dit.

C'est le 9ème round de négociations entre des officiels du gouvernement central et les envoyés privés du Dalai Lama depuis 2002 et le 3ème round de négociations de cette année.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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